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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 23:45

 

 

 

Démasquez les physiciens

Videz les laboratoires

 

Rien, plus rien aujourd’hui ne distingue la Science d’une menace de mort permanente et généralisée : la querelle est close, de savoir si elle devait assurer le bonheur ou le malheur des hommes, tant il est évident qu’elle a cessé d’être un moyen pour devenir une fin. La physique moderne a pourtant promis, elle a tenu, et elle promet encore des résultats tangibles, sous forme de monceaux de cadavres. Jusqu’alors, en présence des conflits entre nations, voire du possible anéantissement d’une civilisation, nous réagissions selon nos critères politiques et moraux habituels. Mais voici l’espèce humaine promise à la destruction complète, que ce soit par l’emploi cynique des bombes nucléaires, fussent-elles « propres » (!) ou par les ravages dus aux déchets qui, en attendant, polluent de manière imprévisible le conditionnement atmosphérique et biologique de l’espèce, puisqu’une surenchère délirante dans les explosions « expérimentales » continue sous le couvert des « fins pacifiques ». La pensée révolutionnaire voit les conditions élémentaires de son activité réduites à une marge telle qu’elle doit se retremper à ses sources de révolte, et, en deçà d’un monde qui ne sait plus que nourrir son propre cancer, retrouver les chances inconnues de la fureur.

Ce n’est donc pas à une attitude humaniste que nous en appellerons. Si la religion fut longtemps l’opium du peuple, la Science est en bonne place pour prendre le relais. Les protestations contre la course aux armements, que certains physiciens affectent de signer aujourd’hui, nous éclairent au plus sur leur complexe de culpabilité, qui est bien dans tous les cas l’un des vices les plus infâmes de l’homme. La poitrine qu’on se frappe trop tard, la caution donnée aux mornes bêlements du troupeau par la même main qui arme le boucher, nous connaissons cette antienne. Le christianisme, et ses miroirs grossissants que sont les dictatures policières, nous y ont habitués.

Des noms parés de titres officiels, au bas d’avertissements adressés à des instances incapables d’égaler l’ampleur du cataclysme, ne sont pas à nos yeux un passe-droit moral pour ces messieurs, qui continuent en même temps à réclamer des crédits, des écoles et de la chair fraîche. De Jésus en croix au laborantin « angoissé » mais incapable de renoncer à fabriquer de la mort, l’hypocrisie et le masochisme se valent. L’indépendance de la jeunesse, aussi bien que l’honneur et l’existence même de l’esprit sont menacés par un déni de conscience plus monstreux encore que cette peur de l’an mille qui précipita des générations vers les cloîtres et les chantiers à cathédrales.

Sus à la théologie de la Bombe ! Organisons la propagande contre les maîtres-chanteurs de la « pensée » scientifique ! Et en attendant mieux, boycottons les conférences vouées à l’exaltation de l’atome, sifflons les films qui endorment ou endoctrinent l’opinion, écrivons aux journaux et aux organismes publics pour protester contre les innombrables articles, reportages et émissions radiophoniques, où s’étale sans pudeur cette nouvelle et colossale imposture.

Paris, le 18 février 1958.

 

Premières signatures :

Anne et Jean-Louis Bédouin, Robert Benayoun, Vincent Bounoure, André Breton, J.-B. Brunius, Adrien Dax, Aube et Yves Elléouët, Elie-Charles Flamand, Georges Goldfayn, Radovan Ivsic, Krizek, Jean-Jacques Lebel, Clarisse et Gérard Legrand, Lancelot Lengyel, Jean-Bernard Lombard, Joyce Mansour, Sophie Markowitz, Jehan Mayoux, E.L.T. Mesens, Jean Palou, Benjamin Péret, José Pierre, Jean Schuster, Jean-Claude Silbermann, Toyen.

 

____________________

 

Au même propos, voir : La Tour de Feu, numéro de décembre 1957 : « Salut par la Tempête » de Pierre Boujut, etc.

Qui refusera de s’en laisser imposer par les équarisseurs diplômés aura à cœur de joindre sa protestation à la nôtre. Écrivez à C.L.A.N. (Comité de Lutte Anti-Nucléaire), 25, avenue Paul-Adam, Paris (17e).

 

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 23:10

 

 

 

Halleux1.jpg

 

En avril dernier, au moment de la diffusion télévisée du film Chernobyl 4 ever, la chaîne Arte s’était longuement entretenu avec le réalisateur belge Alain de Halleux, auteur de R.A.S. nucléaire : rien à signaler (2009).

C’est une interview que je vous suggère fortement de regarder parce qu’elle est très instructive, que le réalisateur est bien informé (il est diplômé en sciences chimiques nucléaires) et qu’il a un point de vue très politique, ce qui est la moindre des choses lorsqu’il s’agit de mettre les pieds dans le plat. Tchernobyl y est évoqué mais à part égale avec Fukushima et l’industrie nucléaire en Europe et notamment française.

 

Halleux2.jpg

 

La vidéo en neuf parties débute ici.

 

En voici quelques extraits :

Dans les centrales nucléaires, il n’y a pas assez de prises électriques pour que les ouvriers puissent assurer la maintenance. Lors des arrêts de tranche, autrement dit quand on arrête la centrale pour en faire la maintenance et en changer le combustible, c’est donc la guerre pour trouver du courant… Pendant trois semaines, ces ouvriers sous-traitants se marchent dessus. Entrer en zone contrôlée, c’est-à-dire dans le bâtiment réacteur et les lieux exposés aux radiations, demande des tas de contrôles et de précautions. Aussi quand un ouvrier doit aller à la toilette, cela lui prend au minimum 1 h 30. Impossible, étant donné la pression qui pèse sur lui, d’achever sa tâche en temps voulu. Les centrales nucléaires, lieux où l’on fabrique de l’énergie « propre », ne sentent donc pas très bon. On est loin des mondes magnifiques présentés dans les pubs AREVA ou EDF…

Il faut savoir que le démantèlement des 54 réacteurs français coûtera au bas mot 300 milliards d’euros ! Quelle dette pour nos enfants ! La France a réussi dans les années soiante-dix le tour de force d’établir son parc nucléaire en dix ans. Elle peut envisager de le démanteler sur vingt ans ! Le Président (ou la Présidente) français qui réalisera cette œuvre pourra être considéré comme le meilleur président de tous les temps !

Les ouvriers invisibles du nucléaire surnomment la centrale de Fessenheim la centrale de LA MORT. Le gouvernement français s’apprête à en prolonger la vie alors qu’il s’agit déjà de la plus ancienne centrale française. Elle ne possède qu’un simple dôme contre deux pour les autres centrales. Résultat, en été il fait si chaud que le travail y devient infernal. On est obligé d’arroser le dôme. Les taux de radioactivité y sont plus élevés qu’ailleurs, si bien que les portiques de détection en sortie de zone ont été réglés de façon moins sensible que sur les autres sites. Sinon personne ne pourrait sortir. La centrale émet en plus énormément de particules Alfa très dangereuses. Les ouvriers portent des dosimètres qui ne peuvent mesurer ces rayonnements…

Plus la France exporte son nucléaire, plus elle met en danger sa propre sûreté. En 2008, lorsqu’EDF a acheté British Energy pour 15 milliards d’euros, il a fallu faire des économies sur la maintenance du parc français. Les ouvriers sous-traitants, déjà très mal considérés, ont dû faire des efforts supplémentaires. Lorsqu’EDF ou AREVA construisent une centrale à l’étranger, ils sont obligés de déplacer des ingénieurs de la France vers la Chine ou la Finlande. Or ces ingénieurs opéraient sur le parc français qui a déjà un déficit de deux ingénieurs par réacteur ! Plus la France pousse son cocorico, plus elle se met en danger.

L’Ukraine, qui porte encore le poids de Tchernobyl et qui aura à le porter pendant encore un siècle au minimum, s’apprête à construire 22 nouveaux réacteurs. L’idée est de vendre l’électricité à l’Europe qui hésite à relancer l’atome. Autrement dit, nous sous-traitons les dangers et les responsabilités pour mieux profiter de cette énergie…

À Tchernobyl il a fallu 800 000 liquidateurs pour gérer l’incendie, construire un sarcophage de béton autour du réacteur endommagé et nettoyer un minimum le site. Question : si l’événement se produisait chez nous, qui se porterait « volontaire » sachant ce que les soldats soviétiques ont enduré en 86 ? Or les contrats des pompiers et des militaires ne les obligent pas à intervenir en cas d’accident nucléaire… Si l’on est POUR le nucléaire, il serait logique de s’inscrire comme volontaire par anticipation… amis volontaires, nous vous attendons nombreux !

Lorsque je suis parti tourner sur le site industriel de Tchernobyl pour y évaluer l’avancement des travaux du nouveau dôme, il n’y avait aucun travailleur sur le site. Or j’étais supposé filmer ces travaux. Un responsable a alors donné un coup de fil et 30 minutes plus tard une soixantaine d’ouvriers sont arrivés et ont fait semblant de travailler… Je suis fier d’avoir ainsi participé à faire progresser un peu le nouveau confinement.

Le Japon était le plus grand pays donateur à Tchernobyl. Avec Fukushima, il va cesser d’aider l’Ukraine. La communauté internationale va faire de même, si bien que je prévois que le nouveau confinement ne sera jamais terminé. L’Ukraine va rester seule avec sa poubelle nucléaire qui, telle une épée de Damoclès continue à menacer le Dniepr, le fleuve qui alimente en eau 37 millions d’habitants…

Un sous-traitant me raconte : « On est vendredi midi. En plein arrêt de tranche (c’est-à-dire le moment où l’on arrête le réacteur pour en faire la maintenance et changer le combustible), le chef arrive et nous dit qu’on a 100 soudures à faire pour 17 h. On sait bien que c’est impossible. On le lui dit. Lui, il répond qu’il n’en a rien à foutre et qu’il faut le faire, qu’on n’a pas le choix. Puis il se tire. Alors qu’est-ce qu’on fait ? Si on n’a pas fini le boulot, on va se faire engueuler car on aura mis en retard toutes les autres équipes qui passent après nous. Alors, y’en a un qui une idée. Et si on faisait tranquillement UNE soudure puis on prend 100 clichés de cette soudure nickel et on leur remet tout ça vers 17h. » La supercherie a été découverte un an plus tard… En attendant, 99 soudures n’ont pas été réparées ! Le système de la sous-traitance et le système socio-économique en général est parfaitement incompatible avec l’atome. Si on veut garder le nucléaire, il n’y a pas d’autre choix que de modifier tout le reste de la société.

Quand on parle de prolonger la vie des centrales, qui s’imagine dans les milieux qui prennent cette grave décision qu’un accident pourrait arriver à cause de petits coussinets de rien du tout ? En effet, les centrales ont été pour la plupart construites dans les années soixante-dix. La technologie a bien changé depuis et certains fournisseurs n’existent plus. Lorsqu’une centrale se met en arrêt d’urgence, comme se fut le cas à Fukushima, des diesels de secours se mettent en route pour approvisionner la centrale en électricité et ainsi faire tourner les pompes de refroidissement. Or, ces diesels sont vétustes (la France doit les changer sur quasiment tout le parc nucléaire). Dans ces moteurs, il y a de petits coussinets indispensables au fonctionnement de l’engin. Le fournisseur n’existe plus, un accident pourrait survenir à cause de petits bouts de caoutchouc…

 

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 00:31

 

 

 

N’étant ni à cinq minutes près ni même à six mois près, j’ai voulu attendre un peu avant de relayer cet article de Jordan Pouille puisque le site Mediapart le proposait en ligne. L’été a passé, il est grand temps de le reprendre. Il fait suite à un autre article relatif à la situation au Japon posté à la fin du mois de juin et que les faits, malheureusement, contredisent de jour en jour…

 


« Les leçons de Tchernobyl :
enquête sur la ruée chinoise vers le nucléaire »

Sur le site de Jordan Pouille, 27 avril 2011

 

Ce dimanche 10 avril, sur Xinkiang Jie, un vieil homme en costume noir et cravate de soie grise s’avance à vélo. « Vous auriez pu entrer sans m’attendre », dit-il en souriant. Après toutes ces années, Wang Zuoyan ne remarque plus les gardiens ni les barrières au pied du Centre de réponse médicale aux urgences radioactives, une institution dépendante du ministère de la santé, qu’il a dirigée jusqu’en 2003 et dont il demeure le chercheur principal.

« Depuis Fukushima, on travaille tous les jours. » Au troisième et dernier étage de ce bâtiment de briques rouges, ses camarades chercheurs récupèrent les dernières informations sur les radiations dans l’eau et la terre, expédiées depuis les labos de différentes provinces chinoises. « On en fait une synthèse pour le ministère, avec nos recommandations. »

« Et l’air ? » Silence dans la salle. « Les chiffres de radioactivité dans l’atmosphère ne passent plus par nous. C’est du ressort du ministère de la protection de l’environnement et c’est bien là le problème. » Wang Zuoyan est l’un des rares scientifiques chinois à oser remettre en question publiquement la ruée de son pays vers le nucléaire ou plutôt la cacophonie qui l’entoure.

Comme en Allemagne, le gouvernement chinois, par l’intermédiaire de son Conseil d’État, a pourtant ordonné dès le 16 mars un gel de son programme nucléaire. Mais il ne concerne pas les quatorze réacteurs déjà opérationnels, ni même les vingt-sept en construction. Seulement les contrats sur le point d’être signés, qu’il s’agisse de réacteurs situés dans les zones du littoral, mais loin des réserves de charbon, ou en zone sismique. Greenpeace China avait salué l’initiative. Sans doute un peu trop vite car le programme nucléaire ne baissera pas d’intensité.

La suite est à lire ici.
 

 

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 15:30

 

 

 

« Il y a six mois, 20 000 personnes sont mortes et la catastrophe nucléaire a été évitée de justesse. »

Euronews à propos de Fukushima, le 11 septembre 2011.

 

 

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 23:35

 

 

 

Nuclear-Banks.jpg

 

Qui finance le nucléaire ? Toutes les réponses sur ce site.
Les détenteurs, comme Bibi, d’un compte à la BNP auront la bonne surprise d’apprendre qu’il s’agit de la banque la plus radioactive au monde !

 

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 11:03

 

 

 

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Roberto me signale ce pastiche de l’affiche du film de Resnais évoqué hier.

 

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 20:43

 

 

 

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Dans le flot des images en provenance de Fukushima ou que la catastrophe nucléaire a pu inspirer, celles-ci en hommage au film d’Alain Resnais, m’avaient échappé. Le livre surtout, que je suis curieux maintenant de lire.

 

Tu-n-as-rien-vu-a-.jpg

 

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 18:45

 

 

 

Fukushima-reacteur-no.-3.jpg

 

L’image vient d’ici.

 

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 18:02

 

 

30 ans d’accidents et de mensonges
à la centrale nucléaire de Fukushima

Revue de presse 

 

5 novembre 1979 : le réacteur n°2 arrêté en raison d’une panne sur une pompe

17 septembre 1980 : les centrales japonaises emploient des travailleurs sans véritable formation

3 octobre 1985 : incendie sur le réacteur 1

27 août 1986 : arrêt du réacteur n°5 pour une panne de l’alimentation en eau

4 décembre 1986 : arrêt du réacteur 1 en raison d’une panne de l’air conditionné

23 avril 1987 : un tremblement de terre cause l’arrêt de trois réacteurs

22 juin 1987 : l’IAEA alerte sur les risques d’incendie

21 janvier 1988 : incendie dans le circuit d’air conditionné du réacteur 1

16 août 1988 : les mouvements anti-nucléaires japonais alertent sur les risques de vieillissement des réacteurs de Fukushima

12 décembre 1988 : arrêt du réacteur 2 pour une panne d’une soupape de vapeur

2 janvier 1989 : TEPCO ne sait toujours pas pourquoi le tremblement de terre du 22 avril 1987 a arrêté les réacteurs

30 janvier 1989 : certains employés de la centrale présentent des troubles chromosomiques

3 février 1989 : une panne sur un joint aurait pu entraîner une fusion du coeur sur le réacteur n°2

9 février 1989 : des recherches pour comprendre les accidents sur les joints des pompes

28 février 1989 : des débris de métal trouvés dans les réacteurs

20 avril 1989 : TEPCO présente des excuses publiques pour la panne d’une pompe

3 juin 1989 : arrêt d’un réacteur à la suite d’une fuite d’eau

19 juin 1989 : une succession d’accidents dans les centrales japonaises

20 octobre 1989 : les mesures de sécurité dans les centrales japonaises « sont à même de prévenir un accident grave »

26 octobre 1989 : alerte sur le vieillissement des centrales japonaises

30 novembre 1989 : l’AEC déclare que malgré les accidents, le Japon n’abandonnera pas l’énergie nucléaire.

8 janvier 1990 : une accumulation d’accidents en 1989

23 février 1990 : arrêt du réacteur 2 en raison d’une panne sur une pompe

20 mars 1990 : la Haute-Cour de Sendai repousse une demande d’arrêt de la centrale de Fukushima

29 mars 1990 : La Haute-Cour de Sendai déclare que les centrales sont bien conçues et ne peuvent pas causer de catastrophes

14 avril 1990 : les accidents nucléaires font douter les Japonais

28 juin 1990 : manifestation anti-nucléaire lors de l’assemblée annuelle des actionnaires de TEPCO

12 juillet 1990 : le ministère japonais déclare que le réacteur 3 est en état de marche

9 août 1990 : TEPCO attend la remise en marche du réacteur 3 en raison d’une forte demande d’électricité,

6 septembre 1990 : report du redémarrage du réacteur 3

11 octobre 1990 : la NSC approuve le redémarrage du réacteur 3

23 octobre 1990 : « les ingénieurs japonais estiment que leurs centrales sont virtuellement à l’abri des tremblements de terre »

25 octobre 1990 : inquiétudes dans le voisinage pour le rédémarrage du réacteur 3

1 novembre 1990 : l’AEC plaide pour un développement du nucléaire

4 avril 1991 : poursuite judiciaire poru demander l’arrêt du réacteur n°3

23 mai 1991 : 23 accidents déclarés dans les centrales japonaises en 1990

29 octobre 1991 : des blocs de construction française pour la digue de Fukushima

8 juillet 1992 : arrêt du réacteur 1 à la suite d’une hausse de pression

29 septembre 1992 : arrêt d’un réacteur à la suite d’une panne sur une pompe

30 septembre 1992 : arrêt du réacteur 2 à la suite d’une erreur humaine

30 septembre 1992 : plaintes contre TEPCO en raison de mauvaises informations sur les accidents

1 octobre 1992 : le Japon s’interroge sur la sécurité de ses centrales nucléaires

29 octobre 1992 : deux groupes d’anti-nucléaires déboutés de leurs poursuites judiciaires

31 octobre 1992 : un réacteur arrêté en raison d’une panne sur une pompe

5 novembre 1992 : la Cour suprême décide que les tribunaux ne peuvent pas juger les questions de sécurité nucléaire

10 novembre 1992 : arrêt du réacteur 1à la suite d’une panne sur le moteur d’une valve

7 avril 1993 : TEPCO projette de construire deux nouveaux réacteurs

10 mai 1993 : poursuites judiciaires après la mort d’un travailleur de la centrale

20 juin 1994 : l’ANRE demande une enquête sur l’accident de mai

1 août 1994 : reconnaissance d’irradiation pour deux travailleurs de la centrale

22 août 1994 : TEPCO espère pouvoir construire deux nouveaux réacteurs

14 septembre 1995 : un tremblement de terre accélère la réaction nucléaire sur trois réacteurs

27 novembre 1995 : arrêt du réacteur 6 en raison de pressions anormales

1 mai 1996 : une « pléthore d’accidents » à Fukushima

30 septembre 1996 : construction du réacteur n°8

24 octobre 1996 : TEPCO achète des machines anglaises pour réparer ses enceintes de confinement

27 novembre 1996 : retard dans le redémarrage de réacteurs à la suite de la découverte de fissures

12 décembre 1996 TEPCO demande l’autorisation de construire deux nouveaux réacteurs

20 décembre 1996 : des actionnaires de TEPCO déboutés d’une demande d’arrêt de la centrale

17 janvier 1997 : petit incendie au réacteur n°2

21 janvier 1997 : délai dans le redémarrage d’un réacteur après la découverte de fuites

29 avril 1997 : arrêt du réacteur n°2 à la suite d’une fuite de gaz radioactif

30 avril 1997 : le réacteur n°2 restera arrêté jusqu’à une date non précisée

7 mai 1997 : arrêt du réacteur n°1 en raison d’une baisse du liquide réfrigérant

20 mai 1997 : redémarrage envisagé du réacteur n°2

9 juin 1997 : fuite radioactive sur le réacteur n°1

12 juin 1997 : forte augmentation des accidents dans les centrales japonaises

14 octobre 1997 : fissure découverte sur une canalisation

5 décembre 1997 : arrêt d’un réacteur à la suite d’une panne

20 janvier 1998 : TEPCO envisage de remplacer 144 barres de contrôle en raison de malfaçons

24 janvier 1998 : les résidents vivant autour de la centrale s’inquiètent de l’utilisation du plutonium

30 juillet 1998 : arrêt du réacteur n°6 à la suite d’une fuite de vapeur

18 août 1998 : TEPCO demande aux autorités locales l’autorisation d’utiliser du plutonium (MOX)

26 août 1998 : arrêt du réacteur n°1 à la suite d’une panne

2 novembre 1998 : la préfecture de Fukushima accepte l’usage du MOX

6 décembre 1998 : 75% des résidents de la centrale de Kashiwazaki-Kariwa sont opposés à l’usage du MOX

25 janvier 1999 : incendie sur le réacteur n°1

8 février 1999 : TEPCO déclare que son plus vieux réacteur (28 ans) peut encore fonctionner 32 ans

27 avril 1999 : le Japon envisage de développer son nucléaire civil

28 juin 1999 : des groupes anti-nucléaires demandent au Japon de renoncer au traitement du plutonium

30 juin 1999 : La France va envoyer du MOX au Japon

16 juillet 1999 : deuxième chargement de MOX français pour le Japon

10 septembre 1999 : arrivée attendue du MOX français à Fukushima

28 septembre 1999 : manifestations au Japon contre l’arrivée du MOX français

8 octobre 1999 : fuites radioactives dans un dépôt de déchets de la centrale de Fukushima

1 janvier 2000 : le « bug de l’an 2000″ frappe quelques équipements dans les centrales japonaises

10 janvier 2000 : TEPCO repousse ses projets d’utilisation du MOX dans le réacteur n°3

21 juillet 2000 : arrêt d’un réacteur après une fuite consécutive à un tremblement de terre

24 juillet 2000 : fermeture du réacteur n°2 en raison d’une fuite de pétrole dans une turbine

24 juillet 2000 : le gouvernement japonais reconnaît l’inquiétude du public en raison des récents accidents nucléaires

25 juillet 2000 : un troisième réacteur fermé en raison d’une augmentation anormale de l’iode

2 août 2000 : arrêt du réacteur n°6 en raison de la rupture d’une canalisation, abîmée lors du dernier tremblement de terre

30 septembre 2000 : chronologie des principaux accidents nucléaires au Japon

31 octobre 2000 : Fukushima devrait être la première centrale à utiliser du MOX

9 février 2001 : TEPCO persiste à vouloir construire de nouveaux réacteurs

26 février 2001 : le gouverneur de Fukushima refuse d’autoriser l’utilisation de MOX

26 février 2001 : TEPCO annonce un gel de ses constructions de nouveaux réacteurs. Colère des collectivités locales

26 mars 2001 : les anti-nuclaires déboutés de leurs poursuites judiciaires visant à interdire l’usage du MOX

2 avril 2001 TEPCO reporte l’utilisation du MOX dans ses centrales

3 avril 2001 : un maire demande des comptes au gouverneur de Fukushima qui a interdit l’usage du MOX

15 mai 2001 : arrêt planifié du réacteur n°6 après la découverte de fuites radioactives

24 août 2001 : le METI ordonne la vérification de 28 réacteurs

30 août 2001 : installation de quatre barres de liaisons pour réparer une fissure sur le réacteur 3

1 novembre 2001 : arrêt automatique du réacteur n°2 pour des raisons inconnues

17 juin 2002 : la préfecture de Fukishima envisage d’augmenter la taxe nucléaire à 13,5%

21 juin 2002 : le ministre de l’Economie est opposé à l’augmentation de la taxe nucléaire

4 juillet 2002 : accord de l’assemblée préfectorale pour la hausse de la taxe nucléaire

10 août 2002 : inquiétudes sur la résistance des centrales en cas de tremblement de terre

22 août 2002 : fissures découvertes dans certaines canalisations

29 août 2002 : TEPCO a dissimulé plusieurs accidents nucléaires depuis les années 80

30 août 2002 : les falsifications de TEPCO remettent en question la sécurité nucléaire

31 août 2002 : certaines fuites ont été négligées par des employés de TEPCO

2 septembre 2002 : nouvelles révélations sur les falsifications de TEPCO

2 septembre 2002 : arrêt prévu de quatre réacteurs utilisant des pièces endommagées

2 septembre 2002 : les réacteurs suspects continueront à fonctionner

3 septembre 2002 : arrêt du réacteur n°2 en raison d’une fuite radioactive.

4 septembre 2002 : fuite de gaz radioactif : cent fois la dose normale

4 septembre 2002 : TEPCO gèle la construction de quatre nouveaux réacteurs

6 septembre 2002 : TEPCO a camouflé des fissures importantes pendant quatre ans

13 septembre 2002 : TEPCO a falsifié des enregistrements vidéo

16 septembre 2002 : TEPCO a utilisé des pièces non autorisées dans un réacteur

26 septembre 2002 : nombreuses fissures découvertes sur le réacteur n°3

30 septembre 2002 : le gouverneur de Fukushima retire son accord pour l’utilisation de plutonium

4 octobre 2002 : de nouvelles fissures découvertes sur le réacteur n°2

11 octobre 2002 : un cinquième réacteur va être arrêté pour rechercher d’éventuelles fissures

14 octobre 2002 : découverte de nouvelles fuites sur le réacteur n°4

25 octobre 2002 : arrêt d’un réacteur sur ordre des autorités

25 octobre 2002 : de nouvelles falsifications découvertes à Fukushima

1 novembre 2002 : TEPCO retarde la construction de nouveaux réacteurs

11 novembre 2002 : la préfecture de Fukushima retarde l’application de l’augmentation de sa taxe nucléaire

19 novembre 2002 : les Japonais doutent de leur industrie nucléaire

11 décembre 2002 : publication du rapport sur les falsifications de TEPCO

26 décembre 2002 : le gouvernement accepte l’augmentation de la taxe nucléaire dans la préféceture du Fukushima

15 janvier 2003 : la préfecture de Fukushima ne sait pas si TEPCO va relancer ses réacteurs

16 janvier 2003 : de nouvelles fissures découvertes sur deux réacteurs

10 février 2003 : TEPCO envisage de redémarrer trois réacteurs fin mars

14 février 2003 : TEPCO envisage d’arrêter tous ses réacteurs en avril pour des vérifications de sécurité

18 février 2003 : TEPCO est incapable de préciser la date de redémarrage de ses réacteurs

24 février 2003 : le gouvernement impose à TEPCO d’améliorer ses procédures de sécurité

6 mars 2003 : craintes de pénurie d’électricité en raison de la fermeture de 17 réacteurs

11 mars 2003 : le gouvernement autorise, sous conditions, le rédémarrage des réacteurs

12 mars 2003 : TEPCO publie son plan de remise en état de ses réacteurs

14 avril 2003 : l’arrêt de tous les réacteurs de TEPCO fait craindre des coupures d’électricité

29 mai 2003 : TEPCO attend l’autorisation de redémarrer son réacteur n°6

16 juin 2003 : découverte d’une pièce manquante sur le réacteur n°3

10 juillet 2003 : le gouverneur de Fukushima autorise le redémarrage du réacteur n°6

18 août 2003 : redémarrage du réacteur n°3

25 septembre 2003 : un travailleur de la centrale exposé à des radiations

26 septembre 2003 : inquiétudes sur la résistance des centrales nucléaires après un important tremblement de terre

18 novembre 2003 : l’IEA recommande au Japon de restaurer la confiance du public dans l’industrie nucléaire

27 janvier 2004 : fuite d’eau sur le réacteur n°6

4 mars 2004 : la méfiance du public retarde le redémarrage des centrales nucléaires

17 mars 2004 : redémarrage du réacteur n°4

3 juin 2004 : le centre de stockage de déchets radioactifs reprend ses activités

29 juin 2004 : TEPCO va redémarrer trois de ses réacteurs et souhaite y utiliser du plutonium

5 août 2004 : arrêt du réacteur n°3 en raison de « problèmes techniques »

6 août 2004 : redémarrage du réacteur n°2

9 août 2004 : arrêt du réacteur n°2 à la suite d’une fuite d’eau

17 août 2004 : explosion sur une conduite de vapeur

26 août 2004 : redémarrage du réacteur n°2

27 septembre 2004 : les centrales japonaises devront fermer en 2016 si elles ne peuvent pas recycler leurs déchets

29 septembre 2004 : arrêt du réacteur n°2 pour « problèmes techniques »

6 octobre 2004 : érosion anormale des conduites d’eau sur le réacteur n°1

7 octobre 2004 : le gouvernement assure que l’érosion des conduites d’eau ne pose pas de problèmes

14 octobre 2004 : arrêt du réacteur n°2 à la suite d’une panne sur une pompe

18 octobre 2004 : report du redémarrage du réacteur n°4 en raison d’un problème sur le circuit de refroidissement

20 octobre 2004 : redémarrage du réacteur n°5

20 octobre 2004 : redémarrage du réacteur n°4 après réparations

28 octobre 2004 : arrêt du réacteur n°4 en raison de la panne d’une valve

29 octobre 2004 : redémarrage du réacteur n°2

2 novembre 2004 : redémarrage du réacteur n°4

4 novembre 2004 : redémarrage du réacteur n°6

30 novembre 2004 : enquête du gouvernement de Fukushima sur le réacteur n°1

8 décembre 2004 : arrêt du réacteur n°2 en raison d’une fuite d’eau radioactive

17 décembre 2004 : arrêt du réacteur n°6 en raison d’une fuite d’eau

17 décembre 2004 : TEPCO va arrêter tous ses réacteurs pour chercher l’origine d’une fuite d’eau radioactive

7 janvier 2005 : arrêt de tous les réacteurs en raison d’une fuite d’eau radioactive

9 février 2005 : redémarrage des six réacteurs

14 février 2005 : le réacteur n°3 ne redémarrera qu’en mars

22 février 2005 : redémarrage du réacteur n°2

17 mars 2005 : le réacteur n°3 ne peut être redémarré en raison d’une panne sur une pompe

18 mars 2005 : arrêt du réacteur N°3 en raison d’une panne sur une pompe à eau

21 avril 2005 : redémarrage du réacteur n°1

26 mai 2005 : arrêt du réacteur n°1 en raison d’un « problème technique »

3 juin 2005 : redémarrage du réacteur n°1

11 août 2005 : arrêt du réacteur n°1 à la suite d’une fuite radioactive

17 août 2005 : un tremblement de terre occasionne une fuite d’eau radioactive

22 août 2005 : arrêt du réacteur n°5 à la suite d’un problème sur le circuit de refroidissement

16 septembre 2005 : arrêt du réacteur n°1 pour réparer une pompe

10 octobre 2005 : arrêt du réacteur n°2 en raison d’une panne sur une pompe

12 décembre 2005 : arrêt du réacteur n°4 en raison d’une fuite d’eau

21 décembre 2005 : réduction de l’activité du réacteur n°2 à la suite de « problèmes techniques »

19 janvier 2006 : découverte de fissures sur les barres de contrôle du réacteur n°6

6 février 2006 : Toshiba a falsifié les données d’un compteur du réacteur n°6

20 février 2006 : arrêt du réacteur n°3 en raison d’une fuite sur une pompe

17 mars 2006 : arrêt du réacteur n°4 en raison d’une panne sur une pompe

28 avril 2006 : les procédures de sécurité en cas de tremblement de terre doivent être améliorées

15 mai 2006 : arrêt du réacteur n°4 en raison d’une fuite d’huile

18 mai 2006 : des informations confidentielles sur la sécurité de la centrale ont été diffusées par erreur sur Internet

22 mai 2006 : fuite radioactive sur le réacteur n°4

23 mai 2006 : arrêt d’un réacteur à la suite d’une fuite de vapeur radioactive

30 mai 2006 : arrêt du réacteur n°6 en raison d’une fuite de vapeur radioactive

12 juin 2006 : arrêt du réacteur n°3 pour réparation

22 juin 2006 : arrêt du réacteur n°1 en raison d’une fuite de vapeur radioactive

24 juillet 2006 : fuite d’eau radioactive sur le réacteur n°1

1 août 2006 : l’entreprise qui a construit la centrale n°2 poursuivie pour corruption

11 août 2006 : fuite de vapeur radioactive

29 septembre 2006 : arrêt du réacteur n°4 pour réparations

6 novembre 2006 : arrêt du réacteur n°5 à la suite d’une panne

5 décembre 2006 : TEPCO découvre de nouvelles falsifications de données dans les rapports de ses centrales

17 janvier 2007 : arrêt du réacteur n°2 en raison de « problèmes »

1 février 2007 : nouvelles révélations sur les falsifications de données

18 février 2007 : arrêt du réacteur n°4 en raison d’une radioactivité excessive

1 mars 2007 : découverte de nouvelles falsification dans les centrales de TEPCO

1 mars 2007 : la découverte des falsifications de TEPCO ne devraient pas gêner le fonctionnement de ses centrales

12 mars 2007 : TEPCO a dissimulé un arrêt d’urgence d’un de ses réacteurs en 1998

20 mars 2007 : TEPCO a dissimulé que des barres de contrôle sont tombées des réacteurs en 1993 et 2000

22 mars 2007 : les compagnies qui gèrent les centrales nucléaires ne communiquent pas entre elles

22 mars 2007 : TEPCO a dissimulé des accidents critiques en 1978 et 1999

5 avril 2007 : les entreprises qui gèrent le nucléaire japonais ont commis plus de 10 000 infractions

20 avril 2007 : le gouvernement demande des vérifications plus strictes

27 avril 2007 : alerte sur l’air conditionné sur les réacteurs n°2 et 4

14 juin 2007 : arrêt du réacteur n°3 en raison d’une fuite d’eau

16 juillet 2007 :  » Les centrales nucléaires japonaises conçues pour résister aux pires séismes »

19 août 2007 : craintes sur la résistance des centrales japonaises en cas de tremblement de terre

21 août 2007 : le gouvernement autorise TEPCO a retarder les vérifications de sécurité sur son réacteur n°3

20 septembre 2007 : fuites radioactives à la suite d’un tremblement de terre de magnitude 6.8

4 octobre 2007 : TEPCO améliore sa communication à la suite du tremblement de terre

12 octobre 2007 : arrêt du réacteur n°2 en raison d’une panne sur l’échangeur

24 mars 2008 : TEPCO demande au gouvernement de prolonger de 10 ans l’exploitation du réacteur n°4, qui fonctionne depuis 29 ans

31 mars 2008 : les centrales nucléaires doit être prêtes à affronter des tremblements de terre plus importants

10 avril 2008 : TEPCO envisage une croissance de 1% annuel jusqu’en 2017. Projet de construction de deux nouveaux réacteurs à Fukushima

25 mai 2008 : un travailleur de la centrale, atteint d’un cancer consécutif à une irradiation, débouté de sa demande d’indemnisation

4 juin 2008 : des mineurs employés pour effectuer des inspections de centrales nucléaires

4 juin 2008 : redémarrage du réacteur n°5, arrêté à la suite de « problèmes techniques »

10 juin 2008 : arrêt du réacteur n°5 en raison d’une panne de turbine

14 juin 2008 : fuite radioactive à la suite d’un tremblement de terre

11 juillet 2008 : ralentissement du réacteur n°5 pour réparation

18 juillet 2008 : le gouvernement autorise TEPCO à repousser les opérations de maintenance sur le réacteur n°3

20 juillet 2008 : une longue liste de procès contre les centrales nucléaires au Japon

6 août 2008 : arrêt du réacteur n°3 pour « réparations »

21 octobre 2008 : des officiels français participent à un exercice d’alerte sur le réacteur n°3

17 février 2009 : création de 7 centres de crise à proximité des centrales nucléaires

24 février 2009 : arrêt du réacteur n°1 à la suite d’un « problème technique »

10 mars 2009 : l’utilisation de plutonium pourrait enfin être d’actualité

6 août 2009 : arrêt du réacteur n°3 à la suite de la découverte d’une « anomalie »

23 novembre 2009 : quel avenir pour le nucléaire au Japon ?

16 février 2010 : la préfecture de Fukushima est disposée à accepter l’utilisation du plutonium

28 février 2010 : les centrales japonaises n’ont pas souffert du tsunami

3 mars 2010 : arrêt du réacteur n°6 en raison d’une canalisation défectueuse

2 juin 2010 : arrêt du réacteur n°1 à la suite d’une panne du circuit de refroidissement

13 juin 2010 : le tremblement de terre n’a pas affecté la centrale

17 juin 2010 : arrêt du réacteur n°2 à la suite d’une « anomalie »

9 août 2010 : introduction d’un recours judiciaire pour interdire l’usage du plutonium

18 août 2010 : le réacteur n°1 doit être arrêté à la suite de la découverte d’une fuite radioactive

23 août 2010 : l’énergie nucléaire est une opportunité pour le Japon

14 septembre 2010 : le réacteur n°3 va être redémarré et utilisera du MOX pour le première fois

16 septembre 2010 : TEPCO souhaite augmenter la part du nucléaire et des énergies renouvelables

18 septembre 2010 : démarrage de l’exploitation du MOX

25 octobre 2010 : Areva estime que l’utilisation de MOX ne présente pas de danger pour les populations

5 novembre 2010 : arrêt d’urgence du réacteur n°5 en raison de « problèmes »

13 décembre 2010 : projets et difficultés de TEPCO

24 décembre 2010 : redémarrage du réacteur n°5, arrêté à la suite d’une panne sur une pompe

12 janvier 2011 : TEPCO décide d’allonger de trois mois le délai entre deux inspections du réacteur n°3, pour produire davantage

7 février 2011 : la NISA autorise TEPCO à utiliser le réacteur n°1 (40 ans) pendant 10 ans de plus

7 mars 2011 : les projets de TEPCO pour augmenter la production nucléaire

9 mars 2011 : à suite du tremblement de terre, TEPCO « confirme » que la centrale de Fukushima n’a pas été endommagée

11 mars 2011 : une « anomalie » signalée sur les réacteurs 1 et 2

11 mars 2011 : l’IAEA déclare que les réacteurs ont été arrêtés en toute sécurité lors du tremblement de terre

11 mars 2011 : état d’urgence déclaré à Fukushima

Les articles sont ici.

 

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 18:34

 

 

 

« Énergies renouvelables, l’avenir du Japon ? »

Par Leo West, Aujourd’hui le Japon du 10 juin 2011

 

La crise de Fukushima a bel et bien remis le nucléaire en question et le monde entier se tourne maintenant vers l’énergie renouvelable. Le Japon ne fait pas exception.

Depuis les événements du 11 mars, l’industrie verte voit son avenir prendre une nouvelle direction.

 

Au revoir nucléaire…

On misait beaucoup sur le nucléaire au Japon. Début 2011, il fournissait près d’un tiers du pays en énergie, au moment où toutes les centrales, soit 54 réacteurs, étaient actives. On s’attendait à ce que cela monte à 50 % d’ici 2030.

Le Japon avait en effet prévu de s’équiper de quatorze nouveaux réacteurs, d’ici les vingt prochaines années. Cela va sans dire que ce programme a été abandonné depuis Fukushima.

Mais, dans le sillage de l’Allemagne d’Angela Merkel, le Premier ministre nippon, Naoto Kan, vient d’annoncer un retrait progressif du nucléaire en faveur du développement des énergies renouvelables.

Le Premier ministre a expliqué vouloir notamment mettre l’accent sur l’énergie solaire, un domaine déjà bien développé dans l’archipel nippon. Le solaire coûtera le tiers de ce qu’il coûte aujourd’hui d’ici 2020 et un sixième d’ici 2030.

Pour le moment, le Japon tire son énergie à 27 % du charbon, 26 % du gaz, 24 % du nucléaire, 13 % du pétrole et 8 % de l’hydraulique. Les derniers 2 % englobent l’énergie durable qui provient, par exemple, des dispositifs géothermiques ou solaires ou encore, des éoliennes.

 

… Bonjour énergie durable

Selon Tetsunari Iida, directeur de l’Institut de l’énergie durable (ISEP) à Tokyo, si l’on décide de passer aux énergies renouvelables, elles pourraient d’ici 2020 arriver à 30 %, et 100 % en 2050.

Le travail des dix prochaines années sera d’une part titanesque et de l’autre, déterminant. « C’est techniquement faisable, mais politiquement ambitieux » explique-t-il à Nature News. Et cela permettrait de créer énormément d’emplois et relancer l’économie locale.

En 2010, le Japon avait installé des panneaux solaires, à travers le pays, qui avaient une capacité de 3 622 MW, selon les chiffres fournis par l’Association de l’industrie photovoltaïque européenne (EPIA), ce qui plaçait les Nippons en troisième position mondiale derrière l’Allemagne et l’Espagne.

L’EPIA prévoyait avant la catastrophe qu’en 2015, la capacité solaire atteindrait les 12 650 MW et en 2020 les 28 000 MW. Ces chiffres vont devoir être revus à la hausse…

Mais il est maintenant question de recouvrir tous les nouveaux bâtiments et maisons construits avec des panneaux solaires d’ici à 2030. L’Empire du Soleil levant pourrait donc devenir une nation « super solaire » dans les prochaines décennies.

L’article est disponible ici.

 

maisons-japonaises.jpg

Maisons japonaises fonctionnant à l’énergie solaire

 

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