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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 06:34



Documentaire

Israel Galván : L’accent andalou

Lundi 6 juillet 2009
à 22 h 55 sur Arte

Présentation de la chaîne

Portrait d’un danseur-chorégraphe prodige, qui incarne le renouveau du flamenco et dont la nouvelle création est présentée cette année au Festival*.

Né en 1973 à Séville, berceau du flamenco, le danseur et chorégraphe Israël Galván fait figure de rebelle. Ses parents bailaores lui ont légué une tradition qu’il a vite dépassée, créant une grammaire chorégraphique inédite, combinant cambrures étranges et saccades sensuelles, « toréant » avec le public en brandissant un couteau… Alors que sa renommée gagne la scène internationale, ce fou dansant, souvent comparé à Nijinski, entraîne la caméra de Maria Reggiani dans le terreau andalou où son talent s’épanouit depuis plus de trente-cinq ans. Des pères de la tradition flamenca aux grands toreros, chacune de ses œuvres rend hommage à ses multiples sources d’inspirations. Éclairé par le témoignage du dramaturge Pedro G. Romero, son directeur artistique et ami depuis 1998, le film alterne des extraits de ses chorégraphies avec les coulisses de ses créations.

* A priori, il s’agit de celui d’Avignon, puisque « El final de este estado de cosas, redux » y est présenté, du 18 au 26 juillet, à la Carrière de Boulbon. Ces Parisiens qui s’imaginent que tout le monde se rend là-bas !


Israel Galván : L’accent andalou, réalisé par Maria Reggiani (France, 2009, 53 mn)

Rediffusions :
12 juillet 2009 à 06 h 00
19 juillet 2009 à 17 h 30



Paris quartier d’été

José Galván
Maestría

Première en France

Du 29 juillet au 1er août 2009 à 20h
Palais Royal, Cour d’Orléans
Durée 40 minutes
Tarif de 8 € à 18 € / Pass 2 spectacles 26 €

Présentation du festival

Quatre nuits, trois univers, trois façons de vivre la danse et la musique… Un maître du baile à la tombée du jour, deux étoiles au crépuscule… Tous les temps du flamenco prennent la scène du Palais Royal.

Il incarne à lui seul plusieurs générations de flamenco… Pendant plus de quarante ans, le Sévillan José Galván a formé les grands noms du baile dans son académie du quartier San José Obrero. Marié à la danseuse Eugenia de los Reyes, sa partenaire à la scène, il est aussi le père du Bicho raro, Israel Galván, qui illuminait la cour d’Orléans en 2007, et de sa sœur Pastora. À 60 ans passés, le pater familias n’a rien perdu de sa précision ni de son acharnement à transmettre. Entouré de David Lagos et Manolo Romero « El Cotorro » au chant et de Ramon Amador à la guitare, il prend possession du Palais Royal pour quatre soirées exceptionnelles : pas de spectacle, pas de programme, mais l’humeur du soir et le bon plaisir du moment. ¡ Hay que ver los que saben !

La programmation flamenco est réalisée avec le soutien de la Junta de Andalucía - Consejería de Cultura - Agencia Andaluza para el Desarollo del Flamenco. Production executive Arte y Movimiento Producciones


Et pour 2010…

(Mais j’aurais l’occasion de vous en reparler, et même très vite, puisque le spectacle est programmé à Avignon, et ensuite parce que les dates parisiennes sont dans onze mois.)


 

THÉÂTRE DE LA VILLE
DU 31 MAI AU 5 JUIN 2010

ISRAEL GALVÁN

COMPAÑIA ISRAEL GALVÁN

El final de este estado de cosas, redux


Avec Israel Galván, 2 chanteurs et 9 musiciens



Les photos viennent de différentes représentations de son dernier spectacle,
El final de este estado de cosas, redux
(dont trois du site deflamenco.com)


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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 17:58




Les photos viennent du site Sprindance
.


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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 17:34


Arena
Un spectacle de Israel Galván


Le 3 juillet 2009 à Paris
Salle Pleyel, 20 h





Prix des places : 30 et 45 €
Réservation sur
http://www.sallepleyel.fr/francais/programme/detail_representation.asp?id_rep=19247

Site officiel d’Israel Galván (espagnol et anglais)
http://www.israelgalvan.com/


J’ajoute ce texte de Pedro G. Romero, ami de Israel Galván, commisaire d’expositions, critique et grand esprit encyclopédique (« G. pour Google », disait de lui Israel).


ARENA
Par Pedro G. Romero

À un moment où la danse se débattait entre le rance et le nouveau, arrive Israel Galván, qui se refuse à choisir une faction. « C’est le plus vieux des jeunes danseurs », dit de lui le chanteur Enrique Morente. Et c’est la vérité. Parce qu’Israel connaît autant les tangos d’El Titi de Triana qu’il devine un geste flamenco dans la danse butô.

Face à un panorama qui se limitait à deux voies, le canon inventé et l’affectation moderne, Israel défait le chemin rebattu. Face à qui souhaite maintenir un status quo classique et canonique, il retourne le canon pour nous offrir un flamenco conceptiste et baroque. Face à qui introduit des idiotismes de la danse moderne et contemporaine, du jazz et du folklore, il propose de reconstruire une danse flamenca moderne en usant seulement de matériaux qui, jusqu’ à il y a peu, étaient des outils exclusifs du flamenco. Israel part de la reconnaissance. Les alegrías de Mario Maya ou la soleá d’El Farrucco, ses pas, ses quiebras  (cambrures du corps), sa musique, voilà le matériel qui doit être compris pour redessiner un flamenco nouveau.

Israel ne trompe personne en simulant une vie de danseur dans une chanson de Mecano. Qui peut se douter que pour Israel Galván, un film de Stanley Kubrick est plus important qu’un pas de Nacho Duato. Israel Galván apprend plus de la danse en assistant à une partie de football avec Manuel Soler que dans une académie moderne.

Je peux rendre compte du fait que le danseur qui admire Dalí connaît les secrets de la méthode paranoïaque critique : quand il a monté la mort de Gregorio Samsa dans La Metamorfosis, il a décidé d’incorporer la chorégraphie de la mort du cygne de la Pavlova à la danse de la siguiryía-martinete du final, sans savoir que quatre-vingts ans plus tôt, Vicente Escudero avait eu exactement la même inspiration pour monter la première seguiryía dansée. Israel lit la vie de Felix El Loco (le fou), source d’inspiration de sa chorégraphie Les Chaussons rouges et danse une farrucca qui ôte à la création de Massine les éléments étrangers au flamenco qu’elle recelait.

Personne ne doute qu’Israel Galván est le danseur des danseurs, vu la fréquence avec laquelle ceux-ci se mêlent à son public.

Personne ne doute qu’il est le favori des chanteurs pour son compás (sens du rythme), vu comment ces derniers exigent de lui qu’il rende compatible bulerías et tangos avec ses expériences modernes.

Personne ne doute que le flamenco de ces dernières années serait différent sans le passage d’Israel Galván.




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