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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 16:09

 

 

 Pour Tristane

 

Braudel-1.jpg

 

Il y a des auteurs qui vous poursuivent toute une vie durant, Fernand Braudel est incontestablement de ceux-là. Parmi ses écrits, j’éprouve un attachement particulier pour un livre d’une taille modeste (à l’inverse de sa production, généralement massive), La Dynamique du capitalisme, qui reprend une série de conférences tenues en 1976 à l’Université John Hopkins aux États-Unis ; il s’agissait de présenter les grandes lignes des trois volumes de sa monumentale Civilisation matérielle, économie et capitalisme, ensemble que je me réserve pour des jours meilleurs, comme on dit. Ce qui impressionne, c’est qu’en seulement 120 pages, on puisse livrer les contours d’un phénomène aussi complexe que celui du capitalisme. J’aime plus encore le fait que Braudel juge le capitalisme et le condamne sans ambiguïté.

 

« J’ai choisi, pour ma part, les équilibres et les déséquilibres profonds du long terme. Ce qui me paraît primordial dans l’économie pré-industrielle, en effet, c’est la coexistence de rigidités, inerties et pesanteurs d’une économie encore élémentaire avec les mouvements limités et minoritaires, mais vifs, mais puissants, d’une croissance moderne. D’un côté des paysans dans leurs villages qui vivent de façon presque autonome, quasi en autarcie ; de l’autre, une économie de marché et un capitalisme en expansion, qui font tache d’huile, fabriquent peu à peu, préfigurent déjà le monde même où nous vivons. »

 

Fernand Braudel, La Dynamique du capitalisme, Paris, Flammarion, coll. « Champs-Flammarion », 1988, 126 p. (Première édition : Paris, Arthaud, 1985.)

 

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