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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 11:02

 

 

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« Paul-Léon Gérôme (1824-1904),
L’histoire en spectacle »

Musée d’Orsay jusqu’au 23 janvier 2011

 

L’initiative de cette exposition n’est pas exempte d’un certain sens de la provocation – ou d’un ridicule bien assumé. Car vouloir évaluer ou réévaluer la place des peintres académiques dans l’art du XIXe siècle, c’est un peu comme tenter une comparaison dans le domaine de la musique populaire entre Luis Mariano d’un côté et les Beatles ou John Coltrane de l’autre. J’exagère à peine.

Champions en leur temps des commandes publiques et du bon gros goût bourgeois, ceux que l’on qualifie de pompiers sont tombés au fil des décennies dans une rare indifférence. Sans le travail des musées, bien obligé de gérer ces encombrantes collections, à l’instar d’Orsay qui leur a toujours fait une place de choix, il ne fait pas de doute que les anti-modernistes auraient sombré dans un oubli définitif. Au XXe siècle, il n’y a eu que Dalí pour défendre Bouguereau.

Il faut rappeler que pendant que Gérôme et ses coreligionnaires triomphaient, les artistes les plus avancés crevaient littéralement de faim ; Jean Renoir le raconte très bien dans Pierre-Auguste Renoir, mon père (1962). Le grotesque Gérôme fut d’ailleurs le plus acharné des ennemis de l’impressionnisme, qualifiant le mouvement en 1900 de « déshonneur de l’art français ».

 

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