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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 18:45

 

 

 

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 18:02

 

 

30 ans d’accidents et de mensonges
à la centrale nucléaire de Fukushima

Revue de presse 

 

5 novembre 1979 : le réacteur n°2 arrêté en raison d’une panne sur une pompe

17 septembre 1980 : les centrales japonaises emploient des travailleurs sans véritable formation

3 octobre 1985 : incendie sur le réacteur 1

27 août 1986 : arrêt du réacteur n°5 pour une panne de l’alimentation en eau

4 décembre 1986 : arrêt du réacteur 1 en raison d’une panne de l’air conditionné

23 avril 1987 : un tremblement de terre cause l’arrêt de trois réacteurs

22 juin 1987 : l’IAEA alerte sur les risques d’incendie

21 janvier 1988 : incendie dans le circuit d’air conditionné du réacteur 1

16 août 1988 : les mouvements anti-nucléaires japonais alertent sur les risques de vieillissement des réacteurs de Fukushima

12 décembre 1988 : arrêt du réacteur 2 pour une panne d’une soupape de vapeur

2 janvier 1989 : TEPCO ne sait toujours pas pourquoi le tremblement de terre du 22 avril 1987 a arrêté les réacteurs

30 janvier 1989 : certains employés de la centrale présentent des troubles chromosomiques

3 février 1989 : une panne sur un joint aurait pu entraîner une fusion du coeur sur le réacteur n°2

9 février 1989 : des recherches pour comprendre les accidents sur les joints des pompes

28 février 1989 : des débris de métal trouvés dans les réacteurs

20 avril 1989 : TEPCO présente des excuses publiques pour la panne d’une pompe

3 juin 1989 : arrêt d’un réacteur à la suite d’une fuite d’eau

19 juin 1989 : une succession d’accidents dans les centrales japonaises

20 octobre 1989 : les mesures de sécurité dans les centrales japonaises « sont à même de prévenir un accident grave »

26 octobre 1989 : alerte sur le vieillissement des centrales japonaises

30 novembre 1989 : l’AEC déclare que malgré les accidents, le Japon n’abandonnera pas l’énergie nucléaire.

8 janvier 1990 : une accumulation d’accidents en 1989

23 février 1990 : arrêt du réacteur 2 en raison d’une panne sur une pompe

20 mars 1990 : la Haute-Cour de Sendai repousse une demande d’arrêt de la centrale de Fukushima

29 mars 1990 : La Haute-Cour de Sendai déclare que les centrales sont bien conçues et ne peuvent pas causer de catastrophes

14 avril 1990 : les accidents nucléaires font douter les Japonais

28 juin 1990 : manifestation anti-nucléaire lors de l’assemblée annuelle des actionnaires de TEPCO

12 juillet 1990 : le ministère japonais déclare que le réacteur 3 est en état de marche

9 août 1990 : TEPCO attend la remise en marche du réacteur 3 en raison d’une forte demande d’électricité,

6 septembre 1990 : report du redémarrage du réacteur 3

11 octobre 1990 : la NSC approuve le redémarrage du réacteur 3

23 octobre 1990 : « les ingénieurs japonais estiment que leurs centrales sont virtuellement à l’abri des tremblements de terre »

25 octobre 1990 : inquiétudes dans le voisinage pour le rédémarrage du réacteur 3

1 novembre 1990 : l’AEC plaide pour un développement du nucléaire

4 avril 1991 : poursuite judiciaire poru demander l’arrêt du réacteur n°3

23 mai 1991 : 23 accidents déclarés dans les centrales japonaises en 1990

29 octobre 1991 : des blocs de construction française pour la digue de Fukushima

8 juillet 1992 : arrêt du réacteur 1 à la suite d’une hausse de pression

29 septembre 1992 : arrêt d’un réacteur à la suite d’une panne sur une pompe

30 septembre 1992 : arrêt du réacteur 2 à la suite d’une erreur humaine

30 septembre 1992 : plaintes contre TEPCO en raison de mauvaises informations sur les accidents

1 octobre 1992 : le Japon s’interroge sur la sécurité de ses centrales nucléaires

29 octobre 1992 : deux groupes d’anti-nucléaires déboutés de leurs poursuites judiciaires

31 octobre 1992 : un réacteur arrêté en raison d’une panne sur une pompe

5 novembre 1992 : la Cour suprême décide que les tribunaux ne peuvent pas juger les questions de sécurité nucléaire

10 novembre 1992 : arrêt du réacteur 1à la suite d’une panne sur le moteur d’une valve

7 avril 1993 : TEPCO projette de construire deux nouveaux réacteurs

10 mai 1993 : poursuites judiciaires après la mort d’un travailleur de la centrale

20 juin 1994 : l’ANRE demande une enquête sur l’accident de mai

1 août 1994 : reconnaissance d’irradiation pour deux travailleurs de la centrale

22 août 1994 : TEPCO espère pouvoir construire deux nouveaux réacteurs

14 septembre 1995 : un tremblement de terre accélère la réaction nucléaire sur trois réacteurs

27 novembre 1995 : arrêt du réacteur 6 en raison de pressions anormales

1 mai 1996 : une « pléthore d’accidents » à Fukushima

30 septembre 1996 : construction du réacteur n°8

24 octobre 1996 : TEPCO achète des machines anglaises pour réparer ses enceintes de confinement

27 novembre 1996 : retard dans le redémarrage de réacteurs à la suite de la découverte de fissures

12 décembre 1996 TEPCO demande l’autorisation de construire deux nouveaux réacteurs

20 décembre 1996 : des actionnaires de TEPCO déboutés d’une demande d’arrêt de la centrale

17 janvier 1997 : petit incendie au réacteur n°2

21 janvier 1997 : délai dans le redémarrage d’un réacteur après la découverte de fuites

29 avril 1997 : arrêt du réacteur n°2 à la suite d’une fuite de gaz radioactif

30 avril 1997 : le réacteur n°2 restera arrêté jusqu’à une date non précisée

7 mai 1997 : arrêt du réacteur n°1 en raison d’une baisse du liquide réfrigérant

20 mai 1997 : redémarrage envisagé du réacteur n°2

9 juin 1997 : fuite radioactive sur le réacteur n°1

12 juin 1997 : forte augmentation des accidents dans les centrales japonaises

14 octobre 1997 : fissure découverte sur une canalisation

5 décembre 1997 : arrêt d’un réacteur à la suite d’une panne

20 janvier 1998 : TEPCO envisage de remplacer 144 barres de contrôle en raison de malfaçons

24 janvier 1998 : les résidents vivant autour de la centrale s’inquiètent de l’utilisation du plutonium

30 juillet 1998 : arrêt du réacteur n°6 à la suite d’une fuite de vapeur

18 août 1998 : TEPCO demande aux autorités locales l’autorisation d’utiliser du plutonium (MOX)

26 août 1998 : arrêt du réacteur n°1 à la suite d’une panne

2 novembre 1998 : la préfecture de Fukushima accepte l’usage du MOX

6 décembre 1998 : 75% des résidents de la centrale de Kashiwazaki-Kariwa sont opposés à l’usage du MOX

25 janvier 1999 : incendie sur le réacteur n°1

8 février 1999 : TEPCO déclare que son plus vieux réacteur (28 ans) peut encore fonctionner 32 ans

27 avril 1999 : le Japon envisage de développer son nucléaire civil

28 juin 1999 : des groupes anti-nucléaires demandent au Japon de renoncer au traitement du plutonium

30 juin 1999 : La France va envoyer du MOX au Japon

16 juillet 1999 : deuxième chargement de MOX français pour le Japon

10 septembre 1999 : arrivée attendue du MOX français à Fukushima

28 septembre 1999 : manifestations au Japon contre l’arrivée du MOX français

8 octobre 1999 : fuites radioactives dans un dépôt de déchets de la centrale de Fukushima

1 janvier 2000 : le « bug de l’an 2000″ frappe quelques équipements dans les centrales japonaises

10 janvier 2000 : TEPCO repousse ses projets d’utilisation du MOX dans le réacteur n°3

21 juillet 2000 : arrêt d’un réacteur après une fuite consécutive à un tremblement de terre

24 juillet 2000 : fermeture du réacteur n°2 en raison d’une fuite de pétrole dans une turbine

24 juillet 2000 : le gouvernement japonais reconnaît l’inquiétude du public en raison des récents accidents nucléaires

25 juillet 2000 : un troisième réacteur fermé en raison d’une augmentation anormale de l’iode

2 août 2000 : arrêt du réacteur n°6 en raison de la rupture d’une canalisation, abîmée lors du dernier tremblement de terre

30 septembre 2000 : chronologie des principaux accidents nucléaires au Japon

31 octobre 2000 : Fukushima devrait être la première centrale à utiliser du MOX

9 février 2001 : TEPCO persiste à vouloir construire de nouveaux réacteurs

26 février 2001 : le gouverneur de Fukushima refuse d’autoriser l’utilisation de MOX

26 février 2001 : TEPCO annonce un gel de ses constructions de nouveaux réacteurs. Colère des collectivités locales

26 mars 2001 : les anti-nuclaires déboutés de leurs poursuites judiciaires visant à interdire l’usage du MOX

2 avril 2001 TEPCO reporte l’utilisation du MOX dans ses centrales

3 avril 2001 : un maire demande des comptes au gouverneur de Fukushima qui a interdit l’usage du MOX

15 mai 2001 : arrêt planifié du réacteur n°6 après la découverte de fuites radioactives

24 août 2001 : le METI ordonne la vérification de 28 réacteurs

30 août 2001 : installation de quatre barres de liaisons pour réparer une fissure sur le réacteur 3

1 novembre 2001 : arrêt automatique du réacteur n°2 pour des raisons inconnues

17 juin 2002 : la préfecture de Fukishima envisage d’augmenter la taxe nucléaire à 13,5%

21 juin 2002 : le ministre de l’Economie est opposé à l’augmentation de la taxe nucléaire

4 juillet 2002 : accord de l’assemblée préfectorale pour la hausse de la taxe nucléaire

10 août 2002 : inquiétudes sur la résistance des centrales en cas de tremblement de terre

22 août 2002 : fissures découvertes dans certaines canalisations

29 août 2002 : TEPCO a dissimulé plusieurs accidents nucléaires depuis les années 80

30 août 2002 : les falsifications de TEPCO remettent en question la sécurité nucléaire

31 août 2002 : certaines fuites ont été négligées par des employés de TEPCO

2 septembre 2002 : nouvelles révélations sur les falsifications de TEPCO

2 septembre 2002 : arrêt prévu de quatre réacteurs utilisant des pièces endommagées

2 septembre 2002 : les réacteurs suspects continueront à fonctionner

3 septembre 2002 : arrêt du réacteur n°2 en raison d’une fuite radioactive.

4 septembre 2002 : fuite de gaz radioactif : cent fois la dose normale

4 septembre 2002 : TEPCO gèle la construction de quatre nouveaux réacteurs

6 septembre 2002 : TEPCO a camouflé des fissures importantes pendant quatre ans

13 septembre 2002 : TEPCO a falsifié des enregistrements vidéo

16 septembre 2002 : TEPCO a utilisé des pièces non autorisées dans un réacteur

26 septembre 2002 : nombreuses fissures découvertes sur le réacteur n°3

30 septembre 2002 : le gouverneur de Fukushima retire son accord pour l’utilisation de plutonium

4 octobre 2002 : de nouvelles fissures découvertes sur le réacteur n°2

11 octobre 2002 : un cinquième réacteur va être arrêté pour rechercher d’éventuelles fissures

14 octobre 2002 : découverte de nouvelles fuites sur le réacteur n°4

25 octobre 2002 : arrêt d’un réacteur sur ordre des autorités

25 octobre 2002 : de nouvelles falsifications découvertes à Fukushima

1 novembre 2002 : TEPCO retarde la construction de nouveaux réacteurs

11 novembre 2002 : la préfecture de Fukushima retarde l’application de l’augmentation de sa taxe nucléaire

19 novembre 2002 : les Japonais doutent de leur industrie nucléaire

11 décembre 2002 : publication du rapport sur les falsifications de TEPCO

26 décembre 2002 : le gouvernement accepte l’augmentation de la taxe nucléaire dans la préféceture du Fukushima

15 janvier 2003 : la préfecture de Fukushima ne sait pas si TEPCO va relancer ses réacteurs

16 janvier 2003 : de nouvelles fissures découvertes sur deux réacteurs

10 février 2003 : TEPCO envisage de redémarrer trois réacteurs fin mars

14 février 2003 : TEPCO envisage d’arrêter tous ses réacteurs en avril pour des vérifications de sécurité

18 février 2003 : TEPCO est incapable de préciser la date de redémarrage de ses réacteurs

24 février 2003 : le gouvernement impose à TEPCO d’améliorer ses procédures de sécurité

6 mars 2003 : craintes de pénurie d’électricité en raison de la fermeture de 17 réacteurs

11 mars 2003 : le gouvernement autorise, sous conditions, le rédémarrage des réacteurs

12 mars 2003 : TEPCO publie son plan de remise en état de ses réacteurs

14 avril 2003 : l’arrêt de tous les réacteurs de TEPCO fait craindre des coupures d’électricité

29 mai 2003 : TEPCO attend l’autorisation de redémarrer son réacteur n°6

16 juin 2003 : découverte d’une pièce manquante sur le réacteur n°3

10 juillet 2003 : le gouverneur de Fukushima autorise le redémarrage du réacteur n°6

18 août 2003 : redémarrage du réacteur n°3

25 septembre 2003 : un travailleur de la centrale exposé à des radiations

26 septembre 2003 : inquiétudes sur la résistance des centrales nucléaires après un important tremblement de terre

18 novembre 2003 : l’IEA recommande au Japon de restaurer la confiance du public dans l’industrie nucléaire

27 janvier 2004 : fuite d’eau sur le réacteur n°6

4 mars 2004 : la méfiance du public retarde le redémarrage des centrales nucléaires

17 mars 2004 : redémarrage du réacteur n°4

3 juin 2004 : le centre de stockage de déchets radioactifs reprend ses activités

29 juin 2004 : TEPCO va redémarrer trois de ses réacteurs et souhaite y utiliser du plutonium

5 août 2004 : arrêt du réacteur n°3 en raison de « problèmes techniques »

6 août 2004 : redémarrage du réacteur n°2

9 août 2004 : arrêt du réacteur n°2 à la suite d’une fuite d’eau

17 août 2004 : explosion sur une conduite de vapeur

26 août 2004 : redémarrage du réacteur n°2

27 septembre 2004 : les centrales japonaises devront fermer en 2016 si elles ne peuvent pas recycler leurs déchets

29 septembre 2004 : arrêt du réacteur n°2 pour « problèmes techniques »

6 octobre 2004 : érosion anormale des conduites d’eau sur le réacteur n°1

7 octobre 2004 : le gouvernement assure que l’érosion des conduites d’eau ne pose pas de problèmes

14 octobre 2004 : arrêt du réacteur n°2 à la suite d’une panne sur une pompe

18 octobre 2004 : report du redémarrage du réacteur n°4 en raison d’un problème sur le circuit de refroidissement

20 octobre 2004 : redémarrage du réacteur n°5

20 octobre 2004 : redémarrage du réacteur n°4 après réparations

28 octobre 2004 : arrêt du réacteur n°4 en raison de la panne d’une valve

29 octobre 2004 : redémarrage du réacteur n°2

2 novembre 2004 : redémarrage du réacteur n°4

4 novembre 2004 : redémarrage du réacteur n°6

30 novembre 2004 : enquête du gouvernement de Fukushima sur le réacteur n°1

8 décembre 2004 : arrêt du réacteur n°2 en raison d’une fuite d’eau radioactive

17 décembre 2004 : arrêt du réacteur n°6 en raison d’une fuite d’eau

17 décembre 2004 : TEPCO va arrêter tous ses réacteurs pour chercher l’origine d’une fuite d’eau radioactive

7 janvier 2005 : arrêt de tous les réacteurs en raison d’une fuite d’eau radioactive

9 février 2005 : redémarrage des six réacteurs

14 février 2005 : le réacteur n°3 ne redémarrera qu’en mars

22 février 2005 : redémarrage du réacteur n°2

17 mars 2005 : le réacteur n°3 ne peut être redémarré en raison d’une panne sur une pompe

18 mars 2005 : arrêt du réacteur N°3 en raison d’une panne sur une pompe à eau

21 avril 2005 : redémarrage du réacteur n°1

26 mai 2005 : arrêt du réacteur n°1 en raison d’un « problème technique »

3 juin 2005 : redémarrage du réacteur n°1

11 août 2005 : arrêt du réacteur n°1 à la suite d’une fuite radioactive

17 août 2005 : un tremblement de terre occasionne une fuite d’eau radioactive

22 août 2005 : arrêt du réacteur n°5 à la suite d’un problème sur le circuit de refroidissement

16 septembre 2005 : arrêt du réacteur n°1 pour réparer une pompe

10 octobre 2005 : arrêt du réacteur n°2 en raison d’une panne sur une pompe

12 décembre 2005 : arrêt du réacteur n°4 en raison d’une fuite d’eau

21 décembre 2005 : réduction de l’activité du réacteur n°2 à la suite de « problèmes techniques »

19 janvier 2006 : découverte de fissures sur les barres de contrôle du réacteur n°6

6 février 2006 : Toshiba a falsifié les données d’un compteur du réacteur n°6

20 février 2006 : arrêt du réacteur n°3 en raison d’une fuite sur une pompe

17 mars 2006 : arrêt du réacteur n°4 en raison d’une panne sur une pompe

28 avril 2006 : les procédures de sécurité en cas de tremblement de terre doivent être améliorées

15 mai 2006 : arrêt du réacteur n°4 en raison d’une fuite d’huile

18 mai 2006 : des informations confidentielles sur la sécurité de la centrale ont été diffusées par erreur sur Internet

22 mai 2006 : fuite radioactive sur le réacteur n°4

23 mai 2006 : arrêt d’un réacteur à la suite d’une fuite de vapeur radioactive

30 mai 2006 : arrêt du réacteur n°6 en raison d’une fuite de vapeur radioactive

12 juin 2006 : arrêt du réacteur n°3 pour réparation

22 juin 2006 : arrêt du réacteur n°1 en raison d’une fuite de vapeur radioactive

24 juillet 2006 : fuite d’eau radioactive sur le réacteur n°1

1 août 2006 : l’entreprise qui a construit la centrale n°2 poursuivie pour corruption

11 août 2006 : fuite de vapeur radioactive

29 septembre 2006 : arrêt du réacteur n°4 pour réparations

6 novembre 2006 : arrêt du réacteur n°5 à la suite d’une panne

5 décembre 2006 : TEPCO découvre de nouvelles falsifications de données dans les rapports de ses centrales

17 janvier 2007 : arrêt du réacteur n°2 en raison de « problèmes »

1 février 2007 : nouvelles révélations sur les falsifications de données

18 février 2007 : arrêt du réacteur n°4 en raison d’une radioactivité excessive

1 mars 2007 : découverte de nouvelles falsification dans les centrales de TEPCO

1 mars 2007 : la découverte des falsifications de TEPCO ne devraient pas gêner le fonctionnement de ses centrales

12 mars 2007 : TEPCO a dissimulé un arrêt d’urgence d’un de ses réacteurs en 1998

20 mars 2007 : TEPCO a dissimulé que des barres de contrôle sont tombées des réacteurs en 1993 et 2000

22 mars 2007 : les compagnies qui gèrent les centrales nucléaires ne communiquent pas entre elles

22 mars 2007 : TEPCO a dissimulé des accidents critiques en 1978 et 1999

5 avril 2007 : les entreprises qui gèrent le nucléaire japonais ont commis plus de 10 000 infractions

20 avril 2007 : le gouvernement demande des vérifications plus strictes

27 avril 2007 : alerte sur l’air conditionné sur les réacteurs n°2 et 4

14 juin 2007 : arrêt du réacteur n°3 en raison d’une fuite d’eau

16 juillet 2007 :  » Les centrales nucléaires japonaises conçues pour résister aux pires séismes »

19 août 2007 : craintes sur la résistance des centrales japonaises en cas de tremblement de terre

21 août 2007 : le gouvernement autorise TEPCO a retarder les vérifications de sécurité sur son réacteur n°3

20 septembre 2007 : fuites radioactives à la suite d’un tremblement de terre de magnitude 6.8

4 octobre 2007 : TEPCO améliore sa communication à la suite du tremblement de terre

12 octobre 2007 : arrêt du réacteur n°2 en raison d’une panne sur l’échangeur

24 mars 2008 : TEPCO demande au gouvernement de prolonger de 10 ans l’exploitation du réacteur n°4, qui fonctionne depuis 29 ans

31 mars 2008 : les centrales nucléaires doit être prêtes à affronter des tremblements de terre plus importants

10 avril 2008 : TEPCO envisage une croissance de 1% annuel jusqu’en 2017. Projet de construction de deux nouveaux réacteurs à Fukushima

25 mai 2008 : un travailleur de la centrale, atteint d’un cancer consécutif à une irradiation, débouté de sa demande d’indemnisation

4 juin 2008 : des mineurs employés pour effectuer des inspections de centrales nucléaires

4 juin 2008 : redémarrage du réacteur n°5, arrêté à la suite de « problèmes techniques »

10 juin 2008 : arrêt du réacteur n°5 en raison d’une panne de turbine

14 juin 2008 : fuite radioactive à la suite d’un tremblement de terre

11 juillet 2008 : ralentissement du réacteur n°5 pour réparation

18 juillet 2008 : le gouvernement autorise TEPCO à repousser les opérations de maintenance sur le réacteur n°3

20 juillet 2008 : une longue liste de procès contre les centrales nucléaires au Japon

6 août 2008 : arrêt du réacteur n°3 pour « réparations »

21 octobre 2008 : des officiels français participent à un exercice d’alerte sur le réacteur n°3

17 février 2009 : création de 7 centres de crise à proximité des centrales nucléaires

24 février 2009 : arrêt du réacteur n°1 à la suite d’un « problème technique »

10 mars 2009 : l’utilisation de plutonium pourrait enfin être d’actualité

6 août 2009 : arrêt du réacteur n°3 à la suite de la découverte d’une « anomalie »

23 novembre 2009 : quel avenir pour le nucléaire au Japon ?

16 février 2010 : la préfecture de Fukushima est disposée à accepter l’utilisation du plutonium

28 février 2010 : les centrales japonaises n’ont pas souffert du tsunami

3 mars 2010 : arrêt du réacteur n°6 en raison d’une canalisation défectueuse

2 juin 2010 : arrêt du réacteur n°1 à la suite d’une panne du circuit de refroidissement

13 juin 2010 : le tremblement de terre n’a pas affecté la centrale

17 juin 2010 : arrêt du réacteur n°2 à la suite d’une « anomalie »

9 août 2010 : introduction d’un recours judiciaire pour interdire l’usage du plutonium

18 août 2010 : le réacteur n°1 doit être arrêté à la suite de la découverte d’une fuite radioactive

23 août 2010 : l’énergie nucléaire est une opportunité pour le Japon

14 septembre 2010 : le réacteur n°3 va être redémarré et utilisera du MOX pour le première fois

16 septembre 2010 : TEPCO souhaite augmenter la part du nucléaire et des énergies renouvelables

18 septembre 2010 : démarrage de l’exploitation du MOX

25 octobre 2010 : Areva estime que l’utilisation de MOX ne présente pas de danger pour les populations

5 novembre 2010 : arrêt d’urgence du réacteur n°5 en raison de « problèmes »

13 décembre 2010 : projets et difficultés de TEPCO

24 décembre 2010 : redémarrage du réacteur n°5, arrêté à la suite d’une panne sur une pompe

12 janvier 2011 : TEPCO décide d’allonger de trois mois le délai entre deux inspections du réacteur n°3, pour produire davantage

7 février 2011 : la NISA autorise TEPCO à utiliser le réacteur n°1 (40 ans) pendant 10 ans de plus

7 mars 2011 : les projets de TEPCO pour augmenter la production nucléaire

9 mars 2011 : à suite du tremblement de terre, TEPCO « confirme » que la centrale de Fukushima n’a pas été endommagée

11 mars 2011 : une « anomalie » signalée sur les réacteurs 1 et 2

11 mars 2011 : l’IAEA déclare que les réacteurs ont été arrêtés en toute sécurité lors du tremblement de terre

11 mars 2011 : état d’urgence déclaré à Fukushima

Les articles sont ici.

 

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 19:45

 

 

 

Simon-Page-1.jpgSimon-Page-2.jpg

 

“Batman vs. Penguin” par Simon C. Page. Vous trouverez une autre affiche du même auteur et selon le même principe ici. Batman est ici aussi.

 

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 19:27

 

 

 

Zaha-Hadid.jpg

 

Architecture éphémère. Pavillon égyptien, Shanghai, Expo 2010. Photo extraite de Temporary Architecture Now! (Taschen, 2011).

 

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 04:00

 

 

 

Bronzez1.jpg

 

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Bronzez sans cruauté (1)

 

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 02:56

 

 

 

Pour Yvan

 

leopaldon.jpg

 

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 02:33

 

 

 

pop1280.jpg

 

« — Bien honoré de vous connaître, je lui dis. Alors, comme ça, vous êtes à l’agence Parkington ? Je crois fichtre bien que je vous connais ! J’ai assez entendu parler de vous autres ! Voyons voir, un peu… C’est bien vous qu’avez brisé c’ te fameuse grève des cheminots, pas vrai ?

— C’est ça, il fait en exhibant encore un coup sa dent. La grève des cheminots, entre autres choses, c’était nous.

— Bougre de bougre ! Il en fallait, du cran ! Tous ces cheminots armés de morceaux de charbon et de seaux d’eau, vous qu’aviez pour vous défendre que de fusils de chasse et des carabines à répétition. Fichtre oui, fallait en avoir ! C’était du beau travail, je le reconnais.

— Permettez, shérif… (Sa bouche se referme comme une boutonnière.) Jamais nous n’avons…

— Et ces canailles d’ouvriers du textile, qu’est-ce que vous leur avez mis, nom d’un putois ! Des gens qui s’en allaient gaspiller leur trois dollars de salaire hebdomadaire à faire des folies et qui venaient ensuite se plaindre parce qu’ils devaient chercher de quoi manger dans les poubelles pour rester en vie ! Eh merde, après tout, c’était des étrangers, non ? Si ça leur plaisait pas, les bonnes ordures ménagères américaines, pourquoi i’ s’en retourneraient pas chez eux ?

— Shérif ! Shérif Corey !

— C’est moi. Vous aviez quèq’ chose à me dire, monsieur Barnes ?

— Évidemment, que j’ai quelque chose à vous dire ! Sans ça, je ne serais pas là, il me semble ! Je suis…

— Ah ! bon ! Moi qui me figurais que vous veniez simplement faire la causette cinq minutes. Histoire de me montrer les médailles que vous avez décrochées pour avoir abattu des gens en leur tirant dans le dos et… »

 

Dialogue extrait de 1 275 âmes de Jim Thompson, traduit de l’anglais par Marcel Duhamel (Pop. 1280), Gallimard, collection « Série noire », 1966 (réédition chez Folio Policier, 2002). Oui, tout le monde à noté l’écart de population d’un titre à l’autre…

 

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 21:58

 

 

 

Je me suis saisi d’Outre-Manche de Julian Barnes. Il traînait sur une table. Je l’aurais certainement abandonné si, en le feuilletant, je n’étais pas tombé sur le nom d’André Breton. C’est ce qui m’a poussé à lire la nouvelle Expérience. J’ignore si l’histoire est vraie ou si elle est inventée, je ne sais rien de son auteur, sinon qu’il séjourne régulièrement en France et lit Flaubert, ce qui constitue une source d’information assez banale pour un Anglais fortuné.

La seule chose qui m’a touché (le texte est abyssalement dépourvu de qualité littéraire), c’est qu’il est question d’un recueil comprenant l’intégralité des discussions de l’enquête sur la sexualité, publié en 1990 aux éditions Gallimard. Le principe en était simple : réunir quelques surréalistes, ne parler que de sexualité et le faire de la manière la plus honnête possible, hors des interventions humoristiques, nombreuses mais jamais graveleuses, précisons-le. Les surréalistes avaient beau être passablement éméchés passé 18 heures, ces jeunes gens-là savaient se tenir – sauf à « La Closerie des Lilas ».

Je sais pourquoi ce livre acheté à sa sortie m’a tant marqué : je voulais recréer les conditions d’un pareil dialogue. Elles l’ont été, mais en de beaucoup trop rares occasions (y compris avec des surréalistes, tentative malheureusement avortée). C’est qu’il faudrait les renouveler continuellement, au gré de ce que l’on découvre et de ce que l’on apprend – et on apprend sans cesse puisque l’on oublie très vite. Peut-être ai-je moi-même une part de responsabilité : je me suis toujours défié du témoignage des garçons ; je soupçonne la fanfaronnade, le mensonge, certainement à tort.

Cette enquête relève d’ailleurs beaucoup moins de l’activité surréaliste que d’un questionnement intemporel et commun aux peuples du monde entier. Et c’est dans les pays où la représentation sexuelle ne connaît plus d’entrave, qu’elle est omniprésente depuis que la pornographie est virtuellement accessible à tous, que la sexualité apparaît le moins et que son expérience est aussi peu partagée. Je ne parle pas ici des sociologues, de Libération, des pauvres humoristes français, de la publicité, des radios périphériques et de la presse à destination des adolescentes qui tous assènent les mêmes poncifs vulgaires sur les amours et la vie de couple, exposent leurs inquiétantes névroses ; j’évoque un échange de vive voix, un partage. (Pour ce qui est de partager, en lui donnant ici un autre sens, je dois reconnaître n’avoir jamais vu un seul couple faire l’amour – entendu, oui, mais jamais observé de près ou de loin. C’est tout de même un peu inquiétant.)

Sans être frappé du moindre interdit, le sujet demeure difficile à aborder, comme retenu par quelques reliquats de convenance, de bonne tenue. Ce qui est vrai aujourd’hui l’était sans doute aussi dans l’entre-deux-guerres, au moment où « T.F. » se voyait contraint de répondre aux questions pressantes de quelques aventuriers avides de crever ce mur du silence.

 

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 16:25

 

 

 

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« De A à Z, en passant par Q »
Par Patrick Morier-Genoud, L’Hebdo du 10 août 2011

 

La pornographie est souvent décriée, rarement dépeinte. De À bout de sexe à Zob, zob, zob, un dictionnaire recense et documente le cinéma pornographique et érotique français de ces cent dernières années. Une belle occasion de lutter contre pas mal de préjugés.

La pornographie, tout le monde voit ce que c’est, mais personne n’en regarde. Ou alors juste une fois, pour « se faire une idée ». Une idée en réalité déjà toute faite : la pornographie, c’est sale, c’est dégradant, c’est dégoûtant. Il y a peu de choses dont tout le monde parle de manière aussi définitive sans savoir réellement de quoi il s’agit.

Pourtant, sous toutes ses formes d’expression, la pornographie est un genre varié, riche et passionnant. Un genre qui, comme les autres, contient le meilleur comme le pire, reflète les préoccupations du temps, l’évolution ou la régression des pensées et des mœurs.

Par ordre alphabétique. Christophe Bier connaît bien le sujet. Acteur, réalisateur, auteur, éditeur, sa culture cinématographique est immense. Il y a douze ans, il se lançait, avec une vingtaine de complices, dans le projet de répertorier les films érotiques et pornographiques français tournés en 16 et 35 mm et de les réunir dans un dictionnaire.

« L’ambition n’est pas d’écrire un guide, mais bien cette évolution des représentations de la sexualité et du désir, et les différents courants érotiques et pornographiques, à travers une recherche documentaire systématique », écrit-il dans sa préface.

Le résultat est époustouflant : un ouvrage de plus de 1 200 pages, 1 813 fiches détaillées pour autant de films, de À bout de sexe à Zob, zob, zob. Des fiches agréablement écrites, parfois étonnantes, souvent drôles, faisant de la flânerie aléatoire le moyen le plus agréable de parcourir l’ouvrage, d’y faire d’épatantes découvertes.

Érotisme ou pornographie ? Le dictionnaire de Christophe Bier (sans doute un jour dira-t-on « Le Bier » en s’y référant) recense, comme son nom l’indique, des films érotiques et des films pornographiques. Comment fait-on la différence ?

Autant la pornographie est honnie par les bien-pensants, autant l’érotisme est considéré comme un raffinement, comme un aiguillon du désir. Mais attention : un aiguillon qui ne pénètre ni par-devant ni par-derrière, et surtout pas en gros plan.

Une différenciation n’a pourtant pas vraiment de sens, si ce n’est celui de distinguer l’acceptable de l’inacceptable, en fonction de l’époque. « La frontière entre érotisme et pornographie peut s’avérer floue, précise Christophe Bier. Dans les années charnières 1972-74, le cinéma français oscille entre les deux notions, passant d’un érotisme hard à une pornographie soft, mélangeant parfois les deux ou produisant une œuvre hard que les ciseaux de la censure rendaient soft. Le terme même de pornographie est utilisé très tôt pour condamner des films aujourd’hui visibles par tous. »

Ainsi, en 1953, Un caprice de Caroline chérie, avec Martine Carol, est-il condamné par le cardinal de Lyon pour pornographie. Pour résumer, disons simplement que, contrairement à l’érotisme, la pornographie est obscène, et que c’est là sa grande qualité.

Clandestin, libéré, puis classé X. Quand naît le cinéma porno ? En même temps que le cinéma, pardi ! Dès le début, certains films présentent une sexualité plus ou moins suggestive, tandis que d’autres, clandestins, n’y vont pas par quatre chemins. Vers la fin des années 60, les mœurs se relâchent, et au début des années 70 le cinéma pornographique s’affiche, libéré, dans Paris.

Las, cela ne va pas durer bien longtemps. Le 31 octobre 1975, la loi du classement X est votée en France. Censure économique, elle oblige les films catalogués pornographiques à être diffusés dans des salles spécialisées, majore pour eux la TVA de 20 % et leur supprime tout droit au soutien automatique.

« Les contraintes budgétaires et la vague répressive de 1982-83 ont poussé de nombreux exploitants à contourner la réglementation du cinéma et à échapper à la loi X au moyen de la vidéo », expose Christophe Bier. La loi X ne s’applique en effet pas à la vidéo, même porno, laquelle prendra à cette époque un essor considérable, auquel mettra fin l’arrivée de l’internet.

Internet et récupération. On parle souvent de l’industrie du porno. Elle existe bel et bien, et voilà qui n’est pas plus réjouissant que l’élevage des poulets en batterie. Surfant sur l’internet, les spectateurs sont devenus des consommateurs, auxquels on sert de la pornographie aux physiques formatés et épilés. Classés par catégories – sodomie, fétichisme, gay, milf (mother I like to fuck), etc. – des extraits de quelques minutes servent de fonds visuels et sonores à l’activité masturbatoire.

« Le récit pornographique s’est raréfié », déplore Christophe Bier. Auparavant, l’amateur sortait de chez lui, pour aller dans un cinéma ou au vidéoclub ; la pornographie, même classée X, était dans la cité. Aujourd’hui, la voilà récupérée et réduite, condamnée à être un produit de consommation, ce qui est la forme la plus pernicieuse de censure qu’elle n’ait jamais subie.

Ceux qui résistent. À une époque où l’on montre de plus en plus le spectacle de la pornographie dans le but de mieux cacher l’essence de celle-ci, Christophe Bier fait figure de résistant. Et son dictionnaire de manifeste. Pour l’éditer, il a créé, avec trois complices, les éditions Serious Publishing.

Plusieurs projets sont en cours, mais signalons déjà le DVD J.X. Williams. Il s’agit d’une pure merveille, sauvant de l’oubli un étonnant réalisateur américain, auteur notamment de Peep Show, un film de 1965, « novateur sur bien des points, pornographique, sulfureux et sans concession vis-à-vis de la mafia ».

Oui, la pornographie peut aussi être une résistance, une conquête de liberté. Comme l’exprime Laure, le personnage de Déjà mort, un des films présenté dans le dictionnaire : « Je veux que la fierté et la honte se mélangent. Je ne suis plus une petite fille qui écoute ses parents. Maintenant, ce corps m’appartient. Plus de sentiments. Plus de larmes. Je suis libre. »

 

Pour commander le Dictionnaire des films français pornographiques et érotiques 16 & 35 mm (89 euros + port) : www.serious-publishing.fr

Il est également disponible à la Librairie-galerie Humus, rue des Terreaux 18 bis, Lausanne. www.humus-art.com



10 films marquants
 

L’Âge d’or de Luis Buñuel (1930) Tout à la fois œuvre clé du surréalisme et classique de l’érotisme. Interditd’exploitation pendant cinquante ans.
Ah ! les belles bacchantes de Jean Loubignac (1954) Une superbe comédie sexy, avec notamment Louis de Funès. Interdit aux moins de 16 ans à sa sortie.
Et Dieu... créa la femmede Roger Vadim (1956) Bardot nue et libre se débarrasse du harnachement fétichiste de la vamp.
Le Cri de la chairde José Bénazéraf (1962) Premier film érotique du mythique réalisateur. En février 63, il réalise les meilleures entrées à Paris, devant West Side Story.
Emmanuelle de Just Jaeckin (1974) Il y a un avant et un après Emmanuelle, un film qui rendit largement populaire le cinéma érotique.
L’Essayeuse de Serge Korber (1975) Seul film classé X à avoir été condamné à la destruction pour « outrage aux bonnes moeurs ».
Hommes entre eux de Norbert Terry (1976) Premier porno gay français, réalisé par un ancien assistant de Jacques Tati.
Le Pensionnat des petites salopes  de Pierre B. Reinhard (1982) Le premier et unique porno français tourné en 3D (avec une scène d’éjaculation très attendue).
Belle salope de 30 ans de Michel Berkowitch (1996) Petit budget, mais film historique : il s’agit du dernier film pornographique français sorti en salle en 35 mm.
Baise-moi de Virginie Despentes et Coralie Trinh Thi (2000) Un film plein de rage. D’abord interdit aux moins de 16 ans, il est retiré des salles pour ses séquences hard.

 

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Je signale que Christophe Bier donne à lire la revue de presse quasi exhaustive du Dictionnaire sur son blog.
La photo de Brigitte Lahaie vient d’ici, celle de Bardot est, bien sûr, extraite de
Et Dieu… créa la femme.

 

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 05:31

 

 

 

Décret relatif à l’abolition des privilèges
Assemblée nationale
11 août 1789

 

 

Art. 1er. L’Assemblée nationale détruit entièrement le régime féodal. Elle décrète que, dans les droits et les devoirs tant féodaux que censuels, ceux qui tiennent à la main-morte réelle ou personnelle, et à la servitude personnelle, et ceux qui les représentent, sont abolis sans indemnité ; et tous les autres sont déclarés rachetables, et le prix et le mode de rachat seront fixés par l’Assemblée nationale. Ceux desdits droits qui ne sont points supprimés par ce décret continueront néanmoins d’être perçus jusqu’au remboursement.

 

Art. 2. Le droit exclusif des fuies et colombiers est aboli. Les pigeons seront enfermés aux époques fixées par les communautés durant lequel temps, ils seront regardés comme gibier, et chacun aura le droit de les tuer sur son terrain.

 

Art. 3. Le droit exclusif de la chasse ou des garennes ouvertes est pareillement aboli, et tout propriétaire a le droit de détruire ou faire détruire, seulement sur ses possessions, toute espèce de gibier, sauf à se conformer aux lois de police qui pourront être faites relativement à la sûreté publique. Toute les capitaineries même royales, et toutes réserves de chasse, sous quelque dénomination que ce soit, sont pareillement abolies ; et il sera pourvu, par des moyens compatibles avec le respect dû aux propriétés et à la liberté, à la conservation des plaisirs personnels du Roi. M. le président est chargé de demander au Roi le rappel des galériens et des bannis pour simple fait de chasse, l’élargissement des prisonniers actuellement détenus, et l’abolition des procédures existantes à cet égard.

 

Art. 4. Toutes les justices seigneuriales sont supprimées sans aucune indemnité, et néanmoins les officiers de ces justices continueront leurs fonctions jusqu’à ce qu’il ait été pourvu par l’Assemblée nationale à l’établissement d’un nouvel ordre judiciaire.

 

Art. 5. Les dîmes de toute nature, et les redevances qui en tiennent lieu, sous quelques dénominations qu’elles soient, connues et perçues, même par abonnement, possédées par les corps séculiers et réguliers, par les bénéficiers, les fabriques, et tous les gens main-morte, même par l’ordre de Malte, et d’autres ordres religieux et militaires, même celles qui auraient été abandonnées à des laïques, en remplacement et pour option de portions congrues, sont abolies, sauf à aviser aux moyens de subvenir d’une autre manière à la dépense du culte divin, à l’entretien des ministres des autels, au soulagement des pauvres, aux réparations et reconstructions des églises et presbytères, et à tous les établissements, séminaires, écoles, collèges, hôpitaux, communautés et autres, à l’entretien desquels elles sont actuellement affectées. Et cependant, jusqu’à ce qu’il y ait été pourvu, et que les anciens possesseurs soient entrés en jouissance de leur remplacement, l’Assemblée nationale ordonne que lesdites dîmes continueront d’être perçues suivant les lois et en la manière accoutumée. Quant aux autres dîmes, de quelque nature qu’elles soient, elles seront rachetables de la manière qui sera réglée par l’Assemblée ; et jusqu’au règlement à faire à ce sujet, l’Assemblée nationale ordonne que la perception en sera aussi continuée.

 

Art. 6. Toutes les rentes foncières perpétuelles, soit en nature, soit en argent, de quelque espèce qu’elles soient, quelle que soit leur origine, à quelques personnes qu’elles soient dues, gens de main-morte, domaines apanagistes, ordre de Malte, seront rachetables ; les champarts de toute espèce, et sous toutes dénominations le seront pareillement, au taux qui sera fixé par l’Assemblée. Défense seront faites de plus à l’avenir de créer aucune redevance non remboursable.

 

Art. 7. La vénalité des offices de judicature et de municipalité est supprimée dès cet instant. La justice sera rendue gratuitement. Et néanmoins les officiers pourvus de ces offices continueront d’exercer leurs fonctions et d’en percevoir les émoluments jusqu’à ce qu’il ait été pourvu par l’Assemblée aux moyens de leur procurer leur remboursement.

 

Art. 8. Les droits casuels des curés de campagne sont supprimés, et cesseront d’être payés aussitôt qu’il aura été pourvu à l’augmentation des portions congrues et à la pension des vicaires, et il sera fait un règlement pour fixer le sort des curés des villes.

 

Art. 9. Les privilèges pécuniaires, personnels ou réels, en matière de subsides, sont abolis à jamais. La perception se fera sur tous les citoyens et sur tous les biens, de la même manière et de la même forme ; et il va être avisé aux moyens d’effectuer le payement proportionnel de toutes les contributions, même pour les six derniers mois de l’année de l’imposition courante.

 

Art. 10. Une constitution nationale et la liberté publique étant plus avantageuses aux provinces que les privilèges dont quelques-unes jouissaient, et dont le sacrifice est nécessaire à l’union intime de toutes les parties de l’empire, il est déclaré que tous les privilèges particuliers de provinces, principautés, pays, cantons, villes et communautés d’habitants, soit pécuniaires, soit de toute autre nature, soient abolis sans retour, et demeureront confondus dans le droit commun de tous les Français.

 

Art. 11. Tous les citoyens, sans distinction de naissances, pourront être admis à tous les emplois et les dignités ecclésiastiques, civiles et militaires, et nulle profession utile n’emportera dérogeance.

 

Art. 12. À l’avenir il ne sera envoyé en cour de Rome, en la vice-légation d’Avignon, en la nonciature de Lucerne, aucuns deniers pour annales ou pour quelque cause que ce soit ; mais les diocésains s’adresseront à leurs évêques pour toutes les provisions de bénéfices et dispenses, lesquelles seront accordées gratuitement, nonobstant toutes réserves, expectatives et partages de mois, toutes les églises de France devant jouir de la même liberté.

 

Art. 13. Les déports, droits de côte-morte, dépouilles, vacat, droits censaux, deniers de Saint-Pierre, et autres du même genre établis en faveur des évêques, archidiacres, archiprêtres, chapitres, curés primitifs et tous autres, sous quelque nom que ce soit, sont abolis, sauf à pourvoir, ainsi qu’il appartiendra, à la dotation des archidiaconés et des archiprêtres qui ne seraient pas suffisamment dotés.

 

Art. 14. La pluralité des bénéfices n’aura plus lieu à l’avenir, lorsque les revenus du bénéfice ou des bénéfices dont on sera titulaire excèderont le somme de 3 000 livres. Il ne sera pas permis non plus de posséder plusieurs pensions sur bénéfices, ou une pension et un bénéfice, si le produit des objets de ce genre que l’on possède déjà excède la même somme de 3 000 livres.

 

Art. 15. Sur le compte qui sera rendu à l’Assemblée nationale de l’état des pensions, grâces et traitements, qu’elle s’occupera, de concert avec le Roi, de la suppression de celles qui seraient excessives, sauf à déterminer à l’avenir une somme dont le Roi pourra disposer pour cet objet.

 

Art. 16. L’Assemblée nationale décrète qu’en mémoire des grandes et importantes délibérations qui viennent d’être prises pour le bonheur de la France, une médaille sera frappée, et qu’il sera chanté en actions de grâces un « Te deum » dans toutes les paroisses et églises du royaume.

 

Art. 17. L’Assemblée nationale proclame solennellement le Roi Louis XVI Restaurateur de la liberté française.

 

Art. 18. L’Assemblée nationale se rendra en corps auprès du Roi, pour présenter à Sa Majesté l’arrêté qu’elle vient de prendre, lui porter hommage de sa plus respectueuse reconnaissance, et la supplier de permettre que le « Te deum » soit chanté dans sa chapelle, et d’y assister elle-même. L’Assemblée nationale s’occupera, immédiatement après la constitution, de la rédaction des lois nécessaires pour le développement des principes qu’elle a fixés par le présent arrêté, qui sera incessamment envoyé par MM. Les députés dans toutes les provinces, avec le décret du 10 de ce mois, pour y être imprimé, publié même au prône des paroisses, et affiché partout où besoin sera.

 

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