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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 17:02

 

 

 

Summer-Wars-japonais.jpg

 

Très bonne surprise en découvrant le dernier film de Mamoru Hosoda, Summer Wars sorti sur les écrans français il y a tout juste une année. Cette romance entre deux adolescents a pour fond la perturbation que crée l’intrusion d’un virus dans un réseau social qui existe à l’échelle mondiale, Oz.

Si l’idylle lycéenne prend pour cadre une grande maison de campagne traditionnelle, héritage direct des visions pastorales de Miyazaki (Mon voisin Totoro, Princesse Mononoké, Le Voyage de Chihiro), le monde virtuel d’Oz s’inspire de l’univers de l’artiste Takashi Murakami. Un des intérêts du film se trouve dans cette constante oscillation entre deux mondes et deux esthétiques.

 

SWars-anglais.jpg

L’autre point intéressant est l’invention d’Oz, sorte de Facebook puissance cent qui intègrerait tous les paramètres de la vie sociale et économique, et d’imaginer ce que seraient les conséquences de son arrêt en sachant que toute l’organisation de la vie quotidienne semble en dépendre. Il y a un léger vertige à concevoir cet assujettissement et le film, sans verser dans le drame ni la critique (ce n’est pas le Discours de la servitude volontaire), élabore un scénario possible. Oz donne en tous les cas l’occasion d’un dialogue entre le dessin animé et l’art contemporain – avec, il est vrai, un artiste qui fonde essentiellement sa démarche sur le manga – preuve supplémentaire de la maturité de l’animation japonaise qui semble avancer seule en tête.

Les cinq premières minutes de Summer Wars sont visibles ici. C’est en japonais non sous-titré, cela n’a pas d’importance, je donne le lien pour les images qui montrent les deux esthétiques que j’évoquais.

En dehors des œuvres multiformes de Takashi Murakami à découvrir sur Google, on peut voir plusieurs de ses courts-métrages (clips musicaux et publicitaires) sur YouTube : Kanye West, Superflat Monogram, Kaikai&Kiki et Superflat First Love. Hosoda qui a collaboré à Superflat Monogram – sans toutefois être mentionné au générique – n’a d’ailleurs jamais fait mystère de son admiration pour Murakami.

Sur quelques films d’anticipation et de science-fiction (5)

 

Murakami-Parade1.jpgMurakami-3.jpgMurakami-2.jpg

Gonflé à l’hélium et pensé sous acide : Kaikai Kiki par Takashi Murakami
lors d’une parade dans les rues de New York en 2010

 

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Published by shige - dans Japon
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