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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 01:22

 

 

Un article en double page dans le Libération du 24 septembre 2010 pour ouvrir le bal et quelque chose dans Le Journal du dimanche du 19 septembre 2010 pour s’abîmer encore davantage dans l’anecdotique.

 

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« Retour à Tarnac » 
Par Mathieu Deslandes

 

Près de deux ans après les arrestations, les « jeunes du Goutailloux » ont repris le cours de leur vie à la marge. La procédure antiterroriste qui les vise pourrait être annulée.

Il y a des fleurs des champs dans des flûtes à champagne, une casquette du conseil général de Corrèze dans la gueule d’un sanglier empaillé et, dans une niche, une photo du résistant Georges Guingouin, le héros des maquis du Limousin. Douze clients sont attablés devant leur « menu ouvrier » à 12 euros, inauguré par un exceptionnel potage à la poire et au céleri. Le serveur, un costaud à lunettes, en jean et pull-over rouge, s’appelle Julien Coupat.

La suite est à lire ici.

 

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Benjamin Rosoux (source JDD).

 

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 23:18

 

 

Je n’étais pas au courant de ce dossier, et si je reprends ici ce qui semble être un droit de réponse de Madame Moisdon dans les colonnes du Monde, c’est que, même en ignorant tout des charges qui pèsent contre ce pauvre Larry Clark, on peut aisément en suivre le fil ne serait-ce qu’en se basant sur les autres artistes cités dans le cours du texte. Et c’est dans le dépassement du cas présent que cette réflexion vaut d’être intégrée à la triste section « Censure en France » de ce blog.  

 

« “Larry Clark”, vers une interdiction au “public” »
Par Stéphanie Moisdon

Le Monde du  24 septembre 2010

 

Depuis que j’ai été informée de la décision de la Ville de Paris d’interdire l’entrée de l’exposition Larry Clark aux moins de 18 ans, je m’attendais à ce qui arrive, une chaîne de réactions médiatiques désordonnées.

Un premier rectificatif s’impose : l’affaire Présumés innocents qui sert de socle au cas Larry Clark, exposition ouverte en 2000 au Capc de Bordeaux et qui m’a valu d’être poursuivie en pénal (avec Marie-Laure Bernadac et Henry-Claude Cousseau) depuis maintenant plus de dix ans, n’est toujours pas « classée ». Merci aux journalistes et commentateurs d’en tenir compte. Après une ordonnance de non-lieu, l’organisation La Mouette a décidé de pourvoir en cassation et rien à ce jour n’indique que la procédure ne puisse aboutir.

Étant donné la tournure que prennent ces choses juridiques, mieux vaut être précis. Car ce détail n’est pas le moindre. Il permet de saisir le contexte nébuleux de « lâcheté » dans lequel la décision finale de priver Larry Clark de son public privilégié, les adolescents, a été entérinée. Contrairement à ce qu’affirme Hugo Vetrani dans son texte sur Mediapart, nous sommes donc toujours en attente de la décision de la Cour de cassation, ce que la Ville de Paris n’ignore pas, et c’est bien sur cette base-là que les éditeurs Paris Musées ont fini par se désister de la publication. Dans Le Monde daté 17 septembre, la directrice Aimée Fontaine, épousant littéralement la pensée de futurs détracteurs, lâche cette phrase définitive : « On ne peut ignorer qu’il y a dans le livre des photos à caractère pédophile et pornographique ».

Soyons clairs, soit une image est pédophile, soit elle ne l’est pas. Un spectateur intelligent saura trancher. Le « caractère » pédophilique ou pornographique d’une image dépend entièrement de l’appréciation toute subjective du lecteur, de sa culture et de ses valeurs. Par ailleurs, ceux qui considèrent légitimement Larry Clark comme un artiste majeur – signalons qu’il figure dans les plus grandes collections du monde – trouveront la portée d’analyse d’Aimée Fontaine pour le moins sommaire. Mais peu importe, les temps ne sont pas à la complexité !

Avant toute chose, disons que le cas Présumés innocents, unique en France, est fondé sur une procédure aberrante, un dossier fantomatique vide de charges, sur la néantisation du rôle de l’art et de ses fonctions (il ne s’agirait pas d’œuvres mais d’images ou pire de messages), et sur la fabrication de délits hypothétiques (un mineur « aurait » pu voir des images « à caractère violent et pornographique », malgré tous les dispositifs d’avertissement). Enfin, qu’il s’appuie sur une investigation qui flirte avec le burlesque : pour exemple, l’intervention d’Interpol afin de retrouver Robert Mapplethorpe, dangereux criminel bien connu de nos services, décédé en 1989, avant les faits.

Mais cette procédure est aussi le socle d’une réflexion élargie sur les notions de droit et de liberté. Elle permet, entre autres questions, de comprendre les mécanismes d’une nouvelle forme de censure masquée, plus pernicieuse, celle qui consiste, dans l’ombre, à reformater les mentalités et les espaces publics, à multiplier les dispositifs de prévention ou de précaution, relevant d’une autocensure généralisée, difficile à tracer donc à endiguer. La vertu, si je puis dire, de cette affaire Larry Clark, est de faire tomber le voile et de révéler au grand jour le sort qui sera dorénavant réservé aux œuvres « à caractère pédophilique et pornographique » (de Balthus à Richard prince, la palette est large).

Car pendant ces dix années, très peu de mes collègues ou artistes ont désiré témoigner d’un acte révélé d’autocensure. Pourtant je n’ai cessé depuis l’affaire d’être régulièrement « consultée » dans mon domaine, à titre d’expertise, afin d’aider à fixer les limites de la dangerosité d’une œuvre et des risques de poursuite judiciaire. Je me suis moi-même retrouvée à devoir interdire aux mineurs l’accès aux photos de David Hamilton (dans la Biennale de Lyon en 2007). Ces mêmes images, diffusées jusque-là en grand nombre dans les carteries et grandes surfaces, étant devenues proprement inmontrables. Cette décision « curatoriale » relevait à la fois d’un acte d’autocensure mais aussi d’un geste critique qui consistait à montrer l’évolution dans cette dernière décennie d’une société amnésique et liberticide.

Tous ces dispositifs préventifs (on dénombre déjà plusieurs expositions interdites aux mineurs), ont aussi pour effet de modifier le paysage des expositions, déjà largement encombré de matériels divers de médiation, devenu en quelques années des forêts de signes, de panneaux d’avertissements qui orientent le parcours et la lecture des œuvres, et qui définissent en creux une nouvelle condition du spectateur, partagé entre la consommation spectaculaire et le fantasme de sa victimisation. Face à cette dérive sécuritaire, qui s’accompagne d’une judiciarisation grandissante, le « public » tant convoité, démembré arbitrairement en catégories sociales et tranches d’âges, appréhende les territoires de l’art dans ce climat de suspicion, éduqué à se garantir des conséquences traumatiques d’une expérience de l’art qui serait non désirée, non protégée.

C’est dire aussi, paradoxalement, toute l’importance accordée à la production culturelle, et les conséquences indirectes de son accessibilité grandissante. L’art contemporain n’est plus depuis longtemps l’affaire d’une supposée élite, refermée sur ses propres enjeux, mais une véritable zone de flux, de passage, de libre-échange. En dix ans, la fréquentation des expositions est devenue aussi industrielle que sa production, sa diffusion et sa commercialisation. Cet état schizophrénique pourrait bien un jour aboutir à quelques situations aussi ridicules que radicales, comme l’interdiction aujourd’hui de l’exposition de Larry Clark à ses premiers destinataires, les « kids », ou encore l’ouverture d’une exposition « interdite au public ».

 

Stéphanie Moisdon est critique d’art et commissaire d’exposition.

 

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Photo de David Hamilton

 

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 17:17

 

 

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Après Paolo Sensini ce matin, restons encore un peu en Italie pour revenir sur l’œuvre de Brambilla, brièvement évoquée ici. Pour commencer, voici des illustrations de ses couvertures pour l’édition italienne de quelques-uns des grands noms de la science-fiction, toute époque confondue (Vernon Vinge, Cordwainer Smith, Silverberg, Ballard, Asimov). Elles viennent directement de son site.
J’ajoute pour finir un travail plus original de détournement de cartes postales anciennes. Sur cette dernière partie, je ne m’autoriserai qu’une remarque, je trouve que ses images sont parfois un peu chargées, Brambilla gagnerait à jouer de l’épure.

 

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 16:04

 

 

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 11:16

 

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Paolo Sensini, Il “dissenso” nella sinistra extraparlementare italiana dal 1968 al 1977, Soveria Mannelli, Rubbettino Editore, 2010, IX + 424 p., 14 x 22. Introduction de Luciano Pellicani.

Paolo Sensini a publié en outre la première édition complète de La Bureaucratisation du monde de Bruno Rizzi (Milan, Edizioni Colibrì, 2002, CXXXVIII + 450 p.).

 

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 22:57

 

 

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André Breton, Anthologie de l’humour noir, Paris, Le Livre de poche, 1970, 1976 pour la présente édition (nouvelle éd. : Paris, Jean-Jacques Pauvert, 1966), 11 x 17, 448 p.
Édition originale : Paris, Éditions du Sagittaire, 1940.
Je remercie Hania pour les numérisations.

 

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 22:05

 

 

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Personne ne peut plus l’ignorer, Claude Monet fait l’objet d’une rétrospective jusqu’au 24 janvier 2011 au Grand Palais à Paris. Je m’y rendrai sans me faire la moindre illusion sur la simple possibilité de jouir d’une œuvre en toute tranquillité, sans que dix ou douze personnes s’agglutinent devant ; je crois que c’est impossible.
Il faut le redire, Monet est un des plus grands peintres du XIXe et du XXe siècle (il meurt en 1926 sur les flamboyants Nymphéas). Son art accumule les qualités les plus diverses : sens de la composition et du rythme, originalité des sujets abordés (le prolétariat !), un rapport à la couleur et à la lumière qui vont entrer dans l’histoire, comme la dissolution du sujet dans les jardins de Giverny. L’homme est un audacieux, un intransigeant, un moderne.

En attendant d’en reparler, je donne à voir cette série de détails de ses toiles qui viennent du site de l’exposition qui est un modèle du genre.

 

Les décennies 1860-1870

 

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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 02:05

 

 

La lecture de Libération et Le Monde du 20 septembre 2010 offre un bel éventail de la guerre sociale qui, sans qu’aucun média n’en révèle l’ampleur véritable (faut pas rêver !), nous agresse quotidiennement et sape le moral du plus grand nombre. Les coups portés, vous le noterez également, viennent tous du même camp.

Un tour d’horizon instructif et malheureusement banal ces temps-ci.

 

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L’impossible logement

 

Celles et ceux qui vivent dans les grandes villes, et en particulier en région parisienne, connaissent les énormes et proprement délirantes difficultés que l’on rencontre dans la recherche d’un logement de petite surface (studette, studio), le parcours du combattant que l’on traverse. Tout le monde ? Non, un mec l’ignore absolument : le secrétaire d’État au logement lui-même !!!
C’est à lire ici.

J’ajoute que dans toute l’histoire de la capitale, ce doit être la première fois que les petits employés qui y travaillent ne peuvent plus s’y loger. Historiens, le cas échéant, corrigez-moi !

Au fait, je cherche toujours un logement d’une surface de 15 à 30 m2 dans Paris intra-muros. Si vous avez des plans, je suis preneur, même pour une courte période. J’accepte aussi la colocation, c’est dire.

 

 

Fiscalité des jeunes mariés et des jeunes pacsés

 

Je n’ai pas les chiffres en tête (analyse entendue ce soir sur Radio-Phrance), mais ce sont bien évidemment les plus petits salaires qui vont le plus souffrir de cette décision, si elle venait à être adoptée.
C’est à lire ici.

 

 

Les banques à l’amende

 

On ne va pas faire mine de découvrir que les banques sont tenus par des voleurs, ce serait insulter votre sens aigu de la radicalité et de l’observation sociale. En revanche, comme me le disait l’ami Civo, on peut légitimement s’interroger sur l’absence de solution de remboursement ; Le Monde ne semble pas s’en soucier. Civo, qui a le sens de la formule, citait l’exemple de l’amende infligée aux trois opérateurs mobiles français pour entente : « impossible de savoir où est passé le pognon. »
C’est à lire ici.

J’ajoute qu’une enquête est en cours relativement aux cartes bancaires.

 

 

La solution EdF

 

Dans la série des mesures iniques et profondément anti-égalitaires, cette petite perle.

C’est à lire ici.

 

 

Last but not least

 

Mais le plus triste vient évidemment de ce milliard de victimes de la faim.
C’est à lire ici.

Je rappelle ce que disait Jean Ziegler, avec la détermination qui le caractérise, de la faim dans le monde :

« Étant donné l’état actuel de l’agriculture dans le monde,
on sait qu’elle pourrait
nourrir 12 milliards d’individus sans difficulté.
Pour le dire autrement :
tout enfant qui meurt actuellement de faim
est, en réalité, assassiné. »

Jean Ziegler, extrait du film We Feed The World.

 

Jean Ziegler apparaît ici et .

Enfin, je termine avec cette petite réflexion du professeur Pierre Rosanvallon, extraite d’un entretien à Mediapart (du 17 septembre 2010) : « L’indignation est majoritaire dans le pays mais l’indignation ne fait pas une politique. »

Le plan de Paris vient de Wikimedia Commons.

 

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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 16:30

 

 

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“The devastating effects of coal ash pollution in China”

Photos Zhao Gang/Greenpeace
The Guardian
du 16 septembre 2010

 

Environmental group Greenpeace warns that China is producing toxic coal ash at an alarming rate, destroying surrounding villages and agricultural land.

 

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Le reste des photos et les commentaires sont à voir et à lire ici. Je remercie Roberto d’avoir attiré mon attention sur cette page.

 

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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 15:48

 

 

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Un reportage photographique sur Bruges dans le merveilleux site Au carrefour étrange (adresse dans les liens ci-contre). 

 

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Published by shige - dans Architecture
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