Quantcast

En librairie

Samedi 4 juillet 6 04 /07 /Juil 01:54

 


« Un moment j’avais cru qu’il pouvait exister quelque chose comme l’idée de Nation qui soit aussi réel qu’un objet, mais j’avais tort. J’avais pas bien regardé cette petite fourmilière puante qu’est la Terre. Il y a des frontières, certes, mais elles ne servent qu’à faire gagner de l’argent aux dirigeants, parce qu’ils s’opposent toujours entre eux pour rire, et ils opposent l’intérieur et l’extérieur, et l’extérieur, c’est le Mal ; ils induisent donc tout le monde de l’intérieur à s’unir derrière eux contre le Mal. C’est comme ça qu’ils restent au pouvoir, les bœufs. »

Jean-Patrick Manchette, L’Affaire N’Gustro,
Série Noire, Gallimard, 1971.




Texte de la quatrième de couverture


Une vraie tête à claques, ce Butron. Méchant, prétentieux, naïf, paranoïaque et sadique sur les bords, il voulait tout et tout de suite et se prenait pour un pur. Il se mêla de politique et de complots, pour la rigolade, l’argent, la gloire, et N’Gustro, un leader du Tiers Monde, paya les pots cassés. Butron, floué par les Puissants, les Barbouzes, les Politicards, n’avait aucune chance de s’en tirer.
Il ne s’en tira pas.


http://www.jean-patrick-manchette.fr

 

Par shige - Publié dans : En librairie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 21 mai 4 21 /05 /Mai 06:11


Les vendredi 29, samedi 30 et dimanche 31 mai 2009 aura lieu un petit salon du livre politique au Lieu-dit (6, rue Sorbier, Paris XXe, métro : Ménilmontant) en présence des éditions Agone, L’Altiplano, Dilecta, L’Échappée, Ere, La fabrique, Libertalia, Le Passager clandestin, Les Prairies ordinaires, Raisons d’agir, Rue des cascades et Zones.


Au cours de ce salon auront également lieu trois projections:

Vendredi 29 à 20 h : des images de Gaza-strophe, le jour d’après (S. Abdallah, K. Mabrouk, 2009)

Samedi 30 à 20 h : des images de Jaffa mon amour (E. Sivan, 2009)

Dimanche 31 à 16 h : Chomsky et Cie (O. Azam, D. Mermet, 2008)

 

Un petit salon du livre politique
Les 29, 30 et 31 mai 2009
de 15h à 22h
Entrée libre
Renseignements au 01 40 33 26 29
ou sur http://www.lelieudit.com/



Par shige - Publié dans : En librairie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 22 mars 7 22 /03 /Mars 16:20


 

 Les Diggers de San Francisco

Révolution et contre-culture
à San-Francisco (1966-1968)

  

Par Alice Gaillard, L’Échappée, 2009.

 


Livre vendu avec un Dvd du documentaire Les Diggers de San Francisco d’Alice Gaillard et Céline Deransart (90 minutes, 1998).

 

Rencontre débat le mercredi 25 mars 2009 à 19 h 45

Projection en présence d’Alice Gaillard

Au CICP,  21ter, rue Voltaire, Paris XIe

 

« EVERYTHING IS FREE, do your own thing ».

 

Automne 1966, c’est avec ce mot d’ordre que les Diggers, un petit groupe de jeunes révoltés issus du théâtre, cherchent à radicaliser les enfants fleurs en train de converger vers San Francisco. Référence faite aux paysans anglais du XVIIe siècle menés par Gerrard Winstanley qui s’étaient appropriés des terres seigneuriales pour les cultiver en commun, les Diggers de San Francisco s’emparent du quartier de Haight Ashbury et y cultivent les graines d’une utopie en acte. Partisans du « théâtre guérilla », ils mettent en scène leur rêve d’une vie Libre et Gratuite, distribuent des repas, ouvrent des magasins gratuits, organisent de gigantesques fêtes…, et réclament la rue comme théâtre de leurs actions politiques critiques, subversives et festives.

Entrés dans la légende de la contre-culture avec le flamboyant roman autobiographique d’Emmett Grogan, Ringolevio, les Diggers ont traversé les années 1960 comme un de ces « orgasmes de l’histoire » qui jaillissent ça et là, aussi intense que court, et pour lequel il est autant question de révolution que de plaisir…

(Source : L’Échappée)

 

Je vous invite à vous rendre sur le site de cet excellent éditeur

http://www.lechappee.org/

 

J’ai vu le film il y a plusieurs années de cela et, dans mon souvenir, il est assez intéressant. La plupart des anciens du groupe avaient accepté de témoigner : on ne pouvait rêver mieux.

   

Par shige - Publié dans : En librairie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 8 mars 7 08 /03 /Mars 17:32

 


L’Ennemi du peuple

 Par Georges Darien

 

L’Âge d’Homme, coll. « Le Livre carabiné » dirigée par Noël Godin,
2009, 186 p. Préface de Jean-Pierre Bouyxou.

   

Admiré par Alfred Jarry, Alphonse Allais et plus tard par André Breton, Georges Darien est un auteur prisé des milieux libertaires. En plus de ses romans (Biribi), Darien est le pamphlétaire le plus virulent de cette fin de siècle. Il collabore à plusieurs revues anarchistes, parmi lesquelles L’Escarmouche, L’Ennemi du peuple et L’En dehors, où il côtoie Zo d’Axa.

Enfin réédité, voici le pamphlet le plus impitoyable jamais écrit sur la complexité crapoteuse agglutinant volontiers le maître et l’esclave dans nos sociétés « démocratiques » autoritaires-marchandes. Georges Darien, effectivement à la Belle Époque, dans son canard déchaîné L’Ennemi du Peuple, a jubilatoirement repris, développé et propulsé sur les masses asservies le célèbre mot de désordre cravachant de La Boétie : « Soyez résolus de ne servir plus et vous serez libres ! » (1574), auquel le bon vieux Carlyle donnera aussi de la stéréophonie : « Je vomis les classes dirigeantes et les classes dirigées me dégoûtent. »

En nos temps veules, loches, flaccides, le recueil d’articles imprécateurs rassemblés ici devrait toujours, et mieux que jamais, faire scandale.

  

« Les malheureux, en dépit de la chanson, ne sont pas malheureux malgré eux. Ils ne le sont que parce qu’ils le veulent bien. Ils ont eux-mêmes placé leurs cous sous le joug, et refusent de les retirer. Il est donc fort compréhensible qu’un certain nombre d’hommes n’éprouvent à leur endroit aucune compassion ; et qu’ils ressentent même de la colère et du dégoût pour tant de sottise et tant d’avilissement.

« Le Peuple a des Amis. Qu’il les garde ! Ils sont généralement dignes de lui. (...)

« Je ne comprends pas qu’on puisse être, à notre époque, l’ami du Peuple. L’abominable et tyrannique soumission populaire a pu avoir, jusqu’ici, des excuses : l’ignorance, l’impossibilité matérielle d’une lutte. Aujourd’hui, le Peuple sait ; il est armé. Il n’a plus d’excuses. Qu’est-ce que le Peuple ? C’est cette partie de l’espèce humaine qui n’est pas libre, pourrait l’être, et ne veut pas l’être ; qui vit opprimée, avec des douleurs imbéciles ; ou en opprimant, avec des joies idiotes ; et toujours respectueuse des conventions sociales. C’est la presque totalité des Pauvres et la presque totalité des Riches. C’est le troupeau des moutons et le troupeau des bergers. (...)

« La caractéristique du Peuple, de ses amis, c’est leur obstination à placer hors d’eux-mêmes, dans des formules creuses ou des rêves, leurs espoirs et les déterminantes de leurs tristes énergies. La caractéristique du Hors-Peuple, en contraste, doit être sa ferme résolution de placer en soi-même ses mobiles et ses désirs. »


 

Par shige - Publié dans : En librairie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 8 mars 7 08 /03 /Mars 09:27

 

 

Ni pardon ni talion

La question de l’impunité
dans les crimes contre l’humanité

 

Par Raoul Vaneigem. La Découverte, collection « Sur le vif », 110 p.

 

« Plus jamais ça ! » : tel était l’objectif de la définition du crime contre l’humanité, adoptée en 1945 pour sanctionner les criminels nazis.

Pourtant, depuis, massacres et génocides n’ont pas cessé. Et nous vivons dans un monde où le pouvoir réclame toujours plus de désordre pour imposer sa protection mafieuse, plus d’inhumanité pour donner du brillant au mensonge humanitaire. Dans ce monde, que peut signifier la justice ? C’est à ce paradoxe insupportable que Raoul Vaneigem s’attaque dans ce livre, en revisitant les fondements de la justice moderne.

Pour lui, tant que la liberté restera le produit idéologique du libre-échange, la justice se bornera à corriger l’homme, valeur marchande plus que valeur humaine. Car si le capitalisme et l’humanisme de façade ont rompu avec la loi du talion, le rôle de la justice se borne depuis à limiter les excès d’un système inhumain. Pour autant, le pardon n’est pas une alternative à la punition : loin de rendre les hommes meilleurs, il les endurcit dans l’idée de la fatalité et de la compassion.

Ni pardon ni talion : à la fois nécessaires et insuffisantes, les institutions judiciaires ne peuvent être que le point de départ d’une lutte plus vaste contre la barbarie universelle. Elle suppose un consensus sur les droits de l’être humain, patiemment obtenu par une éducation nouvelle et l’émergence d’un nouveau style de vie : agir localement avec une perspective globale, en solidarisant partout les forces vives des individus aspirant au bonheur.

Vaneigem ne raille pas les avancées de la justice, il plaide seulement pour que, poussées toujours plus avant, le progrès humain les rende obsolètes.

 

Par shige - Publié dans : En librairie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Recherche

Site à lire et à voir

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés