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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 14:30

 

 

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Avec un léger retard, qui interdit aux Nîmois de se rendre au spectacle après la lecture de ce blog, je transmets l’information afin que les Messins, Monégasques, Clermontois et Montferrandais, Cristoliens, Parisiens et enfin Lyonnais puissent s’y rendre tout le long de l’année 2010 (les dates se trouvent ici ou ).


J’ai suivie de près l’actualité d’Israel dans ces pages. Vous trouverez articles et photos en tapant son nom dans la recherche ou en vous rendant directement dans la section danse. Toutes les images de cette page viennent du site du théâtre de Nîmes. (Je remercie Pierre-Olivier et Benoît de m’avoir signalé l’article qui ne figurait pas dans la newsletter du Monde.)


 

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« Le flamenco sans peur ni tabou d’Israel Galván »

Par Rosita Boisseau

Le Monde du 16 janvier 2010


Pour la danse, l’événement à Avignon 2009 a été incontestablement El final de este estado de cosas, redux (« La fin de cet état de choses ») chorégraphié par le danseur flamenco Israel Galván, d’après L’Apocalypse de Jean. Dans la carrière de Boulbon, illuminée comme une grotte, le choc – à revivre au Théâtre de Nîmes, le 17 janvier – venait de la puissance esthétique de la pièce mais aussi de la révélation d’un Galván secret.

 

Avec douze danseurs et musiciens, trois orchestres différents – dont un groupe de heavy metal, Orthodox –, le Sévillan combine le geste spectaculaire et l’autoportrait d’un homme seul, posant El final de este estado de cosas, redux au croisement d’un destin collectif et individuel. Une procession de personnages tous en noir cerne en silence le plateau comme on marque une zone sacrée. L’obscurité, celle de la nuit et du temps, s’ouvre et se referme comme d’épais rideaux de velours sur les danseurs tandis que des halos de lumière blanche captent les pas de Galván. Qu’il fasse corps avec les autres dans des tableaux de groupe savamment composés, en particulier avec les musiciens, c’est pour s’en extraire vite et jeter sa gourme.

 

La première apparition de Galván met la barre de la bizarrerie très haut : elle y restera pendant près de deux heures. Sur un carré de sable aveuglant, un homme vêtu d'un short, masqué de latex et pieds nus, fouille le sol à la recherche d'une danse à inventer. Un flamenco frotté, sourd, mais bien enraciné, commence à prendre comme une pâte qui lève. Les bras se suspendent dans des torsions inspirées par le butô. Le tragique mortifère de cette danse japonaise couverte de cendres trouve dans la nudité démunie de Galván une expression neuve.

 

Galván, on le savait déjà, ose un peu plus à chaque spectacle. Jamais depuis sa première tournée en France en 2005 avec le solo La edad de oro (« L’âge d’or ») dans lequel il mixait d’un coup de bassin la gestuelle féminine et masculine du flamenco, on n’a vu un corps à ce point transpercé par tous les styles de danse qu'il a vus ou expérimentés.

 

Passés à travers le tamis flamenco, des arabesques classiques partent comme des coups de feu, les mains aux doigts serrés saluent Nijinski, les bras en couronne affrontent un taureau imaginaire… Ne craignant ni la difformité ni l’excès, Galván fonce sans regarder en arrière. Quant à son zapateado (frappes de pieds), il fait crépiter toute une palette percussive, des galops aux claquettes.

 

Le thème de L’Apocalypse – la Bible était la lecture d’enfance quotidienne de Galván et de sa famille – propulse le chorégraphe sur des territoires dangereux. Sa performance en justaucorps rouge tendu sur une paire de faux seins protubérants et juchée sur des bottes blanches fait tomber un voile d’effroi. Il/elle possède une prestance maléfique sous la cagoule noire tout en affirmant un appétit sexuel carnassier. Lorsque la « putain de Babylone » glisse ses énormes bagues à ses doigts pour les faire cliqueter sur une table, les osselets ne sont pas loin.

 

Sous la direction artistique de Pedro G. Romero et avec la collaboration de Txiki Berraondo pour la mise en scène, la sobriété du décor exacerbe chacune des apparitions de Galván et de sa troupe. Une série de mini-scènes à roulettes se déplacent et permettent de mettre en lumière tantôt l’orchestre de flamenco, tantôt celui de jazz contemporain…

 

Ces glissements de plaques tectoniques opèrent à vue, avec simplicité, comme le montage « cut » du spectacle. Articulant l’image en plan large et la confidence serrée comme un zoom, El final de este estado de cosas, redux avance par pans sans fioritures, ni faux semblant dramaturgique, laissant chaque séquence s’installer en majesté.

 

Pour lui tout seul, Israel Galván se dresse des pièges à danser qui n’ont besoin d’aucune introduction pour filer au cœur de la cible : faire trembler le flamenco au plus profond. Il grimpe sur une planche montée sur ressorts qui dérape au sol et s’ouvre comme une mâchoire dès qu’il saute dessus. Mini-surface d’action pour maxi-impact chorégraphique, Galván n’a peur de rien, même pas de claquer des pieds dans son cercueil.

 

L’impatience du danseur et sa férocité à battre et rebattre les cartes du flamenco excitent mentalement. Sa façon d’insister de profil sur un mouvement en le répétant toujours un peu plus loin, un peu plus bas… est d’ores et déjà un motif typique de Galván. Ces tensions, sans cesse reconduites par des instants de répit, voire de rêverie, font d’El final de este estado de cosas, redux, créé lors de la Biennale de Séville en septembre 2008, un spectacle héroïque, sans peur ni tabou.

 

Il n’y a pas si longtemps, les voisins des parents de Galván, à Séville, leur faisaient leurs condoléances d’avoir un héritier aussi excentrique. Avec cette production d’une beauté éberluante, Galván affirme simplement que la liberté et l’audace gagnent toujours.

 

Rosita Boisseau

 


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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 02:00

 

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Exposition du Centre national du costume de scène à Moulins dans l’Allier.



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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 00:52

 

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Édition chinoise, texte en anglais (Pékin, Central Compilation & Translation Press, 2009).


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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 21:27

 

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Isadora Ducan (1877-1927)

Une sculpture vivante

 

Jusqu’au 14 mars 2010

Musée Bourdelle à Paris


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Il vous reste plusieurs semaines encore pour visiter l’exposition que consacre actuellement le musée Bourdelle à Montparnasse à celle qui fut sans doute le plus grand nom de la danse au XXe siècle avec celui de Nijinsky : Isadora Duncan.

 

Beaucoup de photographies, des films, des esquisses, des tableaux et des sculptures, des costumes, la presse de l’époque et les affiches de ses spectacles tentent de cerner le phénomène Isadora Ducan. Le milieu où émerge la jeune Américaine est bien recontextualisé ainsi que les tendances qui dominent à la Belle Époque : salons parisiens, entourage intellectuel et artistique (je me suis incliné devant un tableau représentant Natalie Clifford Barney), passion pour la Grèce ancienne, etc.

 

J’emprunte au dossier de presse la chronologie de la vie d’Isadora ; c’est encore la meilleure introduction à cette figure hors du commun. Ceci avant de découvrir My Life, par exemple.

Je voudrais conseiller la lecture de l’ouvrage 1929 Danse d’aujourd’hui d’André Levinson qui consacre plusieurs chapitres – souvent critiques – à Isadora. C’est un des plus grands livres sur la danse. Il faut déplorer que personne n’ait encore songé à le rééditer en fac-similé tant il est magnifiquement mis en page et illustré (photos de Man Ray, entre autres). Il reste une version abrégée du texte, éditée par Actes Sud, elle-même épuisée, je le crains. Le savoir de Levinson ne se limitait en rien à sa « spécialisation » ; ce qu’il expose, il le démontre sur la base d’une culture universelle et d’une curiosité toujours vive.

 

 

1929isa


1877
26 mai : naissance d’Isadora Duncan à San Francisco. Dernière de quatre enfants, Elisabeth (1871-1948), Augustin (1873-1954), Raymond (1874-1966) de Joseph Charles Duncan (1819-1898) et Mary Isadora Gray (1849-1922).

 

1880
Divorce de ses parents.

 

1890-1895
Dispense des leçons de danse à de jeunes enfants.

 

1895-1898
Bref séjour à Chicago. Elle intègre la troupe d’Augustin Daly à New York qui part en tournée en Angleterre en 1897. Elle s’en sépare en 1898.

14 novembre 1898 : décès du père d’Isadora Duncan.

 

1899
Départ pour Londres.

Isadora danse dans les salons privés de la haute société londonienne, visite le British Museum et tout particulièrement les antiquités grecques et romaines.

 

1900
Isadora et sa mère rejoignent Raymond à Paris et s’installent rue de la Gaîté. Isadora visite les antiquités grecques et romaines du musée du Louvre avec Raymond, l’Exposition universelle de Paris. Elle découvre le pavillon de Rodin, les danses de Loïe Fuller et celles de la japonaise Sada Yacco.

Elle assiste au Théâtre du Trocadéro à la représentation d’Œdipe-roi de Sophocle avec Mounet-Sully dans le rôle titre, à l’Opéra-Comique à celle d’Orphée de Gluck et de son Iphigénie en Tauride à la Comédie française.

En juillet, premiers récitals organisés par Charles Hallé à Londres, à la New Gallery.

 

1901
Emménage au 45, avenue de Villiers où elle enseigne et donne des récitals privés, accompagnée par sa mère au piano. Auguste Rodin, Antoine Bourdelle, Georges Clemenceau, Albert Besnard, Eugène Carrière, Mounet-Sully, Jean-Louis Forain, Octave Mirbeau, Henri Bataille, Gustave Charpentier, André Messager, Gabriel Fauré, Anna de Noailles figurent parmi les invités. Isadora se lie avec Eugène Carrière et sa famille. Elle se produit chez Madame de Saint-Marceaux, en présence de Victorien Sardou, André Messager, Madeleine Lemaire, Antonin Mercié, l’architecte Girault, Anna de Noailles, Jean Lorrain, Lucien Fugère. Maurice Ravel est au piano et Beaunier dit des vers traduits du grec. Elle se produit chez la Comtesse Greffulhe, rue d’Astorg, chez Madeleine Lemaire (21 mai), chez la duchesse d’Uzès.

Le 22 mai chez la Princesse de Polignac, rue Cortambert elle présente Danses Idylles précédées d’une « causerie» du prince de Polignac sur l’art grec. Récitals en mars au Palais des Beaux-Arts de Monte-Carlo (mars) et à Londres à la New Gallery (juillet) où The Dance Idylls sont successivement présentées : « Dances inspired by Greek art », « Dances inspired by Early Italian art », « Dances inspired by Modern Music ».

Décembre 1901, la cantatrice Emma Nevada invite Loïe Fuller à voir danser Isadora dans son atelier. Rencontre Mary Desti, une jeune divorcée mère d’un enfant (Preston Sturges) qui sera une amie fidèle et l’un de ses premiers biographes.

 

1902
Rejoint Loïe Fuller en tournée à Berlin, Leipzig, Munich, Vienne et Budapest. Elle quitte la troupe en février et signe un contrat avec l’impresario hongrois Alexander Grosz. Elle se produit triomphalement à Budapest à l’Urania Theatre (19 et 20 avril), à Munich au Kunstler Haus et à Berlin à l’Opéra House (en 1903).

 

1903
Publication à Leipzig de son manifeste Der Tanz der Zukunft, édité par Eugen Diederichs (La Danse de l’avenir, Bruxelles, Complexe, 2003). Représentation à Berlin au Kroll Opera House.

30 mai-13 juin : premières représentations à Paris au Théâtre Sarah-Bernhardt qui rencontrent un succès mitigé. Au programme : Danse-Idylles sur des pièces de Chopin avec Arnold Dolmetsch au piano. José Clará et Jules Grandjouan sont dans l’assistance.

30 juin : assiste aux côtés de Bourdelle, Jane Poupelet, Fritz Thaulow et Albert Besnard, au banquet donné à Vélizy en l’honneur de Rodin, promu au grade de commandeur de la Légion d’honneur, et se produit devant les invités.

Juillet : départ de la famille Duncan pour la Grèce. Au cours de ce premier séjour à Athènes, elle acquiert un terrain sur le mont Hymette et entreprend la construction d’une résidence, baptisée « Kopamos ». Elle présente au Théâtre Royal d’Athènes, devant la famille royale grecque, une version chantée et dansée des Suppliants d’Eschyle accompagnée de dix jeunes garçons grecs qu’elle a engagés. Tournée à Vienne, Munich, Berlin avec ce choeur d’enfants grecs et leur prêtre byzantin.

 

1904

À l’invitation de Cosima Wagner, elle se produit au festival de Bayreuth. Création de la Bacchanale de Tannhäuser de Wagner. Tournée en Allemagne.

7 mai : première parisienne de la Soirée Beethoven au Théâtre du Trocadéro à Paris. Accueil enthousiaste de sa chorégraphie sur une musique symphonique.

Décembre : à Berlin, début de sa liaison avec le metteur en scène anglais Edward Gordon Craig.

1er décembre : ouverture à Grünewald, près de Berlin, de sa première « école de danse libre », avec sa sœur Elizabeth. Ce pensionnat gratuit dispense un enseignement général et des cours de danse. Un contrat engage les parents à y laisser leurs enfants jusqu’à l’âge de 17 ans et les autorise à se produire aux côtés d’Isadora. Vingt élèves sont acceptés.

Décembre 1904 - janvier 1905 : premier séjour à Saint-Pétersbourg. Le 26 décembre, au Théâtre du Hall des Nobles, elle danse devant Anna Pavlova, Serge Diaghilev, Michel Fokine, Marius Petipa et Leon Baskt. Seconde représentation le 29 décembre.

 

1905

Se produit à Dresde, Hambourg, Saint-Pétersbourg, Moscou, Kiev, Bruxelles, Berlin, Leipzig, Dresde, Stockholm ainsi qu’à Amsterdam.

20 juillet : première représentation de l’« école de danse libre » d’Isadora Duncan, au Kroll Opera House à Berlin.

 

1906

Tournée au Danemark, en Suède (au Göteborgs Konserthus, en Allemagne (Munich, Augsburg, Berlin), à Amsterdam, Varsovie et Cologne.

24 septembre : naissance à Noordwijk aan Zee (Hollande) de sa fille Deirdre de son union avec Edward Gordon Craig.

Rencontre le peintre Abraham Walkowitz dans l’atelier d’Auguste Rodin.

Hiver : séjour à Florence en compagnie de Edward Gordon Craig et de l’actrice Eleonora Duse en vue de la création, en décembre, de la pièce d’Ibsen Rosmersholm.

Edward Gordon Craig publie Six Studies in Movement (Sechs Bewegungsstudien), aux éditions Theaterwissenschaftliches Institut der Universität Köln, série de lithographies représentant des études de mouvements d’Isadora.

 

1907

Tournée en Hollande, Belgique, Scandinavie, Russie et à Munich.

Octobre : fin de sa liaison avec Edward Gordon Craig.

Décembre : danse à Moscou au Théâtre d’art.

 

1908

Janvier : danse Iphigénie avec les enfants de son école de danse au Théâtre Mariinsky à Saint-Pétersbourg. Rencontre Stanislavski (acteur et metteur en scène).

Avril ou août : fermeture de l’école de Grünewald.

Juillet : se produit au Duke of York’s Theatre à Londres.

Septembre – octobre : première tournée aux États-Unis : New York (Criterion Theater et Metropolitan Opera House) Boston (Symphony Hall) et Washington D.C. où Roosevelt vient la voir danser.

30 décembre: retour en France. Acquiert l’ancien atelier de Gervex, à Neuilly, doté d’un jardin magnifique.

 

1909

Début de sa liaison avec Paris Singer (le « Lohengrin » de ses mémoires), héritier de l’entreprise éponyme. Il lui apporte son soutien financier. Ils voyagent en Italie.

Fin janvier – fin février : se produit au Théâtre lyrique municipal de la Gaîté. Elle y présente avec son école, Danses antiques accompagnée de l’orchestre Colonne sous la direction d’Edouard Colonne et, pour la première fois, Iphigénie en Aulide de Gluck accompagnée de l’orchestre des concerts Lamoureux, sous la direction artistique de Lugné-Poe. Grand succès.

21 février : à l’invitation de la comtesse de Béarn, conférence à l’hôtel de Béhague à Paris en faveur de son projet d’école à Paris. Henry de Régnier, Auguste Rodin, Léon Bonnat, Jean-Louis Forain, Jean Dampt, Maurice Barrès et Madame de Saint-Marceaux sont invités.

Mai – juin : représentations à guichets fermés au Théâtre de la Gaîté sur des musiques de Beethoven et Chopin, accompagnée de l’orchestre Colonne sous la direction d’Edouard Colonne, et sous la direction artistique de Lugné-Poe. Rencontre le peintre et sculpteur belge Rik Wouters.

19 mai : première représentation des Ballets russes au Théâtre du Châtelet avec Vaslav Nijinski.

Paris Singer et Isadora organisent un gala au Trianon Palace Hôtel de Versailles avec entre autres invités Diaghilev, Lugné-Poe et Vaslav Nijinski.

Bourdelle exécute des croquis d’Isadora après l’avoir vue danser. Il s’inspirera de la danseuse pour réaliser les reliefs de la façade du Théâtre des Champs-Elysées.

Tournée en Russie.

Octobre – décembre : se produit aux États-Unis avec Damrosch et le New York Symphony Orchestra au Metropolitan Opera House et au Carnegie Hall.

 

1910

Croisière et voyage en Égypte avec Paris Singer, Jules Grandjouan, Paul Dupin, et sa soeur Elizabeth.

1er mai : naissance à Beaulieu de son fils Patrick né de sa liaison avec Paris Singer.

Publication par Dunoyer de Segonzac de son album Isadora Duncan. Dessins sur les danses d’Isadora Duncan précédés de La Danseuse de Diane (Glose de Fernand Divoire. Paris, François Bernouard, 1910). Publication par Jean-Paul Lafitte de son album Les danses d’Isadora Duncan, Paris, Mercure de France.

Tournée à Munich.

 

1911

Janvier – février : au Théâtre du Châtelet, Orphée de Gluck (première le 18 janvier), Iphigénie, valses de Schubert, suite de Bach et Bacchanale de Tannhäuser de Wagner.

Février - mars 1911 : tournée aux Etats-Unis, à New York, Boston, Saint-Louis.

Juin 1911 : deuxième saison des Ballets russes.

Novembre – décembre : au Théâtre du Châtelet, Iphigénie et valses de Brahms (18 novembre), Orphée, accompagnée de l’orchestre Colonne, sous la direction de Gabriel Pierné (29 novembre, 1er et 2 décembre).

17 décembre : inauguration de l’école de Darmstadt, dirigée par sa soeur Elisabeth, sous le patronage du duc et de la duchesse de Hesse.

Parution de Isadora Duncan, fille de Prométhée avec des dessins de Bourdelle et un texte de Fernand Divoire (éd. Les Muses Françaises).

 

1912

Avril : Isadora se produit en Italie (Teatro Costanzi à Rome), en Russie, en Allemagne et en France.

29 mai : création au Théâtre du Châtelet de Prélude à L’Après-midi d’un faune par Vaslav Nijinski avec les Ballets russes (musique : Claude Debussy ; chorégraphie : Vaslav Nijinski ; décors et costumes : Léon Bakst) qui suscite un scandale.

20 juin : Isadora participe aux « Festes de Bacchus » données par Paul Poiret dans son Pavillon du Butard, près de Versailles.

4 juillet : Isadora Duncan danse dans le jardin de Marguerite de Saint-Marceaux à l’occasion du mariage de son fils Jean Baugnies.

Novembre : Isadora Duncan donne une fête persane et confie à Paul Poiret le décor de l’atelier.

Grandjouan publie 25 dessins d’Isadora aux éditions Rieder.

 

1913

Janvier : tournée en Russie.

Mars - avril : au Théâtre du Trocadéro avec six élèves de l’école de danse de Darmstadt (les futures  « Isadorables »), l’orchestre des concerts Colonne sous la direction de Gabriel Pierné, représentations d’Orphée, accompagnées d’une causerie de Joséphin Péladan et d’une récitation de vers par Mounet-Sully et d’Iphigénie et de valses de Brahms et Schubert, avec Mounet-Sully.

9, 11 et 18 avril : au Théâtre du Châtelet, Iphigénie, à Paris par Isadora Duncan et ses élèves de l’école de Darmstadt avec Mounet-Sully. Valses de Brahms, Schubert ; orchestre et choeurs des concerts Colonne sous la direction de Gabriel Pierné.

2 avril : inauguration du Théâtre des Champs-Élysées.

19 avril : noyade accidentelle des deux enfants d’Isadora dans la Seine.

Mai : elle rejoint Raymond en Albanie pour venir en aide aux populations victimes de la guerre des Balkans.

Voyage à Constantinople avec la femme de Raymond, puis en Italie.

Paris Singer fait pour elle l’acquisition du Grand Hôtel de Bellevue à Meudon, et confie sa restauration et sa décoration à l’architecte Louis Sue pour qu’elle y installe son école de danse, le Dyonision.

29 mai : première au Théâtre des Champs-Élysées du Sacre du Printemps par les Ballets russes. L’accueil du public est désastreux.

Publication aux éditions du Temps présent de XXX dessins de Dunoyer de Segonzac dont plusieurs dessins représentent Isadora.

 

1914

Ouverture de son école de danse à Bellevue.

28 juin : Isadora organise au Théâtre du Trocadéro une soirée au profit de l’école de danse au cours de laquelle dansent ses élèves accompagnés par l’orchestre des concerts Colonne.

Août : accouche d’un enfant qui meurt peu après.

La guerre est déclarée. Bellevue est transformé en hôpital militaire.

Novembre : se réfugie à New York avec les Isadorables (Anna, Maria-Theresa, Irma, Lisa, Margot et Erica) et fonde la compagnie Dyonision.

3 décembre : représentation avec les Isadorables au Carnegie Hall accompagnée par le New York Philarmonic Orchestra.

 

1915

Mars : retrouve ses élèves à New York.

3 avril : Paris Singer loue le Metropolitan Opera House de New York pour une représentation gratuite en l’honneur d’Isadora qui danse La Marseillaise à la fin du spectacle. Elle se produit au Century Theatre.

Isadora rencontre le photographe d’origine allemande Arnold Genthe.

Mai : retour à Paris d’Isadora. Les élèves partent dans un pensionnat en Suisse.

 

1916

9 avril : représentation au profit de L’Armoire Lorraine pour la reconstruction des foyers dévastés dans la région lorraine au Palais du Trocadéro. Elle danse sur de nouvelles musiques: Symphonie n° 5 de Tchaïkovski, interlude symphonique de Rédemption de César Franck ainsi que La Marseillaise.

30 avril : représentation au Palais du Trocadéro au bénéfice de la Coopération des Artistes. (musique : César Franck, René Fauchois, Piotr Ilitch Tchaïkovski, Claude Rouget de Lisle).

Mai : début d’une tournée en Amérique latine avec son frère Augustin et le pianiste Maurice Dumesnil à Buenos Aires, à Montevideo, à Rio de Janeiro et à Sao Paulo.

Isadora se produit également à la Havane et à New York au Metropolitan Opera House (en novembre).

Fin de sa liaison avec Paris Singer.

 

1917

Adoption par Isadora de ses disciples : Maria-Theresa, Lisa, Margot, Irma, Erika et Anna.

Tournée en Californie et visite de sa ville natale, San Francisco, où elle se produit au Columbia Theater.

De retour en France, elle rencontre le pianiste Walter Morse Rummel, l’« archange» de ses Mémoires.

Ils partent tous deux à Cap Ferrat où ils travaillent aux chorégraphies des Funérailles et de La Bénédiction de Dieu dans la solitude de Liszt et d’un Festival Chopin.

 

1918

Retour à Paris à la fin de la guerre.

 

1919

Vente à l’Etat de Bellevue à la suite de difficultés financières (le château abrite aujourd’hui les laboratoires du CNRS).

Elle acquiert une maison dotée d’un atelier, la « Salle Beethoven», 108 rue de la Pompe à Paris.

 

1920

Mars – avril : se produit au Palais du Trocadéro. Festival Schubert-Tchaïkovski et La Marseillaise. Orchestre sous la direction de Georges Rabani (6 mars).

Festival Beethoven-Wagner (19 mars), César Franck, Chopin, Berlioz et Wagner (2 avril).

Mai - juin : se produit au Théâtre des Champs-Élysées. Le programme inclut le Festival Chopin, et des œuvres de Liszt, Brahms, Wagner et Berlioz.

En été, voyage en Grèce avec les Isadorables, Walter Rummel et le photographe Edward Steichen en vue de fonder une nouvelle école à Athènes.

27 novembre et 2 décembre : se produit au Palais du Trocadéro avec son école de danse. Festival Richard Wagner.

11 et 16 décembre 1920 : se produit avec son école de danse au Palais du Trocadéro, accompagnée d’un ensemble de chanteurs et de l’orchestre des concerts Colonne, sous la direction de Georges Rabani. Musiques de Gluck (Orphée et Eurydice), Schumann (Rêverie), Mendelssohn (Fileuse, interlude par l’orchestre), Brahms (Valses), Schubert (Valses, Moment musical, Marche militaire).

 

1921

26 – 30 janvier : se produit au Théâtre des Champs-Élysées avec son école de danse. Orchestre des ChampsÉlysées. Musiques de Schubert, Wagner, Tchaïkovski.

Se produit en Hollande, à Londres au Prince of Wales, à Bruxelles.

Fin de la liaison d’Isadora Duncan et de Walter Rummel.

Les Isadorables se séparent, Erica décide de se consacrer à la peinture, Anna part avec Walter Rummel, Theresa retourne à New York, Margot est atteinte de tuberculose. Irma suit Isadora à Moscou. Seule Lisa reste à Paris.

24 juillet : Isadora et Irma arrivent à Moscou à l’invitation du commissaire du peuple à l’instruction publique chargé de la culture. L’ancien palais de la célèbre danseuse Balachova est mis à sa disposition pour y fonder une école de danse ; cinquante élèves sont recrutés en octobre.

7 novembre : se produit au Théâtre du Bolchoï avec ses élèves.

3 décembre : ouverture officielle de l’Ecole nationale de danse Isadora Duncan.

1921 – 1924 : l’école d’Elizabeth Duncan est transférée à Hagen, dans la villa Hohenhof de Karl Ernst Osthaus, puis à Postdam et à Salzbourg (1925-1933).

 

1922

12 avril : décès de la mère d’Isadora à Paris.

2 mai : mariage avec le poète russe Sergueï Essenine. Elle quitte avec lui la Russie pour l’Allemagne, la France et les États-Unis où ils arrivent le 1er octobre. Irma reste en Russie diriger l’école.

Tournée aux États-Unis (New York, Boston, Chicago, Indianapolis, Louisville, Kansas City, Saint-Louis, Memphis, Detroit, Cleveland, Baltimore et Philadelphie).

11 octobre : se produit au Symphony Hall de Boston. Le discours qu’elle prononce entraîne l’annulation des représentations suivantes.

 

1923

13 janvier : dernière représentation à Brooklyn d’une tournée désastreuse.

Février : retour en France avec Essenine.

27 mai et 3 juin : représentations au Théâtre du Trocadéro avec un programme de musique russe.

5 août : voyage en Russie avec Essenine.

Novembre : se produit au Bolchoï avec les élèves de Moscou. Tournée en Allemagne.

Quitte Essenine et rentre en France.

 

1924

21 janvier : mort de Lénine, Isadora va se recueillir devant sa dépouille. Création de deux marches funèbres à sa mémoire : Hymne révolutionnaire et Chanson funèbre pour les héros révolutionnaires.

Tournée en Ukraine et en Allemagne.

29 septembre : concert au Bolchoï.

30 septembre : quitte Moscou pour la France.

 

1925

Février : décès de Margot.

Se partage entre Paris et Nice où elle loue un studio au 343, promenade des Anglais, à proximité de son hôtel.

Elle se produit dans son studio à Pâques et le 10 septembre donne un récital Listz.

14 septembre : festival Jean Cocteau. Elle danse sur le texte d’Orphée lu par son auteur.

Décembre : suicide de Sergueï Essenine.

 

1926

25 novembre : vente de sa maison à Neuilly pour payer ses dettes en dépit de la mobilisation d’un comité de soutien d’amis et de personnalités.

Commence la rédaction de son autobiographie pour faire face à des difficultés financières.

 

1927

À Paris de février à août.

8 juillet : récital d’Isadora Duncan au Théâtre Mogador avec l’orchestre Pasdeloup sous la direction d’Albert Wolff. Musiques : Rédemption de Franck, Ave Maria et Mélodie inachevée de Schubert ; Bacchanale de Tannhäuser, Prélude et Mort d’Yseult de Wagner.

Août : retour à Nice.

14 septembre 1927 : décès accidentel à Nice. Isadora meurt étranglée par son écharpe qui se prend dans les rayons de la roue d’une décapotable dans laquelle elle se promenait.

19 septembre : crémation et obsèques au Père Lachaise.

Publication posthume de My life, autobiographie d’Isadora Duncan aux éditions Garden City.

 

1928

Publication de l’ouvrage Isadora Duncan : 72 planches par José Clará, Paris, Rieder.

 


 

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De haut en bas : Jules Granjouan, Abraham Walkowitz, Antoine Bourdelle, José Clará. L’ensemble des images viennent du service communication du musée.

Je livre du bout des lèvres l’adresse web du musée, tant ce sigle « paris.fr » qui chapeaute plusieurs musées de la capitale dessert ces institutions et déshonore la fonction Internet. Au moins cela donne les horaires d’ouverture et le métro le plus proche. C’est ici.


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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 16:35




Voici quelques informations sur la venue d’Israel en région parisienne avec son dernier spectacle. Pour les autres villes de France, voyez ici.

Vous pouvez prendre, dès à présent, votre ticket pour
El final de este estado de cosas, redux, présenté le 29 mai 2010 à Créteil.

L’entrée est à 10 euros !

Maison des arts de Créteil (MAC)
Place Salvador Allende, Créteil

Pour les soirées au Théâtre de la Ville à Paris (le site offre un court extrait en vidéo), la billetterie ouvrira le 10 mai 2010.


Encore une vidéo prise à Avignon en juillet.




À Lausanne

Je signale pour les amis de Lausanne et du canton de Vaud la programmation d’une série de reprises du spectacle La Edad de oro (avec sur scène Galván, Fernando Terremoto et Alfredo Lagos) :

Du 8 au 20 décembre 2009
Théâtre Vidy


« Le spectacle fait référence à l’âge d’or du flamenco, qui s’étend de la fin du XIXe siècle aux années 30. La période était marquée surtout par le chant et la danse, la guitare ne s’imposant que plus tardivement. Et puis, selon la coutume, personne par la suite n’est plus jamais parvenu à rivaliser avec les grands artistes de cette époque, ni en inventivité, ni en intensité.

« Avec deux compagnons de haut vol (un chanteur et un guitariste), qui partagent son exigence et son sens de la recherche, Israel Galván va tenter de transformer cet âge d’or mythique en temps présent. Et nombreux sont ceux qui disent, après l’avoir vu danser, qu’il y arrive… »

www.vidy.ch

Carole Fierz, qui connaît parfaitement Israel Galván et le flamenco (elle a réalisé un film sur Inés et Pedro
Bacán, Inés ma sœur, en 1996), apporte de précieux éclaircissements dans une vidéo sur le site du Théâtre Vidy-Lausanne.

 

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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 18:08



« Sur le plan artistique, on est loin de la catastrophe dénoncée par certains. Ce festival a offert un nombre raisonnable de beaux spectacles, et quatre sommets, ce qui n’est déjà pas mal. (…) Un moment de pure beauté, âpre, essentielle, ensuite, avec El Final de este estado de cosas, redux, offert par le danseur andalou Israel Galván dans la somptuosité brute de la carrière de Boulbon. »

(Fabienne Darge, « Quatre sommets artistiques pour marquer un festival d’Avignon contrasté », Le Monde, 30 juillet 2009.)





El final de este estado de cosas, redux
se jouera dans les villes suivantes :

Le Havre, Théâtre du Volcan, 3 décembre 2009.
Nîmes, Théâtre de Nîmes, 17 janvier 2010.
Metz, Arsenal de Metz, 8 avril 2010.
Monaco, Monaco Dance Forum, 11 avril 2010.
Clermont-Ferrand, La Comédie de Clermont-Ferrand, 27 et 28 avril 2010.
Créteil, Maison des arts de Créteil, 29 mai 2010.
Paris, Théâtre de la Ville, du 31 mai au 5 juin 2010.
Lyon, Maison de la Danse, du 17 au 20 novembre 2010.

Et en Espagne :
Madrid, Festival de Otoño-Teatro español, 5 au 8 novembre 2009.



Photos prises lors de la soirée du 22 juillet 2009 à la Carrière de Boulbon.


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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 12:03

Les tableaux insolites et les mutations
d’Israel Galván, au-delà du spectaculaire


Le Monde du 20 juillet 2009
Par Rosita Boisseau


Une météorite s’est fichée au cœur de la carrière de Boulbon, samedi 18 juillet, laissant les mille trois cents spectateurs sous le choc. La chose sidérante porte un nom : Israel Galván. Un titre aussi : El Final de este estado de cosas, redux (« La fin de cet état de choses »), d’après l’Apocalypse de Jean. On demandait à voir cette prédiction tragique et mortelle signée par le danseur et chorégraphe flamenco sévillan.

On y croit dès les premières secondes : une procession de personnages tous en noir entoure en silence le plateau comme on délimite un espace intouchable. Arrêt émotionnel immédiat, reconduit pendant une heure quarante sur le fil de tableaux insolites et tranquillement affirmés dans leur bizarrerie. L’attention de tous les instants du public s’est soldée, après quelques minutes de décalage, par une standing ovation éberluée.

Du sable blanc en bordure de scène, un écran de projections, trois petits plateaux mobiles pour trois groupes musicaux différents, dont celui de heavy metal Orthodox, composent la base du puzzle posé par Galván et son équipe.

Douze musiciens et chanteurs l’épaulent, sous la direction artistique de Pedro G. Romero et de Txiki Berraondo pour la mise en scène. Et pourtant, Galván est seul, vivant paratonnerre d’éléments apparemment divergents.

La segmentation du spectacle, dont on suit les chapitres, et la diversité des sources d’inspiration, trouvent une évidence organique. Aucune faiblesse dramaturgique dans ce disparate que l’imaginaire de Galván rassemble.

La logique de l’irrationnel fonctionne à plein régime dans ces scènes tatouées du sceau de l’inconscient. El Final de este estado de cosas, redux se vit comme une série d’initiations, de seuils à passer jusqu’à la catastrophe finale. Les mutations s’enchaînent. De danseur masqué en short et pieds nus, Galván devient une femme cagoulée faisant cliqueter ses bagues comme autant de minuscules castagnettes. L’obscurité se colore au rouge du sang pour se diluer dans la clarté ultime du squelette.

La multiplicité des styles de danse qui transpercent Galván est impressionnante. Bras palpitant de cygne, torsions de pieds façon butô japonais, élans tauromachiques… tout fait corps comme passé au feu. Et c’est toujours le flamenco qui gagne. Il fait craquer les arabesques sèches et écarter les jambes dans des roulements de hanches. Mais aussi claquer des talons comme on claque des dents sous l’emprise de la peur.

Le trouble devant El Final de este estado de cosas, redux déborde le simple fait spectaculaire. Il relève, et c’est un phénomène très rare, d’une forme de révélation, au croisement magique d’une expérience esthétique et d’une confidence intime.

À 36 ans, sur un sujet qui le nourrit et le hante depuis l’enfance – la Bible est la lecture familiale –, Galván trouve la voie directe et imparable de ce qu’il veut livrer de plus personnel sur un thème aussi risqué que le texte de Jean. Ses outils chorégraphiques aiguisés, ses partis pris visuels passionnants, cimentés par une tranquillité intérieure, imposent leur loi. Jusque dans ses pointes burlesques, l’hypothèse Galván sur la fin du monde tombe comme une évidence.

Cette science de soi et de la scène, qui ne va pas sans générosité dans la joie de communiquer, ne laisse aucun répit au spectateur. Son calme paradoxal recèle une violence profonde, lentement assenée. Créé lors de la Biennale de Séville le 24 septembre 2008, El Final de este estado de cosas, redux fait signe à Apocalypse Now, redux, de Francis Ford Coppola, qui intitula ainsi la version longue et complète de son film réalisé en 1979. Au plus secret de soi, la guerre est la même.

El Final de este estado de cosas, redux d’Israel Galván. Carrière de Boulbon, Avignon. Jusqu’au 26 juillet, à 22 heures.


J’ajoute deux extraits d’articles en espagnol, parus dans El mundo (26 septembre 2008) et ABC (25 septembre 2008), après la XVe biennale de Flamenco de Séville où le spectacle avait été présenté pour la première fois.




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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 04:02



« El final de este estado de cosas, redux »

(La Fin de cet état de choses, redux)

Le dernier spectacle de Galván est présenté à Avignon
du 18 au 26 juillet à la Carrière de Boulbon


Pour ma part, je serai sur les gradins le 22 juillet au soir !


Israel Galván : baile et chorégraphie.
Pedro G. Romero : direction artistique.
Txiki Berraondo : mise en scène.
Avec Inès Bacan (cante), Juan José Amador (cante), Alfredo Lagos (guitare), José Carrasco (percussions), Bobote (baile, palmas, compás), Eloisa Sánchez (violon) ;
Orthodox : Marco Serrato (basse), Ricardo Jimenez (guitare), Borja Díaz (batterie) ;
Proyecto Lorca : Antonio Moreno (percussions), Juan Jiménez Alba (saxo).

Extrait vidéo de Non de Zad Moultaka, dansé par Yalda Lounes.

Présentation du festival (par Antoine de Baecque)





Un entretien avec Galván est également disponible sur le site du festival. Comme il est aussi signé Antoine de Baecque, je ne le cite pas non plus.

C’est un très mauvais pli français que de donner la parole à des amateurs plutôt qu’à de fins connaisseurs. Depuis quand ce fada des Cahiers du cinéma s’y connaît en flamenco ?

Ces petites combines très parisiennes sont pénibles et inadmissibles.




Les photos sont signés Felix Vasquez et Klaus Hander pour les deux dernières d’entre elles ; toutes viennent du site Polimnia.

D’autres photos du spectacle sont visibles dans un de mes récent articles qui concernait l’actualité de Galván et de son père.

L’étonnant power trio de Séville, Orthodox (très influencé par Black Sabbath et… Venom !), qui accompagne Israel Galván sur scène, a une page sur My Space et un site Internet.



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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 04:04

Dominique Mercy




Il faut signaler ce très bon documentaire sur Dominique Mercy et Pina Bausch visible ici. (À partir de la deuxième minute du second épisode, vous allez beaucoup rire, sinon vous êtes définitivement perdu, pour l’art et le reste.)

La deuxième photo présentée ici est signée de Régis Lansac.



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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 01:43
Pina Bausch
Pour Carole Fierz




La photo du haut montre Pina Bausch dans Café Müller ; la seconde est signée de Francesco Carbone et la dernière de Michele Crosera.


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