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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 01:31

 

 

Du 19 octobre au 6 février 2011

(3 euros par projection)

 

Présentation du festival :

On connaît bien Alexandre Sokourov pour une œuvre marquée par son  approche esthétique et spirituelle, son lyrisme sombre dont la charge émotionnelle naît souvent d’une appréhension sensualiste du monde liée à un sens certain de l’abstraction.

On connaît moins l’« intonation » de sa voix dans la présentation, le montage de documents sur l’histoire de la Russie soviétique et post-soviétique, qui magnifie « le bruit du temps » (Ossip Mandelstam). Ces « pages cachées » dont nous découvrirons quelques chapitres inédits en France, sont articulées dans ce programme à des œuvres de fiction ou des documentaires, essais, élégies, souvent montrés et admirés.

Parmi ces inédits :

Léningrad. Rétrospective (2010), un film nouveau, travail de longues années, dont six épisodes sur quinze sont montrés : les actualités filmées de Léningrad de 1957 à 1990 apparaissent dans une « compilation–montage » conçu par le cinéaste. Journaux entiers, coupures dans les images d’archives, introductions d’éléments extérieurs dont certains extraits de films de Sokourov, travail sur la bande son et création d’une musique. Un événement qui fait deviner le sens caché de cette présentation officielle de l’histoire soviétique en train de s’écrire et de s’imposer dans ces Leningradskaïa kinokhronica.

Et rien de plus (1982), ou le point de vue d’un cinéaste russe replaçant la deuxième Guerre mondiale dans un contexte international, loin du point de vue « russo-centriste » dominant dans son pays. Un film qui dévoile les sentiments de Sokourov pour l’Europe et les Européens, ainsi que son attirance pour le Japon.

Élégie de la vie, Rostropovich. Vishnevskaya (2007)

Mstislav Rostropovitch apparaît pour la première fois dans Élégie de Moscou (1987), alors qu’il joue à Paris pour l’enterrement d’Andrei Tarkovski, leur ami commun. Dix-huit ans plus tard, à la demande du musicien, Sokourov commence ce documentaire avec une équipe entièrement russe. Répétitions, concerts, célébration du cinquantenaire de mariage du couple Rostropovich-Vishnevskaya, vie quotidienne de l’épouse dans l’Opera Center qu’elle a créé à Moscou, interviews dans la maison de St Peterbourg… autant d’événements qui tissent la trame des élégies, « doux souvenirs de ce qui a existé, que l’on voudrait faire revenir et qui ne reviendra jamais ». Dans la même période, Sokourov écrit pour Galina Vishnevskaya le rôle principal du film Alexandra. Un personnage alliant force et sentiment de miséricorde, dessiné pour refléter le rayonnement de son compagnon et alter ego.

La page est ici.

 

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Aleksandr Sokurov est ici et .

 

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 22:44

 

 

El Caballero Don Quijote
de Manuel Gutiérrez Aragón
Le lundi 25 octobre 2010 à 19 heures
à l’Instituto Cervantes de Paris
(Entrée libre)

 

Caballero1Caballero2.jpg

 

Le site est .

 

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 22:24

 

 

Montreuil-oct-2010.jpg

 

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 21:16

 

LUFF2

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Présentation de Christophe Bier :

Le cinéma pornographique est souvent perçu comme une entité monolithique sans auteurs, sans films singuliers, sans courants esthétiques divers : un robinet d’images dignes d’opprobres ou – ce qui n’est guère plus flatteur – ne pouvant faire l’objet que d’une approche sociologique. Considéré comme responsable de viols (ou tout au moins, selon de « savantes » études, comme aggravant leur nombre), dangereux pour la jeunesse, attentatoire à la dignité humaine en général et à celle de la femme en particulier (y compris dans les pornos gay ?), ce cinéma croule sous des accusations dont la littérature du même qualificatif s’est depuis longtemps débarrassées. Dans les années 70, l’émergence du cinéma porno fut très rapidement contrôlée. En France, peu après la sortie sur les écrans des premiers hardcores et un débat parlementaire mémorable, en dépit du libéralisme giscardien qui avait annoncé la fin de toute censure cinématographique, une loi de finance du 30 décembre 1975 instaura la fameuse « loi X », un dispositif coercitif, taxant lourdement la pornographie naissante, la reléguant dans un ghetto de salles spécialisées, elles aussi privées du fonds de soutien. Les conséquences furent désastreuses, contraignant les productions à des budgets de plus en plus bas et aboutissant à la mort progressive du genre dans les salles de cinéma, quelque quinze années plus tard. En 2010, il ne reste plus qu’une seule salle, le Beverley à Paris, qui propose vaillamment des copies 35 mm de vieux pornos en double-programme, une semaine sur deux. Étrangement, le classement X n’a pas été aboli (tout comme la mesure d’interdiction totale), restant ainsi dans l’arsenal de la censure française comme la menace d’une lourde sanction économique. Très candidement, devant ladite « évolution des mœurs » de la société française (multiplication des discours sur une pornographie alternative et féminine, engouement pour les sextoys et des sex-shops pour couples), les cinéastes Jack Tyler et Ovidie eurent l’envie de présenter en Commission leur comédie Histoires de sexe(s) dans laquelle les séquences de dialogues écrits prédominaient tout autant que les purs moments de sexes explicites. Ils étaient encouragés par le non classement X de films comme Ken Park ou Shortbus. Ce dernier n’avait d’ailleurs récolté qu’une interdiction aux moins de 16 ans avec avertissement, malgré « la présence de scènes de sexe crues et osées, pour certaines non simulées » ; la Commission précisait qu’elle n’avait  « toutefois pas estimé justifier de proposer une interdiction aux moins de 18 ans en raison du climat général de cette comédie qui met en scène des adultes à la recherche de leur épanouissement sexuel sans jamais être placés dans des situations de contrainte et d’un ton globalement amusé qui permet au spectateur de prendre de la distance par rapport aux images proposées. » C’est exactement ce qui aurait pu être pensé à propos d’Histoires de sexe(s)  qui s’est vu proposer… un affligeant classement X, approuvé par le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand (qui pouvait parfaitement ne pas suivre l’avis consultatif de la Commission). Le film ne correspondant pas aux goûts du Beverley, unique salle autorisée à le projeter, le ministre a donc en connaissance de cause condamné le film à une interdiction totale de fait, dans une indifférence quasi générale de la presse française. Venant du porno, Ovidie et Tyler étaient indignes d’être soutenus. Ému par cette mesure discriminatoire, un ami journaliste, attentif aux problèmes de la liberté d’expression, a tenté de faire réagir la Ligue des Droits de l’Homme. En vain…

 

Rien-que-par-derriere.jpg

 

Tout aussi grave, en 2005, le Conseil supérieur de l’audiovisuel français, auscultant au plus près l’image pornographique diffusée à la télévision, invoque la santé publique pour interdire les pornos tournés sans préservatifs. Sont donc rejetés au purgatoire tous les longs métrages en 35 mm produits en France entre 1974 et 1992, ainsi que les nombreuses vidéos tournées avant la prise de conscience des dangers du sida par le milieu du porno. Cette mesure nie ainsi la dimension historique du cinéma porno pour ne lui reconnaître en définitive qu’un grossier statut masturbatoire. Les films ne sont pas considérés comme des créations culturelles mais des « produits » de consommation dont il conviendrait de privilégier les derniers, fabriqués selon les normes du moment. Pire, et là réside l’inanité de cette décision, elle élève la pornographie à un statut éducatif qu’elle n’a jamais revendiqué. À ces incessantes régressions viennent s’ajouter les théories d’intellectuels pornophobes, toujours prompts à condamner le genre avec quelques jugements péremptoires, souvent paternalistes.

 

Les-Goulues.jpg

 

Pour défendre le genre pornographique, il faut abandonner le terrain de la morale au seul profit de l’analyse critique : « L’important, écrit Julien Cervois, n’est pas qu’il y ait de la pisse ou non mais de savoir comment elle est filmée et pourquoi » (Le Cinéma pornographique, Vrin, 2009). On ne saurait mieux s’exprimer.

C’est cette exigence critique couplée à un travail de recherche historique qui m’a poussé, avec une petite équipe de rédacteurs, à entreprendre en 2000 un Dictionnaire des films français érotiques et pornographiques en 16 et 35 mm. Soit plus de 1800 titres recensés et analysés, d’À bout de sexe à Zob, zob, zob. 1500 pages d’informations et de réflexions sur l’érotisme et la pornographie, depuis les premiers films sexy condamnés par l’église jusqu’aux derniers hardcores d’Alain Payet, de l’orientalisante Sultane de l’amour réalisée par René Le Somptier en 1919 jusqu’à Belle Salope de 30 ans de Michel Berkowitch (1996). 1500 pages de textes sans la moindre… illustration. Ce travail janséniste sera (enfin) publié en avril/mai 2011. Nous espérons ainsi participer à la reconnaissance d’un genre méprisé et à sa prise en compte dans le patrimoine culturel du cinéma français. Il est grand temps que les cinémathèques recensent les bandes pornographiques déposées dans leurs collections et les projettent, régulièrement, comme l’on passerait un Duvivier ou un Bergman. Et aussi, pourquoi ne pas rêver, entreprendre un vaste chantier de restauration de ces copies d’exploitation parfois usées jusqu’à la corde.

On entend souvent les pornophobes dire : « quand on a vu un porno, on les a tous vus. » Merci au Luff et à la Cinémathèque suisse de nous accompagner dans la redécouverte du porno français et de démontrer ainsi l’idiotie et la malhonnêteté de cette pensée. Les quelques titres programmés cette année sont la preuve éclatante de l’incroyable richesse d’un genre qui n’a jamais attendu les théorisations féministes post-porn et la récupération expérimentale pour livrer des œuvres fascinantes, belles et parfois ambitieuses.

Christophe Bier, Rédacteur en chef du Dictionnaire des films français érotiques et pornographiques 16 et 35 mm, à paraître en avril 2011 chez Serious Publishing.

 

La programmation de Christophe se trouve ici (les illustrations viennent des films qu’il a choisi). Un article sur cette carte blanche lausannoise est .

Présent aussi au LUFF Jean Louis Van Belle, son portrait par Christophe Bier est ici.

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 01:24

 

 

Au Goethe-Institut de Paris :
une rencontre et une avant-première

 

Rencontre avec Michael Haneke, le 27 octobre 2010

 

Haneke.jpg

Avant-première du film Le Braqueur, le 28 octobre 2010

 

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Le site du Goethe-Institut est ici.

Moi qui ne cesse de me plaindre du prix élevé de la culture dans nos contrées, j’ai décidé d’ouvrir ces colonnes à un choix de projections cinématographiques gratuites sur Paris ; je l’élargirai à d’autres activités culturelles.

 

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 22:28

 

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Les affiches viennent de Movie Art China, ici. La boutique s’est ouverte à Pékin, dans le quartier de Sanlitun (immeubles SoHo).

 

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 15:10

 

 

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Contemporaines de La Dolce Vita, et constituant son exact prolongement, ces photographies ont été prises à Milan des années cinquante à la décennie suivante dans un bar installé sur le toit d’un immeuble moderne : la Terrazza Martini. Si cette boisson demeure imbuvable, les images, elles, se sont bonifiées avec le temps. Le lieu existe toujours, l’insipide George Clooney s’y rend en promotion, comme les derniers James Bond ; on continue à y photographier, mais où est le glamour ?

Les photos viennent du site de Martini et surtout de celui d’Ana Lee.

 

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 14:23

 

 

The-Family.jpg

 

J’ai trouvé cette photo étonnante sur le blog de Charles Tatum (lien ci-contre).

Marina Abramovic, The Family III (2008), photo tirage chromogénique marouflé sur dibond, 180 x 225 cm

Source : Galerie Bärtschi (Genève).

 

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 01:19

 

 

Berger-par-Newton.jpg

 

Depuis le temps que l’on me réclame des hommes sur “Shige Pékin”, la maison a décidé de frapper un grand coup. Non seulement je vous offre une icône de l’histoire du cinéma, mais aussi un grand nom de la photographie contemporaine.

Portrait de Helmut Berger par Helmut Newton (Beverly Hills, 1984). Il semblerait que ce soit l’unique nu masculin réalisé par Newton.

Helmut Berger apparaît aussi.

 

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 22:56

 

 

 

Pour Layla

 

49e anniversaire du massacre du 17 octobre 1961

Vérité et Justice

 

Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers d’Algériens manifestaient pacifiquement à Paris contre le couvre feu discriminatoire qui leur avait été imposé par Maurice Papon, Préfet de police de Paris. Ils défendaient leur droit à l’égalité, leur droit à l’indépendance et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ce jour-là, et les jours qui suivirent, des milliers de ces manifestants furent arrêtés, emprisonnés, torturés ou, pour nombre d’entre eux, refoulés en Algérie. Des centaines perdirent la vie, victimes d’une violence et d’une brutalité extrêmes des forces de police.

49 ans après, la Vérité est en marche. Cependant, la France n’a toujours pas reconnu sa responsabilité dans les guerres coloniales qu’elle a menées, – en particulier la Guerre d’Algérie – non plus que dans le cortège de drames et d’horreurs qu’elle a entraînés ou dans ce crime d’État que constitue le 17 octobre 1961. Certains osent encore aujourd’hui continuer à parler des « bienfaits de la colonisation » et le pouvoir encourage les nostalgiques de l’Algérie Française et de l’OAS, comme dans les tentatives pour empêcher la projection du film « Hors la Loi ». Malgré un discours, parfois ambigu et contradictoire, sur le passé colonial de la France, la politique menée par le Président de la République témoigne d’une réelle volonté de sa réhabilitation.

Depuis sa nomination, Hubert Falco, le Secrétaire d’État aux Anciens Combattants multiplie les actes d’allégeance à ces nostalgiques. Le 19 octobre prochain, il installera la « Fondation pour la mémoire de la Guerre d’Algérie », dotée de plus de 7 millions d’euros, en application de l’article 3 de la loi du 23 février 2005. Même si un alinéa de l’article 4 qui voulait initialement inciter les enseignants à présenter les « aspects positifs de la colonisation » a aujourd’hui disparu, cette Fondation semble être sous la coupe d’associations nostalgiques qui voudraient pouvoir exiger des historiens qu’ils se plient à la mémoire de « certains » témoins. Pour être fidèles à leur mission scientifique, les historiens ont besoin de pouvoir accéder librement aux archives, échapper aux contrôles des pouvoirs ou des groupes de pression et travailler ensemble, avec leurs homologues, entre les deux rives de la Méditerranée. Or, la loi sur les archives, votée en 2008, fixe des délais de consultation aux dossiers judiciaires qui retardera en particulier les recherches sur l’organisation criminelle de l’OAS que certains, au sein même du parti du Président de la République, cherchent à réhabiliter. La recherche de la vérité s’impose pour cette période sombre de notre histoire comme elle s’est imposée pour la collaboration vichyste avec l’Allemagne nazie. Ce n’est qu’à ce prix que pourra disparaître la séquelle la plus grave de la guerre d’Algérie, à savoir le racisme dont sont victimes aujourd’hui nombre de citoyens ou de ressortissants d’origine maghrébine ou des anciennes colonies, y compris sous la forme de violences policières parfois meurtrières.

 

Pour exiger :

    • la reconnaissance officielle du crime commis par l’État français les 17 et 18 octobre 1961 ;

   • la liberté d’accès effective aux archives pour tous, historiens et citoyens ;

   • le développement de la recherche historique sur ces questions dans un cadre franco-algérien et international.

 

Ici-on-noie.jpg

Rassemblement :
Dimanche 17 octobre à 17 h, Place Saint-Michel à Paris
Là où tant de victimes furent jetées à la Seine il y a 49 ans.

 

Le texte ainsi que la liste des premières organisations signataires sont disponibles sur le site du Groupe d’information et de soutien des immigrés (Gisti) qui est ici.

Il a été question du 17 octobre ici aussi.

 

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