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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 05:23

 

 

 

Je relaie avec mes plus vifs encouragements l’appel pour cette journée d’étude que co-organise Maxime au printemps prochain.

 

« L’histoire des avant-gardes par
les avant-gardes, même »

Journée d’étude, le 8 juin 2011
Institut National d’Histoire de l’Art, Salle Vasari

 

S’il fallait chercher un concept pour définir un mouvement d’avant-garde au XXe siècle, celui de totalité serait, semble-t-il, bien adapté. Qu’il soit question du Futurisme, de Dada, du surréalisme, de Cobra ou encore de l’Internationale situationniste, ces groupes s’attachent à redéfinir tous les domaines de la pensée et de la sensibilité.

La production artistique est souvent confirmée ou accompagnée de discours ou théories ; en attestent les revues d’avant-garde, témoins d’une réflexion cohérente qui font la jointure entre  textes, images, mises en œuvre typographiques, reproductions de faits-divers, et penseurs méconnus révélés au public.

L’histoire fait partie de l’aspiration à la totalité propre aux avant-gardes. Mais la fabrication de l’histoire, de leur propre histoire, se heurte à de nombreuses résistances menées souvent par les membres des mouvements en particulier vis-à-vis des historiens assimilés à des fossoyeurs, accusés d’écraser la force vive et révolutionnaire du mouvement. Cependant, les membres des avant-gardes sont souvent les premiers à écrire l’histoire de leur mouvement, ou même à en faire un mythe. C’est précisément cet aspect qui nous occupera pendant cette journée.

Ce qui nous intéresse ici c’est l’acte qu’opèrent certains membres de ces mouvements d’avant-garde : dans ce geste qui consiste à produire la propre histoire du mouvement sous différentes formes (textes, photographies, peintures) se joue une action, à nos yeux, capitale. En somme, la position de ses membres est celle de se faire historien de l’histoire qui est en train se jouer.

Selon quels processus les membres de groupes d’avant-gardes se font eux-mêmes historiens de leurs propres mouvements ? Quelle est leur place dans l’historiographie des avant-gardes ? Comment écrivent-ils l’histoire de leurs propres mouvements ? Quels rapports entretiennent-ils avec des historiens et historiens de l’art ?

Voilà les principales questions que nous voudrions aborder lors de notre journée d’étude en nous intéressant particulièrement à Dada, au surréalisme, à Cobra et à l’Internationale situationniste. 

Les appels à contribution (300 mots environ, format Word, titre provisoire ainsi qu’une brève présentation de l’auteur) doivent être envoyés avant le 31 mars 2010 à Maxime Morel :  maxime.morel@malix.univ-paris1.fr et à Josiane Septembre Gervais-Tiberghien : j.gervais-t@hotmail.fr

 

VVV-1944.jpg

 

Illustration : couverture du quatrième et dernier numéro de la revue VVV, dirigée par André Breton et publiée à New York entre 1942 et 1944.

 

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Published by shige - dans Avant-garde
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