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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 08:19

 

C’est l’exceptionnelle concentration de galeries d’art en un même lieu qui a fait la réputation mondiale de Dashanzi. À l’origine, il s’agit d’une zone industrielle qui a peu à peu abandonné ses activités, mais pas entièrement. Les lieux désaffectés ont été transformés en espaces publics dédiés à l’art contemporain. Ce qui, compte tenu de la situation des artistes sous le régime communiste (censure, confiscation des œuvres, contraintes multiples), constitue un retournement spectaculaire.
 

798 intéresse les investisseurs. Des Espagnols, des Japonais ont commencé la construction de centres d’art. Le site est donc loin d’être figé : à l’image du reste de Pékin, il est à l’état de chantier permanent.
 

Dashanzi est tout sauf une nouvelle usine éphémère ou un quelconque squat d’artistes. Ici l’ordre règne et la logique est marchande.
 

Dans cette vaste étendue, quadrillée par des rues droites, les restaurants, cafés, salons de thé et les petites boutiques pullulent, au point de devenir très envahissants. Comme dans les hutongs (ruelles), on trouve des échoppes (qui ne payent pas de mine) pour proposer boissons, cigarettes et yogourts : chassez le naturel, il revient au galop.
 

Très couru, ce site peu ordinaire est apprécié des gens qui l’ont élu comme lieu de promenade. On s’y rend comme on flâne autour du lac de Beihai, pour sortir sa fiancée, traîner avec son meilleur ami, promener son unique enfant et surtout prendre un maximum de photographies.
 

Ce qu’il y a de plus original, c’est cette double occupation de l’espace. Aux côtés des galeries et des boutiques, survit le travail en usine : hautes cheminées, réseau très dense de tuyauterie. Des jets de vapeur intempestifs viennent surprendre le promeneur. L’architecture industrielle se mêle à celle qui réhabilite le patrimoine industriel. L’activité ouvrière côtoie l’activité touristique.
 

C’est dans cette rencontre parfois surprenante que réside l’intérêt d’un déplacement au delà du quatrième périphérique – comme disent, avec une pointe de mépris, les habitants du centre-ville, dont je fais partie. C’est un laboratoire passionnant pour qui éprouve de l’intérêt pour l’architecture. 



 



































Photos prises le 9 novembre 2008.

À suivre : Dashanzi 798 Art Zone (II). L’espace, seconde partie.

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Published by shige - dans Chine
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