Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 20:40

 

 

 

Star-aff.jpg

 

Starship Troopers

Paul Verhoeven, États-Unis, 1997

 

À la sortie du film, Verhoeven, dont c’est le chef-d’œuvre, s’est fait traiter de fasciste par la critique américaine ! S’il y a un public au monde qui ne pouvait pas comprendre cette œuvre ou plutôt ne voulait pas la comprendre, c’est bien celui des États-Unis. Il y a deux ans, j’en ai parlé avec un ami américain et lorsque je lui ai livré ma lecture du film, il m’a regardé avec de grands yeux tout ronds : j’ai senti une incompréhension totale.

 

Star-img1.jpgStar-img2.jpg

 

Comme Godzilla (Ishiro Honda, 1954) ne parle que de Hiroshima et du péril nucléaire, la dimension science-fictionnelle (une lutte interplanétaire) n’est ici qu’un prétexte pour dépeindre l’armée américaine pendant la guerre du Golf. Film de troufions, Starship Troopers montre le quotidien de militaires très avancés dans la débilité et l’infantilisme. Le racisme, un patriotisme exacerbé, le fascisme qui sous-tend chacun de leurs discours (quand ce ne sont pas les uniformes qui rappellent ceux de la SS) sont les autres caractéristiques de cette armée.

 

Star-Federal1.jpg

 

La dimension politique du film n’apparaît jamais plus clairement que dans les fausses séquences télévisées (Federal Network, c’est CNN couvrant la guerre du Golf avec son jingle et ses visuels). Comme dans Robocop, l’histoire est ponctuée de programmes télévisés sur la guerre en cours, c’est-à-dire de propagande. Le discours médiatique n’est pas plus épargné que celui des militaires, l’absence de distance et de sens critique y sont violemment pris à parti.

Démoralisant au possible, Starship Troopers est l’anti-Top Gun absolu.

Bandes-annonces : Starship Troopers (vostfr).

J’ai parcouru un article de Florian Betrencourt qui avance un point de vue assez similaire au mien, vous pouvez le consulter, il a fait plus d’effort d’écriture que moi. Je lui ai volé au passage quelques images.

Sur quelques films d’anticipation et de science-fiction (3)

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

anarchix 30/04/2011 10:50



Ce film est adapté d'un roman de Robert Heinlein, dont la lecture des autres ouvrages est hautement recommandable. Au-delà du contexte de la guerre du Golfe, il démonte lé rhétorique guerrière
d'une manière générale, et la manière dont le rêve américain dont il est issu (l'impérialisme) broie sa jeunesse tout autant que les populations étrangères en particulier.



Yvan WEST LAURENCE 29/04/2011 13:32



Shige, ce que tu as écrit, et décrit, là me rappelle bien des souvenirs...


 


Oserais-je cependant te proposer quelques titres supplémentaires, à présenter, ou à découvrir ?


Le Survivant, avec Charlton Eston, qui correspond à l'adaptation de I am Legend, qu'on a vu dernièrement dans le semi échec avec Will Smith, et qui pourrait correspondre aux premisses du
"Survival horror" sur les thèmes de la solitude, de la rédemption, de la folie aussi...


http://sites.estvideo.net/rakham/survivant.php


Le Monde, La chair, Le diable, encore une histoire de survivant, l'humanité a disparu, et celui qui pense être l'unique survivant, un noir, découvre ce qui est peut être la dernière femme au
monde, dans les ruines de la ville, une blanche... Etrangement, c'est ce dernier qui se refuse à elle, coincé dans le passé, les images d'archive, à s'accrocher à de vieilles valeur qui,
pourtant, en 1959, devaient être liberticide. Les choses se compliquent quand un autre survivant, blanc, fait son apparition...


http://www.cinepresscontact.com/?/Films/Archives/Le-monde-la-chair-et-le-diable


Un film de SF post apocalyptique avec Yul Brynner tu prends ? New York ne répond plus alias The ultimate warrior, Yul, torse poil, chauve tel qu'on l'aime, s'expose et se vend à qui veut
l'engager dans les ruines de la ville. Les survivants se sont enfermé dans des cours, des patés de maison, et forment des communautés autonomes régulièrement attaquées par des pillards sans
scrupules. On est vraiment pas loin du sujet de Mad Max, les voitures en moins...


http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=36011.html


Et puis qu'on parle de New York, un peu de John Carpenter avec New York 1997 tu dois connaître ? New York transformé en prison pour les pires brigands du monde, les prisonniers survivent façon
Mad Max, et au milieu de tout ça un président perdu, emprisonné, après la chute de son avion au milieu de cet enfer. Son seul esport, Snake DRisken, barroudeur mercenaire caractériel qui se pose
là bas en planeur sur le world trade center. Toujours adoré ce film, avec The Thing, qui a aussi marqué mon adolescence.


http://fr.wikipedia.org/wiki/New_York_1997


Et que serait un laius de ma part sans un peu d'Animation japonaise qui sort du lot ?


Si tu peux le trouver, je te conseille Kaze no na wa Amnesia, un vent nommé Amnésie, qui a du sortir chez Manga vidéo (Pathé) y'a quelques années sous le titre anglais The Wind of amnesia.Un vent
étrange a soufflé sur terre éliminant tous les souvenirs des humains, provoquant le chaos et un retour à Zéro chez tout le monde. Un de ces êtres livrés à lui même, en quête de nourriture, va
instinctivement venir en aide à un jeune garçon en chaise roulante. Ce dernier n'a perdu aucune de ses capacités car il est lié à un super ordinateur, et il va faire en sortir de procurer, avec
une machine, les connaissances de base à son compagnon d'infortune. Il partira plus tard à travers les USA pour observer ce qui se produit chez les survivants, dans les ruines d'une humanité dont
les reliefs technologiques pourraient bien être le seul vrai danger à l'horizon. Une fable SF de haute volé que j'ai beaucoup aimé, genre Twilight Zone avec plusieurs morceaux qui auraient pu
être des épisodes TV. A découvrir, donc...


http://en.wikipedia.org/wiki/A_Wind_Named_Amnesia


 


Amitié


 


Yvan



Présentation

Recherche

Archives