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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 14:27

 

 

  Robida Téléphonoscope17

 

Il y a une triple actualité autour de l’écrivain, caricaturiste et illustrateur Albert Robida (1848-1926), l’un des pères de l’anticipation en France. La bibliothèque de la Cité des sciences et de l’industrie à Paris présente une exposition qui s’achève le 30 janvier 2011. Côté publication, le dix-septième numéro de Le Téléphonoscope, le bulletin des amis d’Albert Robida est disponible depuis novembre dernier et le musée Antoine Vivenel, à Compiègne, sort un livre abondamment illustré, De jadis à demain, Voyage dans l’œuvre d’Albert Robida.

 

De Jadis à demain

 

Présentation de la bibliothèque de la Cité des sciences et de l’industrie :

Albert Robida naît le 14 mai 1848 à Compiègne. Fils de menuisier, il entre dans l’étude d’un notaire – emploi très ennuyeux où il cultive l’art de la caricature. Muni de quelques recommandations, il tente sa chance à Paris où il débute comme dessinateur au Journal amusant en 1866. En moins d’un an, il collabore à d’autres journaux parisiens où sa fibre satirique fait merveille.

Lors du siège de Paris en 1870 puis de la Commune, Albert Robida témoigne dans ses croquis de ces événements dramatiques. Il poursuit sous la IIIe République son activité de chroniqueur de La Vie Parisienne, où la femme moderne est un de ses thèmes de prédilection. Un mariage en 1876, avec Cécile Noiret, scelle sa vie à Paris. Il n’en demeure pas moins un voyageur passionné, féru d’histoire, et parcourt toute l’Europe. Inspiré par Jules Verne qu’il parodie avec brio, il publie en 1879 les Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul.

En 1880, Albert Robida fonde sa revue, La Caricature, dont il est le rédacteur en chef. Parallèlement à son activité journalistique, qui prend pour cible l’actualité sociale et ses contemporains, il écrit une fameuse trilogie d’anticipation richement illustrée : Le Vingtième Siècle, La Guerre au vingtième siècle, La Vie électrique. À la fin du XIXe siècle, Robida se passionne pour le patrimoine historique de Paris ; il est l’artisan du « Vieux Paris » lors de l’Exposition universelle de 1900.

Au cours de la première guerre mondiale, il est durement touché par la mort de l’un de ses fils. Son œuvre prend alors une inflexion plus sombre dans L’Ingénieur Von Satanas, où il met en évidence la puissance destructrice du progrès technique asservi à la guerre. Auteur et dessinateur inlassable jusqu’à la fin de sa vie, il meurt à Neuilly-sur-Seine en 1926.

 

ALBERT ROBIDA

 

Une couverture de Robida figure ici. Le site de l’exposition est ici, celui des amis d’Albert Robida est .
Je signale enfin que plusieurs ouvrages de Robida sont disponibles en téléchargement sur Gallica.

 

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