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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 23:22

 

 

 

Pour Anne S.

 

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Albert Libertad, Articles choisis, Édition du Groupe « Libertad » de la Fédération anarchiste, Paris, 1983, 62 p., 13,3x21. Illustration de couverture (non mentionnée) : Flavio Costantini.

 

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 14:00

 

 

 

OccuponslaDéfense4Nov

 

Bien que récusant totalement les termes d’indigné et d’indignation (on est révolté, un point Tsé-Toung), je suis et me rends autant que possible aux manifestations du « mouvement ». Le site est ici.

 

 

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 21:32

 

 

 

ai_wei_wei_01_brooklyn.jpg

 

Dans le cadre du Berliner Festspiele

« Ai Weiwei à New York – Photographies 1983–1993 »

Au Martin-Gropius-Bau jusqu’au 18 mars 2012

 

Présentation du lieu d’exposition :

Une première en Allemagne : le Martin-Gropius-Bau présente plus de 220 photographies datant des années où l’artiste chinois Ai Weiwei a vécu à New York (1983–1993). L’artiste est son propre commissaire d’exposition. Ai a réalisé plus de 10 000 clichés durant son séjour new-yorkais. Cette longue résidence aux États-Unis a indélébilement marqué le style et le parcours artistiques du jeune artiste, né en 1957. Ai Weiwei n’est rentré en Chine que lorsque son père – Ai Qing, écrivain illustre en Chine dont tous les enfants apprennent les poèmes à l’école – était à l’article de mort.

Aujourd’hui Ai Weiwei est l’artiste chinois contemporain le plus célèbre au monde. À New York, il s’était lié d’amitié avec Allen Ginsberg. De nombreux artistes connus en Chine de nos jours lui ont rendu visite à New York. Ai les photographiait. Il y a aussi découvert les œuvres de Joseph Beuys, dont on retrouve l’idée de la plastique sociale dans son œuvre actuelle. Les prises de vue d’Ai Weiwei documentent aussi à partir de sa propre perspective l’histoire et l’atmosphère si spécifiquement libérale de New York dans les années 1980.

Ai Weiwei était encore inconnu à cette époque à New York. Il vivait dans un minuscule appartement dans East Village. Il était un membre actif de la communauté des artistes et intellectuels chinois sur la scène avant-gardiste du quartier alors en pleine croissance. Avec son appareil, il fixait sur la pellicule sa vie, sa création artistique, son environnement, ainsi que l’ambiance et les événements de cette époque. Il en a résulté des photographies uniques – des documents d’une époque palpitante sur le plan artistique et politique, perçue par les yeux d’un artiste chinois. On identifie clairement dans ses photos les balbutiements de l’art conceptuel d’Ai Weiwei. Les motifs de ses clichés sont aussi hétéroclites que la vie new-yorkaise : des photos des combats de rue au parc Tompkins-Square, de travestis au festival Wigstock, des portraits d’artistes, d’intellectuels et d’amis américains ou chinois. La scène artistique du New York des années 1980 était tout à la fois variée, passionnante et inspirante. C’est aussi ce qui transparaît dans l’exposition.

Ai Weiwei a lui-même procédé au choix des photographies, qui composent une installation singulière retraçant aussi les expériences personnelles, les pensées et les impressions de l’artiste Ai Weiwei.

 

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Ai Weiwei est né en Chine en 1957. Il est le fils de l’écrivain Ai Qing qui tombe en disgrâce en 1958, année où le gouvernement communiste l’envoie en exil dans le Xinjiang. Ai y voit les humiliations infligées à son père dans cette province située à 3 000 km de Pékin. En 1978, enfin, le père et le fils sont autorisés à retourner dans la capitale. Ai s’inscrit cette même année à l’Académie de cinéma de Pékin, où il étudie avec les grands réalisateurs contemporains que sont Chen Kaige et Zhang Yimou. En 1979, il fonde avec d’autres le groupe d’artistes avant-gardiste « Les Étoiles », qui rejette l’art étatique officiel de cette époque de réformes. Ai s’implique également dans le célèbre « mur de la démocratie » qui surgit en plein cœur de Pékin en 1978. Sur des affiches murales, Wei Jingsheng, alors âgé de 28 ans et qui vit désormais en exil aux États-Unis, y réclamait une « cinquième modernisation » – plus de démocratie et de libertés individuelles. Le « mur » fut toutefois interdit dès la fin 1979, car le parti communiste redoutait de perdre son pouvoir monopolistique. Wei fut condamné à 15 ans de prison. Il fallut que les États-Unis fassent pression pour qu’on l’autorise à s’exiler en 1997. Entre 1981 et 1993, Ai Weiwei vit aux États-Unis et étudie à la Parsons School of Design à New York. Il rentre à Pékin en 1993, où il vit depuis. Ai n’a jamais renoncé aux prises de positions critiques de ses jeunes années. Lorsque Liu Xiaobo – condamné à onze années de prison en 2009 au motif qu’il a de nouveau réclamé plus de démocratie et de libertés individuelles dans la Charte 08 – reçut le prix Nobel de la paix en 2010, Ai, qui connaissait Liu, fit l’éloge de cette décision courageuse qui encourageait tous les Chinois engagés dans la lutte pour les droits de l’homme fondamentaux.

Ai a toujours considéré son art comme politique : art conceptuel, performance, photographie – la palette de ses formes d’expression artistique a contribué à en faire l’artiste le plus important de Chine. Duchamp, le dadaïsme, la plastique sociale et Andy Warhol l’ont influencé. Son blog est devenu un livre à succès en Europe et sur le continent américain. Ses expositions aux États-Unis, en Europe et en Asie sont légendaires. Il est devenu populaire en Allemagne avec sa participation à la Documenta 12 en 2007. De multiples grands musées du monde possèdent ses œuvres : la Tate Modern à Londres, le Museum of Modern Art à New York, les Staatlichen Museen zu Berlin, des musées de San Francisco et de Los Angeles.

Lorsqu’en avril 2011 Ai Weiwei est arrêté à l’aéroport de Pékin pour activités artistiques subversives, puis tenu au secret dans une prison inconnue pendant 80 jours, un cri de protestation s’éleva dans la scène artistique. Une liste de soutien organisée par le musée Guggenheim de New York réunit 140 000 signatures. L’appel « Liberté pour Ai Weiwei », initié par Alexander Ochs et des amis, a été signé en Allemagne par plus de 4 000 personnes, dont Günter Grass, Durs Grünbein, Rosemarie Trockel, Norbert Bisky, Tobias Rehberger et de multiples autres écrivains, artistes, collaborateurs de musée. L’Akademie der Künste (Académie des beaux-arts) de Berlin l’élit comme membre. Des artistes renommés tels que Daniel Buren, Olafur Eliasson, Luc Tuymans et Anish Kapoor s’engagent pour obtenir sa libération. Depuis, Ai Weiwei a été autorisé à vivre dans son studio de Pékin mais il a interdiction de parler à la presse et de quitter la ville. Ai Weiwei n’est toujours pas libre. Pour reprendre le commentaire récent de Wei Jingsheng dans le New York Times sur la situation des artistes en Chine : en Chine règne toujours non pas la loi mais l’arbitraire du pouvoir étatique.

 

Organisateurs :

Berliner Festspiele. En partenariat avec le Three Shadows Photography Art Centre (Pékin) et le Chambers Fine Art (New York). Avec le soutien amical d’Alexander Ochs Galleries BerlinIBeijing.
L’exposition a été présentée du 29 juin au 14 août 2011 à l’Asia Society Museum (New York).
Commissaire : Ai Weiwei.

 

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Cette présentation vient d’ici et .

 

De haut en bas : Ai Weiwei (Williamsburg, Brooklyn, 1983), Chen Kaige (Lower Eastside, 1986), Ai Dan et Ai Weiwei (1987), Zhao Fei, Alaifu et Zhang Baoqi (CBGB Club, 1993), Bill Clinton (New York, 1992), Robert Frank et Allen Ginsberg (1989).

Toutes les images © Ai Weiwei; Courtesy of Three Shadows Photography Art Center.

 

D’autres photographies figurent ici ; il s’agit de captures d’écran réalisées à partir du documentaire Ai Weiwei, Without Fear or Favor.


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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 13:33

 

 

 

magicien-du-verre.jpg

 

Philippe Thiébaut, Émile Gallé, Le magicien du verre, Paris, Gallimard, collection « Découvertes Gallimard » n° 446, 2004, 128 p., 12,5x18.

 

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 13:25

 

 

 

Parmi la floppée d’images des manifestations costumées de Halloween que l’on trouve sur Internet, j’ai retenu cet hommage à Magritte.

 

Magritte-Le-Fils-de-l-homme.jpg

 

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 12:21

 

 

 

Appel au peuple algérien


Texte intégral du premier appel adressé par

le Secrétariat général du Front de libération nationale

au peuple algérien

le 1er novembre 1954

 

 

PEUPLE ALGÉRIEN,

 

MILITANTS DE LA CAUSE NATIONALE,

 

À vous qui êtes appelés à nous juger (le premier d’une façon générale, les seconds tout particulièrement), notre souci en diffusant la présente proclamation est de vous éclairer sur les raisons profondes qui nous ont poussés à agir en vous exposant notre programme, le sens de notre action, le bien-fondé de nos vues dont le but demeure l’indépendance nationale dans le cadre nord-africain. Notre désir aussi est de vous éviter la confusion que pourraient entretenir l’impérialisme et ses agents administratifs et autres politicailleurs véreux.

Nous considérons avant tout qu’après des décades de lutte, le mouvement national a atteint sa phase de réalisation. En effet, le but d’un mouvement révolutionnaire étant de créer toutes les conditions d’une action libératrice, nous estimons que, sous ses aspects internes, le peuple est uni derrière le mot d’ordre d’indépendance et d’action et, sous les aspects extérieurs, le climat de détente est favorable pour le règlement  des problèmes mineurs, dont le nôtre, avec surtout l’appui diplomatique de nos frères arabo-musulmans. Les événements du Maroc et de Tunisie sont à ce sujet significatifs et marquent profondément le processus de la lutte de libération de l’Afrique du Nord. À noter dans ce domaine que nous avons depuis fort longtemps été les précurseurs de l’unité dans l’action, malheureusement jamais réalisée entre les trois pays.

Aujourd’hui, les uns et les autres sont engagés résolument dans cette voie, et nous, relégués à l’arrière, nous subissons le sort de ceux qui sont dépassés. C’est ainsi que notre mouvement national, terrassé par des années d’immobilisme et de routine, mal orienté, privé du soutien indispensable de l’opinion populaire, dépassé par les événements, se désagrège progressivement à la grande satisfaction du colonialisme qui croit avoir remporté la plus grande victoire de sa lutte contre l’avant-garde algérienne.

 

L’HEURE EST GRAVE !

Devant cette situation qui risque de devenir irréparable, une équipe de jeunes responsables et militants conscients, ralliant autour d’elle la majorité des éléments encore sains et décidés, a jugé le moment venu de sortir le mouvement national de l’impasse où l’ont acculé les luttes de personnes et d’influence, pour le lancer aux côtés des frères marocains et tunisiens dans la véritable lutte révolutionnaire.

Nous tenons à cet effet à préciser que nous sommes indépendants des deux clans qui se disputent le pouvoir. Plaçant l’intérêt national au-dessus de toutes les considérations mesquines et erronées de personnes et prestige, conformément aux principes révolutionnaires, notre action est dirigée uniquement contre le colonialisme, seul ennemi et aveugle, qui s’est toujours refusé à accorder la moindre liberté par des moyens de lutte pacifique.

Ce sont là, nous pensons, des raisons suffisantes qui font que notre mouvement de rénovation se présente sous l’étiquette de FRONT DE LIBÉRATION NATIONALE, se dégageant ainsi de toutes les compromissions possibles et offrant la possibilité à tous les patriotes algériens de toutes les couches sociales, de tous les partis et mouvements purement algériens, de s’intégrer dans la lutte de libération sans aucune autre considération.

Pour préciser, nous retraçons ci-après, les grandes lignes de notre programme politique :

 

BUT : L’Indépendance nationale par :

1) La restauration de l’État algérien souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques.

2) Le respect de toutes les libertés fondamentales sans distinction de races et de confessions.

 

OBJECTIFS INTÉRIEURS :

1) Assainissement politique par la remise du mouvement national révolutionnaire dans sa véritable voie et par l’anéantissement de tous les vestiges de corruption et de réformisme, cause de notre régression actuelle.

2) Rassemblement et organisation de toutes les énergies saines du peuple algérien pour la liquidation du système colonial.

 

OBJECTIFS EXTÉRIEURS :

- Internationalisation du problème algérien.

- Réalisation de l’Unité nord-africaine dans le cadre naturel arabo-musulman.

- Dans le cadre de la charte des Nations Unies, affirmation de notre sympathie à l’égard de toutes nations qui appuieraient notre action libératrice.

 

MOYENS DE LUTTE :

Conformément aux principes révolutionnaires et compte tenu des situations intérieure et extérieure, la continuation de la lutte  par tous les moyens jusqu’à la réalisation de notre but.

Pour parvenir à ces fins, le Front de libération nationale aura deux tâches essentielles à mener de front et simultanément : une action intérieure tant sur le plan politique que sur le plan de l’action propre, et une action extérieure en vue de faire du problème algérien une réalité pour le monde entier avec l’appui de tous nos alliés naturels.

C’est là une tâche écrasante qui nécessite la mobilisation de toutes les énergies et toutes les ressources nationales. Il est vrai, la lutte sera longue mais l’issue est certaine.

En dernier lieu, afin d’éviter les fausses interprétations et les faux-fuyants, pour prouver notre désir de paix, limiter les pertes en vies humains et les effusions de sang, nous avançons une plate-forme honorable de discussion aux autorités françaises si ces dernières sont animées de bonne foi et reconnaissent une fois pour toutes aux peuples qu’elles subjuguent le droit de disposer d’eux-mêmes.

1) La reconnaissance de la nationalité algérienne par une déclaration officielle abrogeant les édits, décrets et lois faisant de l’Algérie une terre française en déni de l’histoire, de la géographie, de la langue, de la religion et des mœurs du peuple algérien.

2) L’ouverture des négociations avec les porte-parole autorisés du peuple algérien sur les bases de la reconnaissance de la souveraineté algérienne, une et indivisible.

3) La création d’un climat de confiance par la libération de tous les détenus politiques, la levée de toutes les mesures d’exception et l’arrêt de toute poursuite contre les forces combattantes.

 

EN CONTREPARTIE :

1) Les intérêts français, culturels et économiques, honnêtement acquis, seront respectés ainsi que les personnes et les familles.

2) Tous les français désirant rester en Algérie auront le choix entre leur nationalité et seront de ce fait considérés comme étrangers vis-à-vis des lois en vigueur ou opteront pour la nationalité algérienne et, dans ce cas, seront considérés comme tels en droits et en devoirs.

3) Les liens entre la France et l’Algérie seront définis et feront l’objet d’un accord entre les deux puissances sur la base de l’égalité et du respect de chacun.

 

Algérien ! nous t’invitons à méditer notre charte ci-dessus. Ton devoir est de t’y associer pour sauver notre pays et lui rendre sa liberté ; le Front de libération nationale est ton front, sa victoire est la tienne.

Quant à nous, résolus à poursuivre la lutte, sûrs de tes sentiments anti-impérialistes, nous donnons le meilleur de nous-mêmes à la patrie.

 

1er novembre 1954
Le Secrétariat national

 

 

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 11:07

 

 

 

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Bertrand Tillier, Émile Gallé, Le verrier dreyfusard, Paris, Les Éditions de l’Amateur, 2004, 128 p., 13,5x21,5.

 

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 10:39

 

 

 

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Le mois d’octobre des frères Limbourg est ici.

 

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 23:01

 

 

 

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“The French novelist Colette picked her out of a ballet lineup to play Gigi on stage, and her career was launched. When I photographed her in Hollywood and commented on her quality of sophisticated vulnerability, she told me of her harrowing experiences during the Second World War. Years later, in the Kremlin, Chairman Brezhnev agreed to sit for me only if I made him as beautiful as Audrey Hepburn.”

Yousuf Karsh

 

Le site du photographe est ici, la photo vient de La boîte verte.

Audrey Hepburn est ici, ici et .

 

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 22:53

 

 

 

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Ces deux pages sont extraites de Roger Gilbert-Lecomte et Léon Pierre-Quint, Correspondance, 1927-1939, Paris, Ypsilon Éditeur, 2011.

La fiche du livre est ici.

 

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