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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 14:11


Bâtiment de la CCTV photographié en fin d’après-midi vers 16 h, le 23 octobre 2008

 










 

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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 03:36


Marché de Lüjiaying, dit le « marché aux meubles »
 

 












Photos prises le 11 octobre 2008

 

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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 08:37


Le marché de Shilihe, dit le « marché aux grillons », se situe à quelques minutes à pied de Pan Jia Yuan, le plus célèbre des marchés aux puces de Pékin. Il s’en distingue sur bien des points : il ne connaît pas le tumulte touristique et semble réserver ses allées et commerces aux seuls flâneurs chinois.

Mais surtout Shilihe m’apparaît comme un exposé quasi exhaustif des passions chinoises : on y trouve des oiseaux et des grillons, des poissons et des tortues, des plantes, des noix, du thé et du tabac en vrac. Tout y est donné à voir sur un mode extrêmement raffiné, comme réservé aux amateurs éclairés.

C’est aussi un lieu où des troupes amateurs donnent des représentations de l’Opéra de Pékin, et un endroit pour se restaurer – comment pourrait-il en être autrement ? Il ne manque pas grand-chose pour réunir tout ce qui fait vibrer la population de ce pays : la passion du jeu et les choses de l’amour, bien évidemment.

C’est, de loin, le plus passionnant des marchés aux puces de la ville, là où l’atmosphère est la plus détendue et sympathique.

 

Grillons

J’ai eu la chance de me rendre à Shilihe en compagnie du réalisateur et écrivain Patrice Fava, spécialiste du taoïsme, qui s’est passionné pour le commerce des grillons. Il possède en outre une très belle collection d’objets anciens liés à cette « culture ». Ses explications patientes m’ont permis de saisir un peu de cette pratique très prisée. Dois-je préciser que cette découverte a constitué une vraie surprise, mais n’a pas pour autant décidé d’une vocation, tardive, d’entomologiste ?

On dit que boire du thé en écoutant un grillon chanter est un des grands bonheurs sur terre. (Le grillon ne « chante » pas, il frotte ses ailes antérieures, les élytres ; on dit qu’il stridule.)

Du coup, on chasse les grillons, comme les papillons, et on les conserve dans de petites cages dessinées à cet effet, des pots en terre ou en porcelaine, de menus réceptacles tressées en osier, des calebasses évidées. Il existe toute une littérature sur le sujet, et même assez ancienne : comment les élever, s’en occuper, etc. J’ai pu feuilleter plusieurs volumes dans les boutiques du marché.

On organise aussi et surtout des combats entre les mâles : les insectes se poussent, mais ne se blessent pas. Mais ils se poussent tout de même très violemment comme en témoigne une scène filmée par Patrice et montée au ralenti qu’il m’a montré en rentrant chez lui. À l’échelle humaine, ce serait un peu comparable à un combat de sumo pour la brièveté de l’affrontement, mais rien ne peut rendre la puissance des assauts qui éjecte l’adversaire à l’autre bout du « ring ».

Il y a des paris pharamineux autour de grillons vedettes que l’on appelle des généraux. Un bon grillon de combat peut valoir jusqu’à mille euros ! C’est très folklorique et en même temps je trouve cela beaucoup plus charmant que les combats de coqs. (Voir à ce sujet le film bouleversant S’en fout la mort, réalisé par Claire Denis.) Malheureusement pour ces parieurs, la vie d’un grillon ne dépasse pas une saison. La littérature spécialisée n’hésite pas à rendre compte des valeureux combats de tel et tel général dans d’épiques biographies.

Ce qui est intéressant, c’est que cela a donné lieu à la fabrication de toute une gamme d’objets servant à s’occuper des grillons, à les nourrir, les loger, les protéger, les déplacer – le must étant de promener son général, comme le fou sa brosse à dents. Ce sont des objets souvent très beaux, en bois marqueté, par exemple. C’est bien en cela que je parlais plus haut de raffinement. Il y a les objets anciens et ceux que l’on peut se procurer neufs, les deux étant disponibles à Shilihe. Les prix peuvent atteindre des niveaux très élevés, sans commune mesure avec la taille de l’objet, forcément réduite, et sa fonction.
























Ce que je n’ai pas osé vous avouer, mes amis, c’est que je m’en suis fait offrir un. (Vous imaginez : « Comment se porte Shige ? — Il élève des cafards. ») La nuit, lorsque je regardais des films, il chantait dans sa boîte sur mon bureau. Il est mort récemment, de sa belle mort. Je dois dire une chose qui m’a beaucoup frappé. Un matin, nous avons retrouvé le grillon avec une seule patte : la seconde gisait à ses côtés. C’était très troublant et incompréhensible. J’avais l’impression d’être plongé dans un film de Lynch, de baigner dans le malsain.

 

 

Les noix

Les noix, c’est encore autre chose. Je crois que l’on s’en sert pour se détendre. On prend une paire dans une main que l’on glisse entre les doigts, ce qui implique une certaine dextérité – on dirait une scène de Pickpocket de Bresson. Cela existe dans beaucoup de pays d’Asie ; un ami possédait des boules en acier. Et les gens en raffolent. Un chauffeur de taxi m’a montré deux noix qu’il a payées 200 yuans, soit 20 euros. Ce qui est encore peu onéreux. Dans le détail, c’est très subtil : il y a le dessin des nervures, la forme des noix, leur poids ; il faut être connaisseur.

 

Tabacs

Bon, le thé, vous connaissez. Le tabac se vend en vrac dans ce marché. Il est assez bon, meilleur que dans les tabacs, mais il arrache. Ce qu’il arrache ! La gauloise, à côté, c’est de l’ultra light. Je n’ai jamais rien fumé de plus fort. J’ai bien évidemment toussé comme un adolescent, ce qui a provoqué l’hilarité de tous les commerçants : les Blancs ne savent pas fumer. (Je trouve très plaisant d’être l’objet de sympathiques moqueries, du fait de mon attitude, mes expressions ou mon accent – les rares fois où je dis un mot en chinois.)

 

 

Pour prendre la mesure de ces passions, il suffit de voir la manière dont s’agglutinaient les gens autour du stand où un vendeur ventait les mérites de sa noix fraîche en la décortiquant méticuleusement, ou d’observer l’excitation qui saisit soudainement les gaziers parce qu’un acheteur potentiel testait la combativité d’une série de grillons (à l’aide de quelques poils de rat logés au bout d’une fine baguette, objet que je me suis empressé d’acheter) et cela avec un doigté et une rapidité qui trahissait l’expérience du vrai professionnel. 






Photos prises le 28 septembre 2008

 

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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 06:29

 


Marché de Lüjiaying, dit le « marché aux meubles »

 

 




Série des corbeilles à papier











Nouvelle série des lits à baldaquin






Photos prises les 6 et 11 octobre 2008

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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 15:01




Chantier de construction du bâtiment de la CCTV à Pékin. 



Photos prises en septembre et octobre 2008.        

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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 07:14

 



Marché de Lüjiaying, dit « marché aux meubles »

 

Vaste zone constituée de grands hangars où les marchands proposent des meubles et des pierres sculptées pour la décoration, plus rarement des objets. Le style est généralement rustique.


 

Série de lits à baldaquin 















Photos prises les 6 et 11 octobre 2008.

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