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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 22:23

 

 

 

CRIIRAD

Commission de Recherche et d’Information
Indépendantes sur la Radioactivité

 

Communiqué
14 mars 2011 – 13h

 

La CRIIRAD dénonce la sous-évaluation de la gravité des accidents survenus sur la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi et le manque crucial d’information tant sur les quantités de radioactivité rejetées depuis vendredi que sur les niveaux de contamination de l’air. Faute de ces données, il est impossible de se prononcer sur les niveaux de risques radiologiques. Les rares chiffres disponibles empêchent en tout cas de qualifier les rejets de « mineurs » (niveau 4 dans l’échelle INES) ou de « faibles » (déclaration télévisée de Mme Kosciusko-Morizet dimanche matin).

 

Un classement prématuré

Samedi 12 mars, les autorités japonaises ont classé au niveau 4 de l’échelle INES l’accident survenu sur le réacteur n°1 de la centrale de Fukushima Daiichi alors que l’accident était encore – est toujours – en devenir et que plusieurs autres réacteurs étaient en situation d’urgence radiologique. Les opérateurs de la centrale sont toujours en train de s’exposer à des niveaux d’irradiation très élevés pour éviter que la défaillance des systèmes de refroidissement des réacteurs n°1, 2 et 3 ne se transforme en catastrophe nucléaire. Des mesures extrêmes ont été prises pour refroidir à tout prix les réacteurs (notamment l’injection d’eau de mer en dépit des risques associés).

Le classement au niveau 4 a été enregistré sans correctif par l’AIEA. A notre connaissance, à ce jour, aucune autorité de sûreté nucléaire ne l’a remis en question.

Rappelons que l’échelle dite INES (International Nuclear and radiological Event Scale) classe les accidents nucléaires en fonction de leurs conséquences dans le site et à l’extérieur du site. Concernant les conséquences à l’intérieur du site, le niveau 4 correspond à un  « endommagement important » du cœur ou des barrières radiologiques ; dès lors que l’endommagement est « grave », le classement passe aux niveaux 5, 6 ou 7 en fonction de l’importance des rejets de radioactivité à l’extérieur de l’installation, importance qui conditionne évidemment le niveau de risque d’exposition de la population :

- Le niveau 4 correspond à un rejet mineur de radioactivité dans l’environnement ;

- Le niveau 5 à un rejet limité susceptible d’entraîner l’application partielle de contre-mesures prévues ;

- Le niveau 6 à un rejet important susceptible d’exiger l’application intégrale des contre-mesures prévues ;

- Le niveau 7 à un rejet majeur avec effet considérable sur la santé et l’environnement :

À l’appui du classement au niveau 4 de l’échelle INES (endommagement important, mais pas grave, du cœur des réacteurs et rejets mineurs de radioactivité), ni les autorités japonaises, ni l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) n’ont publié de chiffres : ni sur l’ordre de grandeur des rejets, ni sur leur composition isotopique (nature et proportion des radionucléides présents qui déterminent la radiotoxicité des émissions radioactives) ni sur les niveaux de contamination de l’air à différentes distances de l’installation.

Tout aussi surprenantes sont les déclarations télévisées de la ministre de l’Ecologie qui a qualifié dimanche matin les rejets radioactifs de « faibles », alors même qu’elle reconnaissait ne disposer d’aucun chiffre. Cette qualification se fondait-elle sur l’évaluation des spécialistes de l’IRSN, de l’ASN et d’AREVA qu’elle avait réunis auparavant pour faire le point sur l’accident ? Il serait intéressant de savoir si la minimisation est imputable aux experts officiels (comme en 1986) ou à l’échelon politique.

Selon la CRIIRAD les rejets ne sont ni « mineurs », ni « faibles »

Sur la base des trop rares mesures disponibles, la CRIIRAD réfute formellement ce classement.

Samedi 12 mars, les débits de dose auraient en effet atteint 1,5 mSv/h (milllisievert par heure) aux abords immédiats de la centrale, avant de décroître après les opérations de décompression du réacteur, c’est-à-dire après le rejet de radioactivité dans l’atmosphère. Précisons qu’une valeur de 1,5 mSv par HEURE est de l’ordre de 10 000 fois supérieure au niveau ambiant normal et que la limite de dose réglementaire maximum admissible pour la population est de 1 mSv par AN (de 20 mSv/an pour les travailleurs). Ces niveaux d’irradiation indiquent que les rejets n’ont rien de « faibles » ou de « mineurs ». Une valeur de 100 µSv/h aurait été relevée dimanche par des journalistes à 2 km de l’installation. Si ce chiffre est avéré, il traduit la persistance et l’importance des rejets dans l’environnement.

  

Un terrible manque de transparence

Si les autorités affirment que les rejets sont mineurs ou faibles, elles doivent le justifier sur la base d’éléments chiffrés, objectifs et vérifiables.

La CRIIRAD demande que soient publiées les évaluations de la quantité totale de radioactivité rejetée par chacun des réacteurs accidentés ainsi que la composition isotopique des rejets. La CRIIRAD demande également la publication des niveaux de contamination de l’air : cartographie des activités volumiques (Bq/m3) pour les radionucléides clefs en fonction de la distance et du temps. Il importe de déterminer l’intensité et les déplacements des masses d’airs contaminées. Les informations disponibles suggèrent en effet que les rejets radioactifs de la centrale de Fukishima Daiichi ont atteint hier la centrale d’Onagawa située à 110-120 km au nord.

 

Évolutions météorologiques préoccupantes

Il importe de souligner que plusieurs services météorologiques ont annoncé dimanche que les conditions météorologiques - qui étaient plutôt favorables vendredi et samedi (vents d’ouest) – allaient s’inverser, avec des vents qui devraient désormais souffler vers l’intérieur des terres. Des pluies seraient également annoncées ce qui conduit, en cas de contamination de l’air, à intensifier les dépôts au sol. Dans un communiqué du 13 mars, l’AIEA annonce au contraire que les vents souffleront vers le nord-est, éloignant les rejets radioactifs  des côtes japonaises. “In partnership with the World Meteorological Organization, the IAEA is providing its member states with weather forecasts for the affected areas in Japan. The latest predictions have indicated winds moving to the Northeast, away from Japanese coast over the next three days.” L’AIEA n’a pas modifié cette information dans ses communiqués les plus récents. S’agit-il d’une version modifiée de l’anticyclone censé protéger la France en 1986 ?

Ces incertitudes doivent absolument être levées. Pour assurer au mieux la protection de la population, ou plutôt pour limiter au maximum son exposition, il est essentiel de disposer d’informations fiables et en temps réel sur les activités rejetées, sur la vitesse et la direction des vents, sur l’évolution de l’activité de l’air et des dépôts au sol.

Si les informations sur les ordres de grandeur des activités, des concentrations et des doses ne sont pas publiées pendant la phase de crise, il y a fort à craindre qu’il sera très difficile d’établir après coup la réalité des niveaux d’exposition.

 

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 04:22

 

 

 

 

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M. Éric Besson (1958-2011), ministre de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Économie numérique.

 

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Mme Nathalie Kosciusko-Morizet (1973-2011), ministre de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement.

 

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 00:05

 

 

 

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« Japon : un second réacteur nucléaire
menace d’exploser »

Libération du 12 mars 2011 à 23 h 23

 

L’opérateur d’une centrale nucléaire du nord-est du Japon a déclaré dimanche qu’un deuxième réacteur donnait des signes de problèmes, avec un risque d’explosion.

La compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) a précisé qu’il s’agissait du réacteur N° 3 de la centrale Fukushima N° 1, située à 250 kilomètres au nord de Tokyo.

« Toutes les fonctions pour maintenir le niveau du liquide de refroidissement sont en panne », a déclaré un porte-parole de l’opérateur.

Samedi, le réacteur N° 1 de cette centrale avait déjà rencontré une série de problèmes (défaut de refroidissement, de montée de pression), forçant les autorités à ouvrir des valves pour évacuer de la vapeur en excès.

Ces dysfonctionnements sont intervenus après le violent séisme qui a dévasté la région vendredi.

Une explosion s’est produite dans l’enceinte de la centrale, forçant les autorités nippones à prendre des dispositions exceptionnelles pour limiter les conséquences des émanations radioactives.

Le bâtiment abritant le réacteur numéro un du site s’est effondré.

Les autorités avaient auparavant ordonné aux habitants d’évacuer la zone dans un rayon de 10 km autour de la centrale qui compte six réacteurs. Il a ensuite été étendu à 20 km, un peu moins de quatre heures après l’accident.

 

J’ajoute qu’à la centrale nucléaire de Fukushima trois autres réacteurs sont au plus mal. Mais, bon Dieu, que vont devenir les Japonais ???

 

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 23:14

 

 

 

On annonce qu’au Japon
un second réacteur nucléaire est tombé en panne

 

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Communiqué ici.

 

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 21:44

 

 

 

Je dédie ces quelques lignes à M. Éric Besson,
ministre et menteur patenté.

 

Alerte nucléaire au Japon après
un violent tremblement de terre

Dernier ajout : samedi 12 mars 2011 à 21 h 06

 

Pour le Réseau « Sortir du nucléaire », c’est bien un accident nucléaire majeur qui se déroule actuellement au Japon, d’une gravité au moins comparable à celui de l’accident de Three Mile Island.

Une explosion a eu lieu dans le réacteur n° 1 de la centrale de Fukushima Daiichi. « L’explosion s’est produite entre 15 h 30 et 16 h 00 (heure locale) dans le réacteur N° 1 de la centrale nucléaire, située à 250 km au nord de Tokyo ». La structure externe du bâtiment réacteur a explosé, et le toit du bâtiment réacteur s’est effondré de l’aveu même de l’exploitant TEPCO.

La situation nucléaire au Japon est gravissime : 11 centrales ont été arrêtées en urgence, 5 réacteurs connaissent des problèmes graves de refroidissement démultipliant le risque d’un accident nucléaire, 50 000 personnes ont été évacuées.

Suivez l’actualité de l’accident ici.

 

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 20:39

 

 

 

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Georges Hugnet, Dictionnaire du Dadaïsme, 1916-1922, Paris, Jean-Claude Simoën, 1976, 15,3x24, 368 p.

 

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Georges Hugnet est ici aussi.

 

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Published by shige - dans Avant-garde
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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 19:51

 

 

 

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Coupure de presse datant de 1938 trouvée dans une édition de « Mes souvenirs » sur le Théâtre-Libre d’André Antoine (Fayard, 1921).

 

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 19:03

 

 

 

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Ces images viennent du site de The New York Times qui montre aussi des animations. Merci à Roberto qui est sur place et va bien.

 

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 18:34

 

 

 

À l’heure où le gouvernement français, par la voix de deux de ses ministres, vient lors d’une conférence de presse de nier en bloc l’existence d’une catastrophe nucléaire, imitant en cela les autorités japonaises, alors que les images de l’explosion de la centrale de Fukushima (qui se trouve à 200 km de la métropole de Tokyo qui compte 35 millions d’habitants) ne font aucun doute sur la gravité des faits, il serait grand temps d’en finir avec l’idée que le nucléaire est inoffensif, et pour les Japonais d’arrêter de jouer aux cons en laissant 55 centrales en activité dans le pays dont le sol est le plus instable au monde. J’en profite pour glisser cette animation, qui était prévue de longue date : elle tombe à point.

Un artiste japonais, Isao Hashimoto a réalisé une mappemonde où apparaissent, dans l’ordre chronologique, toutes les explosions nucléaires de 1945 à 1998, depuis les bombardements des villes de Nagasaki et Hiroshima jusqu’aux « essais nucléaires » de six pays (États-Unis, URSS, Royaume-Uni, France, Chine, Inde). L’animation est à voir sur YouTube. En dehors du sujet même, la froideur clinique de ce relevé historique confère à l’œuvre une dimension très angoissante.

 

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 01:45

 

 

 

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 Les photos viennent d’ici.

 

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Published by shige - dans Japon
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