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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 23:47

 

 

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Dans le cadre de l’exposition qui vient de s’achever « Chroniques de l’éphémère, Le livre de fête dans la collection Jacques Doucet », la Bibliothèque de l’INHA avait publié et offert un petit catalogue ; une des plus belles pièces présentées alors, qui célèbre deux des évènements artistiques majeurs du début du règne de Louis XIV, a fait l’objet d’une édition à part. Le Ballet des singes et des autruches est un livre superbement illustré (il y a de gravures des décors à tomber à la renverse !) et relativement peu onéreux. Je reproduis quelques-unes de ses planches dont l’explication est donnée dans le texte de présentation de l’éditeur ci-dessous.

 

Autruches3.jpgAutruches1.jpgAutruches2Indiens-et-perroquets1.jpgIndiens-et-perroquets3.jpgIndiens-et-perroquets2.jpg

 

Le 14 décembre 1645, Louis XIV, tout juste âgé de sept ans, assiste à la représentation du premier opéra joué en France, La Finta Pazza (« la folle feinte ») de Francesco Sacrati. L’enfant se fascine pour les ballets de singes, d’autruches, d’ours, d’indiens et de perroquets qui rythment les intermèdes. On peut même supposer qu’il colorie, avec une maladroite application, la suite de gravures qu’en tire, pour commémorer ces chorégraphies, Valerio Spada.

Une dizaine d’années plus tard, le jeune vainqueur de la Fronde danse devant sa cour les ballets d’un autre opéra, Les Noces de Thétis et Pélée. Il s’y grime en Apollon, en dryade, en élève de Chiron, en courtisan et en allégorie de la Guerre.

Dans leur contingence apparente, ces deux événements se recoupent en plusieurs points : outre d’impliquer la figure du roi et sa passion du spectacle, d’appartenir l’un et l’autre aux premières décennies d’une nouvelle forme d’art, ils furent l’objet de scénographies stupéfiantes, dues au même « Grand Magicien », virtuose des nues, des métamorphoses, des perspectives confondantes, des changements à vue : Giacomo Torelli. Ils représentent la Merveille Baroque à son apogée. 

L’album de La Finta Pazza est aujourd’hui l’un des joyaux du Fonds Jacques Doucet, conservés à l’Institut national d’histoire de l’art, et il est ici reproduit pour la première fois en fac-similé dans sa totalité. Il est complété d’un choix de planches représentant les décors de Torelli pour Les Noces de Thétis et Pélée.


Le Ballet des singes et des autruches, Paris, Le Promeneur, 2010, 20x25, 80 p., 20 euros. Le fac-similé est accompagné d’un texte de Philippe Beaussant et d’une note de Marie Baudière.

 

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Published by shige - dans En librairie
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