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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 10:45

 

 

 

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Vu dans Libération l’annonce de cette campagne de dessinateurs en faveur des victimes japonaises. La vente des dessins originaux et les bénéfices d’un livre à paraître seront reversés à Give2Asia. Le bandeau ci-dessus est illustré par Rémi Maynègre.

C’est très décevant dans l’ensemble, à la limite de la médiocrité – toutes ces larmes et ces ronds rouges, oh la la ! On touche le fond de l’imaginaire européen concernant le Japon et les catastrophes naturelles en général, car il n’est évidemment pas question de nucléaire chez tous ces auteurs pétris de bons sentiments, surtout pas de sujets qui fâchent.

J’ai quand même sauvé de cette sélection pathétique les œuvres de deux Français, les seules politiques : trois de Quibe et la dernière d’Akiza.

 

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 08:23

 

 

 

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C’est à lire ici et voir .

 

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 07:44

 

 

 

Voici un tract qui m’a été transmis le 17 mars auquel je souscris à 100 %.

 

 

Nucléaire : transparent ou pas, on n'en veut pas !
Dégageons de nos vies les nucléocrates
et leur industrie mortifère

 

Tout le monde, et d’abord les Japonais, peut aujourd'hui mesurer l'apothéose de l'ère nucléaire commencée à Hiroshima – « Une révolution scientifique » selon Le Monde du 9 août 1945…

 

Qu'une catastrophe industrielle d'ampleur sans doute inégalée soit nécessaire pour un changement radical, rien n'est moins sûr. Déjà se précipitent sur le devant de la scène ces mêmes experts de la gestion du désastre qui organisent la pacification et aménagent les alternatives pour une fuite en avant à travers les fissurations de la société techno-marchande.

Les écologistes ont déjà enterré toute opposition radicale déterminée au nucléaire par des compromis conduisant à la relance de Superphénix, à accepter l'industrie du déchet radioactif et, enfin, à sacrifier toute critique conséquente sur l'autel de l'effet de serre et autre Grenelle…

 

De leur côté, devant l'ampleur de la crise, les nucléocrates n'ont plus d'autre solution que de se rallier à la cause de la transparence. Ainsi depuis trois jours, les communiquants de l'industrie et leurs politiciens rivalisent de descriptions menaçantes et tragiques avec leurs contestataires. Ils espèrent ainsi redorer leur blason sérieusement terni par leurs mensonges depuis toujours - et pas seulement au moment de Tchernobyl.

Idem pour toute la Verdure, qui saute sur l'occasion de prendre enfin sa part dans la gestion des catastrophes… et de progresser dans l'électorat. Maintenant, grâce aux écolos, on ne dit plus « le nucléaire ou la bougie » mais « on ne fait pas de nucléaire par plaisir mais par nécessité ». Après le temps de l'arrogance vient celui de la mesure.

 

Tout ce joli monde va s'entendre en vue d'un débat qualifié de « public », c’est-à-dire à coups d'audits et de causeries démocratiques télévisés. Nous serons fermement priés d'en accepter les conclusions. On discute même de la prolongation du cauchemar (25 ans pour les écolos, cinquante pour les nucléocrates). On promet que tout le matériel va être révisé, testé etc., et que tout sera dit. Mais qu'avons-nous donc encore besoin de savoir sur le nucléaire après ces derniers jours ?

 

Quant aux citoyens, ils aimeraient bien consommer avec meilleure conscience. Alors, « tant qu'on n'a pas trouvé mieux, le nucléaire, c'est quand même pas mal même s'il y a des risques, et puis il y a des experts » entend-on dire. Et tout cela sur le dos des Japonais ! Car l'ignoble « retour d'expérience » est déjà là, sans qu'on aie même besoin d'attendre les résultats monstrueux de la tragédie en cours : c'est la cogestion d'une crise sans précédent de la civilisation industrielle, dont le nucléaire est la mortelle apothéose historique.

 

Ce qui importe désormais aux sauveteurs du capitalisme industriel n'est plus de minimiser la possibilité de fuites radioactives mais bien de nous convaincre de l'impossibilité de « fuir » ce monde.

 

Nous avons quant à nous l'intention de perturber autant que possible ce plan de sauvetage du nucléaire, en France comme ailleurs. Nous n'avons pas le goût de négocier la longueur de nos chaînes, radioactives ou autres.

Seul ce monde et nul autre a besoin d'autant d'énergie pour nous maintenir dépendants du cycle infernal : la destruction de plus en plus avancée du monde et sa mise en scène sont désormais les outils les plus modernes de la domination. La peur sans fin qu'elles suscitent justifie toutes les contraintes, toutes les atteintes aux droits les plus élémentaires. La vision capitaliste du monde est bien celle du gang nucléaire. La démence des oligarchies entraîne l'humanité vers toujours plus de catastrophes, auxquelles il faut bien sûr s'adapter puisqu'elles font partie du contrat social : beaucoup de destruction en échange de quelques miettes polluées.

 

A l'encontre des médiacrates, nous espérons ne pas être seuls à être capables d'exprimer le seul sentiment à la hauteur de la situation : la rage. Conjointement au courage dont les populations du Maghreb nous redonnent le goût, c’est le seul remède à la peur du vide. Toute vie sans le nucléaire fait plus envie que cette abjecte soumission. Pour le reste, on saura l’inventer ! 

 

Empêchons les Verts de sauver le nucléaire, de redonner un ballon d'oxygène au capitalisme. Nous refusons que quiconque soit encore le cobaye du « retour d'expérience » : fermons le laboratoire nucléaire mondial. La tyrannie technologique doit cesser. Au nom de l'amitié entre les peuples.

 

Association contre le nucléaire et son monde

acnm@no-log.org

 

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 06:23

 

 

 

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Les informations que viennent de fournir la CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité) sont extrêmement inquiétantes. Comme le montre la carte ci-dessus des relevés d’aliments contaminés (à 100 km de Fukushima), il ne fait plus de doute qu’un nuage radioactif a traversé tout ou partie de l’archipel.

Mensonges donc des autorités tant japonaises que françaises et des médias qui les ont relayés ! Nous apprendrons assez rapidement je pense l’ampleur de la catastrophe, mais il faut d’ores et déjà tabler sur un TCHERNOBYL BIS.

À lire absolument le dossier que l’on peut consulter ici. J’en livre quelques extraits.

 

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 21:15

 

 

 

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Ça vient d’ici. Des photos de Roberto de Vido (l’auteur de cette planche) de l’aéroport de Sendai au Japon se trouvent un peu plus bas.

 

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 23:41

 

 

 

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C’est l’édition du jour.

 

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 23:00

 

 

 

J’ai entendu dimanche à la télévision un entretien avec Eva Joly membre d’Europe écologie et possible candidate aux prochaines élections présidentielles. Interrogée sur la situation nucléaire au Japon, cette dame était surprenante : là où un discours politique musclé s’imposait contre le nucléaire au Japon (étant donné l’instabilité des sols de ce pays) et évidemment ailleurs, nous n’avons entendu qu’une remarque molle ne dépassant pas les positions du P.S. sur la question, à savoir que l’emploi de cette source d’énergie ne comporte pas de risque zéro. Réflexion que le premier con venu, mettons Éric Besson, ne désavouerait pas. On voit bien ce qui se dessine : un soutien au second tour en faveur de Dominique Strauss-Kahn, autant dire pour la droite néo-libérale. L’écologie en France est mal barrée !

Je rappelle que, depuis samedi, sur le site de Fukushima, le réacteur n° 1 puis le n° 3 ont explosé, le n° 2 ne va pas mieux que les autres… Onze autres réacteurs sont concernés au nord de Tokyo.

 

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 22:23

 

 

 

CRIIRAD

Commission de Recherche et d’Information
Indépendantes sur la Radioactivité

 

Communiqué
14 mars 2011 – 13h

 

La CRIIRAD dénonce la sous-évaluation de la gravité des accidents survenus sur la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi et le manque crucial d’information tant sur les quantités de radioactivité rejetées depuis vendredi que sur les niveaux de contamination de l’air. Faute de ces données, il est impossible de se prononcer sur les niveaux de risques radiologiques. Les rares chiffres disponibles empêchent en tout cas de qualifier les rejets de « mineurs » (niveau 4 dans l’échelle INES) ou de « faibles » (déclaration télévisée de Mme Kosciusko-Morizet dimanche matin).

 

Un classement prématuré

Samedi 12 mars, les autorités japonaises ont classé au niveau 4 de l’échelle INES l’accident survenu sur le réacteur n°1 de la centrale de Fukushima Daiichi alors que l’accident était encore – est toujours – en devenir et que plusieurs autres réacteurs étaient en situation d’urgence radiologique. Les opérateurs de la centrale sont toujours en train de s’exposer à des niveaux d’irradiation très élevés pour éviter que la défaillance des systèmes de refroidissement des réacteurs n°1, 2 et 3 ne se transforme en catastrophe nucléaire. Des mesures extrêmes ont été prises pour refroidir à tout prix les réacteurs (notamment l’injection d’eau de mer en dépit des risques associés).

Le classement au niveau 4 a été enregistré sans correctif par l’AIEA. A notre connaissance, à ce jour, aucune autorité de sûreté nucléaire ne l’a remis en question.

Rappelons que l’échelle dite INES (International Nuclear and radiological Event Scale) classe les accidents nucléaires en fonction de leurs conséquences dans le site et à l’extérieur du site. Concernant les conséquences à l’intérieur du site, le niveau 4 correspond à un  « endommagement important » du cœur ou des barrières radiologiques ; dès lors que l’endommagement est « grave », le classement passe aux niveaux 5, 6 ou 7 en fonction de l’importance des rejets de radioactivité à l’extérieur de l’installation, importance qui conditionne évidemment le niveau de risque d’exposition de la population :

- Le niveau 4 correspond à un rejet mineur de radioactivité dans l’environnement ;

- Le niveau 5 à un rejet limité susceptible d’entraîner l’application partielle de contre-mesures prévues ;

- Le niveau 6 à un rejet important susceptible d’exiger l’application intégrale des contre-mesures prévues ;

- Le niveau 7 à un rejet majeur avec effet considérable sur la santé et l’environnement :

À l’appui du classement au niveau 4 de l’échelle INES (endommagement important, mais pas grave, du cœur des réacteurs et rejets mineurs de radioactivité), ni les autorités japonaises, ni l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) n’ont publié de chiffres : ni sur l’ordre de grandeur des rejets, ni sur leur composition isotopique (nature et proportion des radionucléides présents qui déterminent la radiotoxicité des émissions radioactives) ni sur les niveaux de contamination de l’air à différentes distances de l’installation.

Tout aussi surprenantes sont les déclarations télévisées de la ministre de l’Ecologie qui a qualifié dimanche matin les rejets radioactifs de « faibles », alors même qu’elle reconnaissait ne disposer d’aucun chiffre. Cette qualification se fondait-elle sur l’évaluation des spécialistes de l’IRSN, de l’ASN et d’AREVA qu’elle avait réunis auparavant pour faire le point sur l’accident ? Il serait intéressant de savoir si la minimisation est imputable aux experts officiels (comme en 1986) ou à l’échelon politique.

Selon la CRIIRAD les rejets ne sont ni « mineurs », ni « faibles »

Sur la base des trop rares mesures disponibles, la CRIIRAD réfute formellement ce classement.

Samedi 12 mars, les débits de dose auraient en effet atteint 1,5 mSv/h (milllisievert par heure) aux abords immédiats de la centrale, avant de décroître après les opérations de décompression du réacteur, c’est-à-dire après le rejet de radioactivité dans l’atmosphère. Précisons qu’une valeur de 1,5 mSv par HEURE est de l’ordre de 10 000 fois supérieure au niveau ambiant normal et que la limite de dose réglementaire maximum admissible pour la population est de 1 mSv par AN (de 20 mSv/an pour les travailleurs). Ces niveaux d’irradiation indiquent que les rejets n’ont rien de « faibles » ou de « mineurs ». Une valeur de 100 µSv/h aurait été relevée dimanche par des journalistes à 2 km de l’installation. Si ce chiffre est avéré, il traduit la persistance et l’importance des rejets dans l’environnement.

  

Un terrible manque de transparence

Si les autorités affirment que les rejets sont mineurs ou faibles, elles doivent le justifier sur la base d’éléments chiffrés, objectifs et vérifiables.

La CRIIRAD demande que soient publiées les évaluations de la quantité totale de radioactivité rejetée par chacun des réacteurs accidentés ainsi que la composition isotopique des rejets. La CRIIRAD demande également la publication des niveaux de contamination de l’air : cartographie des activités volumiques (Bq/m3) pour les radionucléides clefs en fonction de la distance et du temps. Il importe de déterminer l’intensité et les déplacements des masses d’airs contaminées. Les informations disponibles suggèrent en effet que les rejets radioactifs de la centrale de Fukishima Daiichi ont atteint hier la centrale d’Onagawa située à 110-120 km au nord.

 

Évolutions météorologiques préoccupantes

Il importe de souligner que plusieurs services météorologiques ont annoncé dimanche que les conditions météorologiques - qui étaient plutôt favorables vendredi et samedi (vents d’ouest) – allaient s’inverser, avec des vents qui devraient désormais souffler vers l’intérieur des terres. Des pluies seraient également annoncées ce qui conduit, en cas de contamination de l’air, à intensifier les dépôts au sol. Dans un communiqué du 13 mars, l’AIEA annonce au contraire que les vents souffleront vers le nord-est, éloignant les rejets radioactifs  des côtes japonaises. “In partnership with the World Meteorological Organization, the IAEA is providing its member states with weather forecasts for the affected areas in Japan. The latest predictions have indicated winds moving to the Northeast, away from Japanese coast over the next three days.” L’AIEA n’a pas modifié cette information dans ses communiqués les plus récents. S’agit-il d’une version modifiée de l’anticyclone censé protéger la France en 1986 ?

Ces incertitudes doivent absolument être levées. Pour assurer au mieux la protection de la population, ou plutôt pour limiter au maximum son exposition, il est essentiel de disposer d’informations fiables et en temps réel sur les activités rejetées, sur la vitesse et la direction des vents, sur l’évolution de l’activité de l’air et des dépôts au sol.

Si les informations sur les ordres de grandeur des activités, des concentrations et des doses ne sont pas publiées pendant la phase de crise, il y a fort à craindre qu’il sera très difficile d’établir après coup la réalité des niveaux d’exposition.

 

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 04:22

 

 

 

 

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M. Éric Besson (1958-2011), ministre de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Économie numérique.

 

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Mme Nathalie Kosciusko-Morizet (1973-2011), ministre de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement.

 

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 00:05

 

 

 

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« Japon : un second réacteur nucléaire
menace d’exploser »

Libération du 12 mars 2011 à 23 h 23

 

L’opérateur d’une centrale nucléaire du nord-est du Japon a déclaré dimanche qu’un deuxième réacteur donnait des signes de problèmes, avec un risque d’explosion.

La compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) a précisé qu’il s’agissait du réacteur N° 3 de la centrale Fukushima N° 1, située à 250 kilomètres au nord de Tokyo.

« Toutes les fonctions pour maintenir le niveau du liquide de refroidissement sont en panne », a déclaré un porte-parole de l’opérateur.

Samedi, le réacteur N° 1 de cette centrale avait déjà rencontré une série de problèmes (défaut de refroidissement, de montée de pression), forçant les autorités à ouvrir des valves pour évacuer de la vapeur en excès.

Ces dysfonctionnements sont intervenus après le violent séisme qui a dévasté la région vendredi.

Une explosion s’est produite dans l’enceinte de la centrale, forçant les autorités nippones à prendre des dispositions exceptionnelles pour limiter les conséquences des émanations radioactives.

Le bâtiment abritant le réacteur numéro un du site s’est effondré.

Les autorités avaient auparavant ordonné aux habitants d’évacuer la zone dans un rayon de 10 km autour de la centrale qui compte six réacteurs. Il a ensuite été étendu à 20 km, un peu moins de quatre heures après l’accident.

 

J’ajoute qu’à la centrale nucléaire de Fukushima trois autres réacteurs sont au plus mal. Mais, bon Dieu, que vont devenir les Japonais ???

 

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