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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 05:47


 

« Les anarchistes »
Une tradition révolutionnaire et philosophique

Par Daniel Colson

   

 

Le lien entre philosophie et anarchisme a longtemps paru défait, si ce n’est infondé. L’anarchisme, expliquait-on, aurait disparu de la scène sociale et politique dans le désastre de la guerre civile espagnole. En outre, à l’inverse du marxisme, la pensée libertaire n’aurait jamais constitué une philosophie digne de ce nom – d’où le désintérêt des philosophes et, a fortiori, des instances académiques (1).
 

L’anarchisme naît au milieu du XIXe siècle, en même temps que le marxisme, à partir de préoccupations semblables – la question sociale et les mouvements ouvriers –, mais suivant des modalités pratiques et théoriques assez nettement différentes. Sa gestation relève de deux processus distincts. Il y a d’abord une démarche théorique et politique qui lui donne son principal concept : l’anarchie, considérée comme une valeur positive, à la fois pour rendre compte de la réalité du monde et, de manière apparemment plus surprenante, pour dire comment ce monde, d’abord placé sous le signe de la domination et de l’exploitation de l’homme par l’homme, pourrait s’émanciper, affirmer la liberté et l’égalité de tous à travers ce que Pierre-Joseph Proudhon appelle l’anarchie positive. L’originalité de cette naissance tient à ce qu’elle ne dépend pas d’un théoricien unique, contrairement par exemple au marxisme, mais de prises de position multiples et différentes, d’auteurs eux-mêmes très divers dans leurs points de vue, qui se lisent et se reconnaissent mais sans se concerter, ni constituer un groupe, ni se soumettre à l’autorité ou à la maîtrise de l’un d’entre eux.
 

De ces auteurs, Proudhon est sans doute le plus connu (lire « L’infréquentable Pierre-Joseph Proudhon ».) C’est lui qui, le premier, en 1840, dans son livre Qu’est-ce que la propriété ?, se réfère positivement et, théoriquement, de façon déterminante à l’idée d’anarchie. C’est également lui qui produit l’œuvre la plus conséquente, ne serait-ce qu’en quantité. Mais, à côté de lui, il faut également citer Max Stirner dont le livre L’Unique et sa propriété (1845) deviendra l’une des références ultérieures de l’anarchisme en train de naître. Ou encore le médecin Ernest Cœurderoy (1825-1862) (2), le colleur de papier peint Joseph Déjacque (1822-1864) (3) et, bien sûr, Mikhaïl Aleksandrovitch Bakounine (1814-1876), un ancien et atypique hégélien de gauche qui, en quelques années, devait non seulement contribuer de façon déterminante au développement de la pensée libertaire mais aussi, en opposition au marxisme, à la naissance de l’anarchisme ouvrier.
 

Le second berceau de l’anarchisme, du point de vue de la philosophie, se trouve (paradoxalement) là où l’on ne s’attendrait pas à le trouver : dans des pratiques ouvrières et révolutionnaires qui, sous des formes très différentes et pendant un peu plus d’un demi-siècle, de la Ire Internationale à l’écrasement de la révolution espagnole en mai 1937, se manifestent dans la plupart des pays en voie d’industrialisation, en France, en Espagne, en Italie, mais aussi de la Russie aux Pays-Bas, des Etats-Unis au Brésil et à l’Argentine.
 

Des ouvriers horlogers de la Fédération jurassienne à la puissante Confédération nationale du travail (CNT) espagnole (4), sans cesse renaissants mais sporadiques et de courte durée en raison même de leur radicalité, ces mouvements demeurent mal connus (5). Ils devaient disparaître les uns après les autres, au moment de leur plus grand développement, sous les triples coups de la première guerre mondiale pour l’Europe, de la violente réaction des différents fascismes et autres régimes militaristes qui s’imposent un peu partout dans le monde au cours des années 1920-1930, et enfin de la version du « communisme » qui règne alors à l’ombre de la dictature étatique en Russie.
 

Il aura fallu attendre les événements dits de Mai 68 et plus généralement le dernier quart du XXe siècle pour que le projet et la pensée libertaires renaissent de leurs cendres. Et ceci, de nouveau, sous l’effet d’un double élan. Celui donné par des mouvements ainsi que par des modes de revendications et d’action (autogestion, assemblées générales, luttes antiautoritaires) qui, pendant quelques années, traversent un grand nombre de pays ; celui impulsé sur le plan philosophique par une constellation d’approches théoriques originales et diverses, de Jean Baudrillard à Gilles Deleuze en passant par Michel Foucault, Jacques Derrida, Félix Guattari et bien d’autres.
 

Avec ce que l’on pourrait définir comme un nietzschéisme de gauche, on n’assistait pas seulement à l’émergence d’une pensée émancipatrice capable de faire vaciller cinquante ans d’hégémonie marxiste à gauche. Il devenait également possible de donner sens à l’anarchisme, à sa dimension théorique – un immense corpus de textes, traités, opuscules, ainsi que des inédits souvent hétéroclites, difficilement accessibles et en partie perdus (pour Bakounine) –, mais aussi, et de façon plus surprenante, à un ensemble de mouvements et d’expérimentations libertaires, en particulier ouvriers, dont on commence seulement à percevoir l’importance. Cette rencontre étonnante entre des mobilisations ouvrières et un nietzschéisme de gauche à juste titre dénoncé par ses ennemis sous le nom de « pensée 68 » (6), présente trois caractéristiques singulières.
 

Le séparatisme, l’autonomie et la distinction, en premier lieu. C’est-à-dire la capacité des opprimés à devenir des maîtres, leur « propre maître » disent les syndicalistes libertaires, en tirant d’eux-mêmes et de leurs mouvements tout ce dont ils ont besoin pour changer le monde. Dans un livre posthume, De la capacité politique des classes ouvrières (alors lu et relu par les militants ouvriers), et dans des termes éminemment nietzschéens, Proudhon explique : « La séparation que je recommande est la condition même de la vie. Se distinguer, se définir, c’est être ; de même que se confondre et s’absorber, c’est se perdre. Que la classe ouvrière se le tienne pour dit : il faut avant tout qu’elle sorte de tutelle et qu’elle agisse désormais exclusivement par elle-même et pour elle-même (7).  »
 

Dans leur lutte pour l’émancipation, les différents mouvements de l’anarchisme ouvrier considèrent en effet n’avoir rien à demander à personne puisqu’ils prétendent « être tout » (comme le soulignent les paroles de l’Internationale). Ils cherchent quelque chose d’entièrement nouveau et que personne ne peut donc leur donner puisque ce sont eux qui l’apportent.
 

Au second point de rencontre philosophique entre le nietzschéisme de gauche et l’anarchisme ouvrier se trouvent le fédéralisme et le pluralisme. On connaît la conception nietzschéenne de la volonté de puissance, pensée sous la forme d’une pluralité de pulsions, de forces et de désirs. On connaît moins la façon originale dont les différents mouvements ouvriers anarchistes ont donné corps au concept de « force collective » de Proudhon, ce composé de puissances, cette résultante des conflits et de l’association d’une multitude de tendances différentes et contradictoires.
 

À la volonté de puissance de Nietzsche conçue sous la forme de « complexes de forces en train de s’unir ou de se repousser, de s’associer ou de se dissocier », écrit Michel Haar (8), répondent ainsi, un peu partout dans le monde et pendant plus d’un demi-siècle, la tension, l’équilibre et la multiplicité de pratiques et de modes d’organisation reposant entièrement sur le fédéralisme, la libre association, l’affinité, le contrat toujours révocable. Mais aussi sur la vie intense et mouvementée de processus de masse où chaque être – individu, groupe, syndicat, commune, union ou fédération… – dispose d’une complète autonomie, de la possibilité de toujours pouvoir faire sécession.
 

À ces deux premières rencontres, au-delà du temps et des mers, entre l’anarchisme pratique et la pensée de Nietzsche, mais aussi de Gottfried Wilhelm Leibniz, de Baruch Spinoza, d’Alfred North Whitehead et de beaucoup d’autres, on peut ajouter une troisième, peut-être la plus importante : l’action directe et le refus de la représentation. Pour l’anarchisme comme pour Nietzsche par exemple, il faut aller au-delà des mensonges et des pièges de la représentation politique ou sociale que les mouvements libertaires ont inlassablement dénoncée et dont Pierre Bourdieu a analysé les ruses et les naïvetés (9).
 

Comme Nietzsche et avec Bourdieu, l’anarchisme prétend aller aux racines de la domination et mettre au jour les mécanismes de la représentation langagière et symbolique. Là où Dieu, la science et les discours mensongers viennent se confondre avec l’État, ce « chien hypocrite, que dénonce Nietzsche, qui aime discourir pour faire croire que sa voix sort du ventre des choses  (10)  ». Là où, comme l’explique Victor Griffuelhes, un des responsables de la Confédération générale du travail (CGT) française d’avant 1914, « à la confiance dans le Dieu du prêtre, à la confiance dans le pouvoir des politiciens, le syndicalisme substitue la confiance en soi, l’action directe (11)  ».
 

En exprimant ses potentialités révolutionnaires dans le contexte particulier des années 1960 et 1970, la pensée de Mai 68 ne se contente pas de donner sens à cet anarchisme passé qui lui fournit les raisons de sa propre radicalité. Elle contribue à l’inscrire dans une tradition philosophique beaucoup plus vaste, cachée dans les failles d’un ordre royal ou impérial. Comme Nietzsche quelques années plus tard, l’anarchisme est né un jour, quelque part en Europe. Mais comme lui s’étonnant « d’écrire de si bons livres » et aussi de retrouver ses propres idées chez Leibniz et Spinoza, l’idée anarchiste peut à son tour se surprendre de donner sens à l’ensemble de l’histoire humaine, des esclaves révoltés de Spartacus aux ismaéliens réformés du XIIe siècle persan, aux « turbans jaunes » du taoïsme chinois du IIe siècle avant Jésus-Christ, ou aux hussites tchèques du XVe siècle.
 

L’anarchisme n’est pas une philosophie, pas plus qu’il n’est un programme politique ou un modèle de fonctionnement social et économique. A travers ses multiples visages et sa façon de se faire écho à lui-même, ailleurs, autrefois et à l’intérieur d’une multitude de pratiques différentes, le projet libertaire s’affirme comme un rapport au monde qui diffère radicalement des pratiques, des codes, des perceptions et des représentations existantes. Il les défait au profit d’une recomposition de la totalité de ce qui est, lorsque vie quotidienne, pratiques politiques et sociales, créations artistiques, éthique et exercices de la pensée ne sont plus que diverses occasions d’exprimer et de répéter chacune pour elle-même ce qui les rassemble toutes.


 

(1) La First Anarchist Studies Network Conference (organisée du 4 au 6 septembre 2008 par le Centre for the Study of International Governance à l’université de Loughborough, Royaume-Uni) témoigne à cet égard d’un renouveau. Les cent cinquante participants étaient originaires de la plupart des pays de langue anglaise, mais aussi de République tchèque, de Pologne, d’Italie, de France, de Finlande, de Grèce, des Pays-Bas, d’Israël, de Turquie, d’Iran et du Danemark.

(2) Auteur de Hurrah ! ou La Révolution par les cosaques (1854), Cent Pages, Grenoble, 2000.

(3) Cf. le recueil de textes À bas les chefs !, Champ libre, Paris, 1979.

(4) Parmi les plus importantes organisations, signalons : en France, la Fédération des Bourses du travail et la Confédération générale du travail (CGT), de la fin du XIXe siècle jusqu’au début des années 1920 ; en Italie, l’Union syndicale italienne (USI), de 1912 à 1922 ; en Espagne, la Confédération nationale du travail (CNT), de 1911 à 1937 ; la Fédération ouvrière régionale d’Argentine (FORA), de 1901 à 1930 ; la CGT portugaise, de 1919 à 1924 ; les Industrials Workers of the Word (IWW), en Amérique du Nord, de 1905 à 1917 ; en Suède, l’Organisation centrale des ouvriers suédois (SAC), de 1910 à 1934 ; en Hollande, le Secrétariat national des travailleurs (NAS), de 1895 au début des années 1920 ; la Libre Union des travailleurs allemands (FAUD), au début des années 1920, etc.

(5) Lire Daniel Colson, Anarcho-syndicalisme et communisme, Saint-Etienne, 1920-1925, Atelier de création libertaire, Lyon, 1986, et, sur l’anarchisme ouvrier brésilien, Jacy Alves de Seixas, Mémoire et oubli. Anarchisme et syndicalisme révolutionnaire au Brésil, Maison des sciences de l’homme, Paris, 1992.

(6) Luc Ferry et Alain Renaut, La Pensée 68. Essai sur l’antihumanisme contemporain, Gallimard, Paris, 1985.

(7) Pierre-Joseph Proudhon, De la capacité politique des classes ouvrières, Librairie Marcel Rivière, Paris, 1924

(8) Michel Haar, Nietzsche et la métaphysique, Gallimard, Paris, 1993.

(9) Pierre Bourdieu, « La délégation et le fétichisme politique », Actes de la recherche en sciences sociales, n° 52-53, Paris, juin 1984.

(10) Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, Œuvres complètes, tome VI, Gallimard, Paris, 1989.

(11) Victor Griffuelhes, Le Syndicalisme révolutionnaire, La Publication sociale, Paris, 1909.

 

 

Daniel Colson. Professeur de sociologie à l’université de Saint-Étienne. Auteur de Trois Essais de philosophie anarchiste, Léo Scheer, Paris, 2004.

 

Il est l’auteur aussi du Petit Lexique philosophique de l’anarchisme, De Proudhon à Deleuze (Le Livre de Poche, 2001).

Janvier 2009, article inédit disponible sur le site du Monde diplomatique, ici. 

 

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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 12:55

 

 

Il existe un document exceptionnel sur YouTube, un plan de plus de six minutes montrant Ivan Chtcheglov lisant un texte. Ce sont, à ma connaissance, les seules images animées et l’unique document sonore que nous possédons de l’auteur du Formulaire pour un urbanisme nouveau.

 

« Il faut construire l’hacienda. »




 
 

 

 

www.youtube.com/watch?v=kEVOzj6CzKQ



 

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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 10:19


 

 


L’Avant-garde russe dans la collection Costakis
Du 6 novembre 2008 au 2 mars 2009

 

Musée Maillol-Fondation Dina Vierny
61, rue de Grenelle, 75007 Paris

 

Ensevelie sous le poids de la censure en Union Soviétique, l’avant-garde russe des années 20, longtemps connue des seuls spécialistes, n’a été redécouverte que tardivement en Occident. Depuis la mémorable exposition « Paris-Moscou » organisée en 89 au Centre Georges Pompidou, aucune vision d’ensemble de ce mouvement artistique d’une formidable modernité et fécondité n’a été présentée à Paris.

[Il me semble que la fameuse exposition s’est plutôt tenue en 1979 ; ce qui aggrave le propos !] 


La prestigieuse et mythique collection Costakis sera montrée pour la première fois en France. Cette collection privée, comptant 1 300 œuvres, la plus importante au monde consacrée à l’abstraction russe, aujourd’hui conservée au Musée d’Art Contemporain de Thessalonique a été patiemment rassemblée par un amateur éclairé et passionné, d’origine grecque, ayant passé presque toute sa vie à Moscou.


À travers plus de 200 œuvres, le musée Maillol présentera l’essentiel et le plus surprenant de cette collection, tant les œuvres des artistes les plus célèbres tels Rodchenko, Lissitzky, Tatline, Popova, que les œuvres d’artistes méconnus et montrés pour la première fois en France, tels Kudriashev, Redko, Anders, Nikritin…


À travers ce kaléidoscope, on percevra l’incroyable créativité et diversité de l’avant-garde russe des années 20, qui ne se limite pas au constructivisme, son expression dominante, mais préfigure des mouvements artistiques qui se développeront ultérieurement en Occident, tels l’abstraction géométrique, le biomorphisme, l’art informel, l’abstraction lyrique, l’expressionnisme abstrait, le minimalisme.

 

Portés par l’enthousiasme et l’utopie révolutionnaire, les artistes russes d’avant-garde ont cherché par des recherches formelles radicalement novatrices à anticiper un monde nouveau, reposant sur des bases rationnelles, où seraient abolie toute hiérarchie entre les arts comme entre les hommes.


 

 

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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 09:11




1913, année de rupture

Du 24 au 28 février 2009
À la Cité de la musique

  

Un an avant la Première Guerre mondiale, le paysage musical semble anticiper les bouleversements à venir. Du scandale du Sacre du printemps à la saisissante brièveté des pièces de Schönberg et de ses élèves, rien ne semble plus être comme avant.

 

Dans toutes les disciplines artistiques, l’année 1913 marque un tournant que certains ont analysé comme le pressentiment de la tragédie guerrière qui suivra. Outre le scandale du Sacre du printemps, cette année voit aussi l’apparition du premier ready-made de Marcel Duchamp ou de nouvelles formes d’art scénique, comme La Main heureuse d’Arnold Schönberg. Le croisement des arts s’exprime par l’incursion de la musique dans la peinture, comme dans les Rythmes colorés de Léopold Survage ou chez les Futuristes italiens. Parmi ces derniers, le compositeur Luigi Russolo publie en 1913 son célèbre manifeste L’Art des bruits, ouvrant la porte à l’intégration des sons urbains dans la musique. C’est de cette recherche de l’inouï que témoignent aussi les oeuvres du concert qui suit la table ronde : chacun à sa manière, Satie, Busoni, Bartók ou Cowell ont poursuivi l’exploration d’univers sonores inédits.


 

Programme du samedi 28 février

 

15 h :

Table ronde animée par Marcella Lista, historienne de l’art avec Philippe Albèra, musicologue, Daniel Dobbels, écrivain et chorégraphe, Pascal Rousseau, historien de l’art

 

17 h 30 :

Concert : Ferruccio Busoni (Sonatina Seconda, K. 257), Arnold Schönberg (Trois pièces pour piano, op. 11), Alexandre Scriabine (Sonate n°9, op. 68), Abel Decaux (Clair de lune), Gabriel Fauré (Nocturne n°11 / opus 107 en fa mineur pour piano), Claude Debussy (La terrasse des audiences au clair de lune, Feux d’artifice), Henry Cowell (Aeolian Harp, Exultation).

 

Entrée : 18 €.

 

Programme des autres évènements de « 1913, naissance des avant-gardes », du 24 au 26 février, avec l’Ensemble Intercontemporain, le Brussels Philarmonic, Stéphanie d’Oustrac & Pascal Jourdan :
http://www.cite-musique.fr/francais/cycle.aspx?id=294

 

 

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14 février 2009 6 14 /02 /février /2009 08:06




Giorgio de Chirico
La fabrique des rêves

 

Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
Du 13 février au 24 mai 2009



Cent soixante-dix peintures, sculptures, œuvres graphiques et une sélection d’archives retracent le parcours de l’artiste actif de 1909 à 1975. 


 

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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 16:36


 

Instructions pour une prise d’âmes
Artaud et l’envoûtement occidental

Par Frédéric Neyrat
(La Phocide, 2009)

 

Présentation de l’éditeur

« Le monde de la terre actuelle est mené par des séries d’envoûtements concertés et calculés » nous dit Antonin Artaud. Quelle signification autre que délirante accorder à une telle déclaration ? L’hypothèse qui gouverne ce livre est la suivante : la folie d’Artaud est entrée en conjonction - en résonance - avec le déni occidental. Sa folie s’exprime là où l’« Occident » a toujours refusé de s’exprimer sur lui-même - à moins qu’il n’en ait jamais été capable. L’envoûtement est un nom qui vient à la place de l’impensé occidental. L’impensé colonial. L’impensé du rapport entre Dieu, la techno-science et le capitalisme. L’impensé qui empêche de vivre et donne faim. L’impensé du corps auquel on fabrique une âme. On dira pourtant que l’on sait pertinemment aujourd’hui ce que sont le colonialisme et le post-colonialisme, le monothéisme, la Big Science et le capitalisme. Mais si l’on sait, nous dit Artaud, alors c’est pire. C’est qu’on ne veut vraiment rien changer et qu’on se veut du mal. L’impensé serait-il ce que nous savons le plus ? Plutôt bizarre... Serions-nous envoûtés ? 

 

Site de l’éditeur :
http://www.phocide.fr/


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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 05:09


 

 Centre Georges-Pompidou
Musée d’art moderne
Galerie d’art graphique
Niveau 4
Du 11 février au 11 mai 2009


La présentation de l’exposition sur le site Internet du centre accumule les erreurs – comme d’ailleurs la présentation qui est faite de l’Internationale situationniste au musée d’art moderne, ce qui est honteux, mais pas du tout surprenant et s’explique même très bien – et le prix de l’entrée est prohibitif. Mais, pour Asger Jorn, il ne faut pas hésiter une seule seconde à faire le déplacement, quel que soit le prix.

Peut-être qu’il vaudrait mieux attendre l’ouverture de l’exposition que le centre consacre à Calder, à partir du 18 mars, et faire d’une pierre deux coups. Si vous êtes impatient, et cela peut se comprendre, profitez-en pour rendre visite à un ami de Jorn, récemment décédé, Ettore Sottsass qui est exposé jusqu’au 31 mars.


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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 05:09


 

Proverbe 

Février 1920 – juillet 1921


Revue dadaïste dirigée par Paul Éluard

Feuille mensuelle pour la justification des mots

 

Avec la collaboration de Louis Aragon, André Breton, Théodore Fraenkel, Philippe Soupault, Benjamin Péret, Hans Arp, Jacques Rigault, Francis Picabia, Georges Ribemont-Dessaignes, Tristan Tzara, Jean Paulhan.


Réédition intégrale en fac-similé des 6 numéros de la revue Proverbe dont un hors série. Édition préparée et présentée par Dominique Rabourdin. Prix public : 25 €

 

Tout un programme pour Paul Éluard, qui souhaitait proposer une publication axée sur la question du langage. Mystère des mots, mystère de la grammaire, les phrases qui se retournent, les contraires qui se contredisent si peu, syntaxe, lexique, leur poids, leur légèreté, leur sens, leur non-sens et Proverbe naît sous le signe d’Apollinaire :


« Ô bouches l’homme est à la recherche
d’un nouveau langage
Auquel le grammairien d’aucune langue
n’aura rien à dire »

 

Avec ses cinq numéros publiés entre le 1er février et le 1er mai 1920 – et un sixième durant l’été 1921 –, Proverbe, fondée et dirigée par Paul Éluard, est l’une des plus rares, des plus raffinées et des plus intrigantes des revues dadaïstes. 

 

Éditions Dilecta
4, rue de Capri, 75012 paris
www.editions-dilecta.com
contact@editions-dilecta.com
Tél. : 33 (0)1 43 40 28 10     
Fax : 33 (0)1 43 40 28 62

 


 

Lancement d’une souscription pour le

 

Bulletin international du surréalisme 

Avril 1935 - septembre 1936

 

Fac-similé des quatre numéros
Présenté par Georges Sebbag

 

Du 27 mars au 10 avril 1935, André et Jacqueline Breton, Paul et Nush Éluard, séjournent à Prague. Le mois suivant, Benjamin Péret et le couple Breton voyagent aux Canaries. Un an après, en juin-juillet 1936, Breton, Éluard et Dalí participent activement à l’Exposition internationale du surréalisme qui se tient à Londres. Ainsi un surréalisme itinérant venu de Paris fait-il tour à tour sa jonction avec le groupe surréaliste tchèque déjà bien en place, avec les sympathisants surréalistes canariens de la revue Gaceta de arte et pour finir avec le groupe surréaliste anglais en formation. C’est à l’occasion de la tournée européenne et canarienne d’André Breton qu’est conçu et publié le Bulletin international du surréalisme. Au total, ce sont quatre numéros du Bulletin international du surréalisme, y compris le numéro dû aux surréalistes de vieille date que sont les surréalistes belges, qui sont édités successivement à Prague, à Santa Cruz de Tenerife, à Bruxelles et enfin à Londres.

 

 

BON DE SOUSCRIPTION

Je commande :

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