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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 13:13


C’est toujours Charles Tatum qui signale l’excellence du site Le Jura libertaire. (En revanche, je ne comprends pas bien ce que le co-fondateur de l’I.S. et René Viénet viennent faire dans ces pages : l’un a achevé sa réflexion politique à l’extrême droite, l’autre a collaboré avec Total et la Compagnie générale des matières nucléaires, dite Cogéma. Ce dernier, toujours en vie, peut réserver encore bien des surprises…)


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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 10:43

 

Eric Hobsbawm, historien britannique de renom,
analyse le retour de l’idée communiste

Par Éric Aeschimann
Libération du 23 mai 2009

 

Né en 1915, Eric Hobsbawm, le plus grand historien britannique vivant, est aussi l’un des derniers représentants de la tradition des intellectuels communistes. Il vient de publier L’Empire, la démocratie, le terrorisme (André Versailles éditeur).


L’idée communiste telle qu’elle ressurgit aujourd’hui peut-elle nous aider à comprendre et à transformer le monde ?

 Je ne crois pas. Comme programme, le communisme n’existe plus : le « socialisme réel » du bloc soviétique a été brisé et il n’y a aucune chance qu’on remette à l’ordre du jour l’idée d’une économie entièrement planifiée et centralisée. Idée qui n’avait jamais été celle de Marx. En réalité, le principal apport du communisme a été l’idée d’une avant-garde révolutionnaire : le Parti. Les partis communistes ont été des constructeurs permanents de sociétés et d’États. Après la guerre, le parti communiste italien, qui comptait 5 000 militants, a su en deux ans devenir un parti de centaines de milliers de personnes, capable d’attirer des millions d’électeurs. Au Vietnam, le PC, minoritaire, était structuré pour être la base de quelque chose de plus grand : une société. Mais tout cela a été rendu par des circonstances économiques et sociales qui ne sont plus.


Il n’y a pas de « retour à Lénine » en vue ?

 Le libéralisme a sous-estimé les aspirations et les succès des mouvements communistes. On a voulu les jeter entièrement à la poubelle, en faire de simples excuses pour fonder des goulags. Cette mythologie, qui date de la guerre froide, n’est pas encore morte. Elle reste par exemple très vive au Parlement européen, où l’on continue de passer des résolutions contre le totalitarisme comme si on était dans les années 60. Aujourd’hui que le capitalisme est en crise, le retour de l’idée communiste est surtout une façon de répondre à la propagande libérale.


La crise financière actuelle ouvre-t-elle la voie à un possible « après-capitalisme » ?

 La fin du communisme a été symbolisée par la chute du mur de Berlin : ce jour-là, tout le monde a compris que l’expérience était irrévocablement terminée. Eh bien, le capitalisme vit une situation analogue : depuis septembre, chacun sait que le retour à l’idéologie du laisser-faire économique n’est plus possible. Le « laisser-faire » est fondé sur l’idée que tout homme est considéré comme poursuivant des intérêts rationnels, qui se rencontrent et s’équilibrent par un marché autorégulé. Telle est la « théorie du choix rationnel » et toute restriction au marché y est vue comme une entrave à l’avènement du meilleur des mondes. Avec le recul, cela semble ridicule. Du reste, les économies qui ont connu depuis trente ans les plus fortes croissances n’obéissent pas du tout à la théorie du libre choix du consommateur : le Japon, la Corée, plus tard la Chine. Ce n’est qu’en 1998-1999, avec la crise asiatique, que les milieux d’affaires ont commencé à se dire que quelque chose ne marchait plus. Et à redécouvrir Marx.


Le retour à Marx a donc commencé à la City ?

 Je me souviens d’un déjeuner avec le spéculateur George Soros durant cette période : il m’avait demandé ce que je pensais de Marx et m’avait fait l’éloge de ses prédictions sur le développement frénétique du capitalisme. C’était au moment où Long Term Capital Managment venait de connaître une faillite retentissante. Ce fonds de placement était géré par deux prix Nobel, qui avaient calculé le risque d’un effondrement de leur fonds à une chance sur plusieurs millions… Tout le monde sait qu’il y a toujours des risques. Si Marx intéresse les banquiers, c’est parce qu’il dit que l’essence du capitalisme n’est pas la stabilité, mais la crise.


Des solutions à la crise peuvent-elles venir de l’expérience communiste ?

 Notre situation est comparable à celle des années 1929-1933, quand le système, qui obéissait lui aussi à la doctrine du « laisser-faire », s’est effondré. « Never again » est devenu le nouveau mot d’ordre et, de fait, les gouvernements ont fait plein de choses inimaginables pour les libéraux : donner la priorité absolue au plein emploi, intégrer les mouvements ouvriers à la gestion des entreprises, construire l’État-providence. On a même emprunté certaines innovations soviétiques, comme le calcul du produit national brut, inventé par un économiste du Gosplan qui est devenu américain, et qui est une façon de considérer l’économie, pour la première fois, dans son ensemble. Aujourd’hui, l’exemple de la Chine est très clair. L’ancien système maoïste assurait le plein-emploi et la protection sociale grâce aux conglomérats publics. Depuis que ceux-ci ont disparu, les millions de paysans qui affluent dans les villes n’ont plus rien. En période de croissance, le problème n’est pas trop difficile à gérer. Mais maintenant qu’il n’y a plus de travail, ces démunis deviennent un problème politique dont tous les gouvernements devront tenir compte.


En renationalisant l’économie ?

 L’opposition entre marché et planification, comme si chacun était exclusif de l’autre, n’est plus d’actualité. L’étatisme, version extrême du socialisme, a fait faillite ; le libéralisme, version extrême du capitalisme, est en train de connaître le même sort. Les économies du nouveau siècle devront être mixtes. La différence ne se fera plus dans la structure, comme on le croyait, mais par les fins à atteindre : s’agira-t-il de promouvoir le profit individuel ou bien de réduire les inégalités, de multiplier les capacités de tous… Et c’est là que l’on retrouve non seulement Marx, mais aussi la tradition socialiste.

 

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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 07:20


Charles Tatum le rappelait ces jours-ci sur son blog (adresse ci-contre), le site Le Jura libertaire mérite que l’on s’y rende de temps en temps.

 

http://juralibertaire.over-blog.com/


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31 janvier 2009 6 31 /01 /janvier /2009 15:09


 

La crise financière,
une approche politique

 

Bande son d’une table ronde qui s’est tenue à l’École des hautes études en sciences sociales le 28 novembre 2008. 

Parmi les intervenants : Jean-Luc Gréau, économiste ; Jérôme Batout, doctorant en études politiques à l’EHESS, enseignant à la London School of Economics ; Pierre Manent, philosophe politique, directeur d’études à l’EHESS ; Marcel Gauchet, philosophe politique, directeur d’études à l’EHESS ; Michel Guénaire, avocat.

Gauchet intervient à la quarantième minute.


http://www.divshare.com/flash/playlist?myId=6044378-6d7
http://www.divshare.com/download/6044378-6d7

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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 06:11



Après l’excellente initiative de la publication des écrits de jeunesse de Jacques Vaché (En route, mauvaise troupe !), l’éditeur Le Chien rouge publie ces jours-ci un Abrégé du Capital de Karl Marx par Carlo Cafiero. En voici la présentation.

 

 

Abrégé du Capital de Karl Marx
par Carlo Cafiero

 

« Le capitalisme n’est et ne sera pas là de toute éternité. »

 

Cet Abrégé, rédigé en 1878, nous livre l’essentiel de l’analyse contenue dans le Livre I du Capital de Karl Marx. Ce compendium de la critique du système capitaliste – « où ce ne sont pas les moyens de production qui sont au service du travailleur, mais bien le travailleur qui se trouve au service des moyens de production » – a été rédigée à destination d’un public populaire. Écrit dans un style simple et sans l’appareil scientifique qui rend parfois ardue l’approche de l’oeuvre originale, ce résumé a d’ailleurs été approuvé par Marx en personne.


L’auteur, Carlo Cafiero (1846-1892), socialiste libertaire italien, n’était pourtant pas un disciple du théoricien allemand auquel il s’était opposé lors de la scission de la Première Internationale en 1872.


L’avant-propos de James Guillaume nous rappelle le parcours de Cafiero et les enjeux qui s’affrontèrent à l’époque au sein du mouvement ouvrier.

En Annexe, la correspondance inédite entre Carlo Cafiero et Karl Marx.


www.editionslechienrouge.org



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