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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 08:32

 

 

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Les titres du LIP sont publiés chez Atlas Press, ici.

 

Je signale chez le même éditeur les Nouvelles Impressions d’Afrique de Raymond Roussel avec une introduction de Ian Monk, membre de l’Oulipo.


 

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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 13:54


J’ai trouvé par hasard le livre de ce critique d’art dramatique, Charles Chassé, auquel se réfèrent les surréalistes dans leur Déclaration sur l’Affaire Ubu donnée ici il y a deux jours.


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Charles Chassé, Sous le masque d’Alfred Jarry (?), Les sources d’Ubu-roi, Paris, Floury, 1921. Le livre est actuellement en vente sur eBay.

 

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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 15:02

 

Espérant y trouver les numéros de Maintenant, afin de récupérer de larges extraits (la paresse, que voulez-vous, la paresse), je me suis rendu sur le site Mélusine, consacré au surréalisme et dont l’adresse figure ci-contre. Je n’ai pas trouvé Cravan, en revanche, j’ai découvert des documents fort intéressants.

Tout d’abord et c’est une bonne nouvelle, les Tracts surréalistes et déclarations collectives réunis par José Pierre et publiés en deux volumes chez Losfeld (1980-1982) sont disponibles en ligne. C’est une source extrêmement importante. Elle l’est d’autant plus de nos jours que la dimension politique du surréalisme est farouchement niée par les institutions (universités, centre Georges-Pompidou, etc.). Le travail de José Pierre nous la restitue pleinement, la rendant incontestable.

Il manque malheureusement à cette mizenligne les commentaires qui recontextualisaient les textes et ajoutaient de précieuses informations, parfois sur plusieurs pages. Pour y avoir le droit, vous devrez, au choix, vous rendre en bibliothèque ou faire chauffer la carte bleue.

Je donne à lire ci-dessous l’un des tout premiers tracts de la longue liste (1921-1969).

 

Déclaration sur l’Affaire Ubu

 

     Charles Chassé a déclaré que Jarry n’était pas l’auteur d’« UBU ROI ». Nous ne voulons pas plus discuter avec monsieur Chassé qu’avec messieurs Souday, Thérive, et autres critiques.

     Pour nous, UBU ROI n’a rien à faire avec les comédies de Molière et de Shakespeare et les romans de Rabelais.

     Il est fâcheux d’ailleurs qu’on ait profité du tricentenaire de l’un de ces messieurs pour nous infliger ce petit cours de littérature comparée.

     Qui s’amuserait à prendre au sérieux un homme qui, comme le commandant Morin, a passé trente ans de sa vie dans l’armée ?

     Devant l’évidence, nous nierons qu’UBU ROI soit l’oeuvre de messieurs Chassé et Henri Morin.

     Alfred Jarry a signé UBU ROI et en est mort. Jarry est un des hommes dont nous admirons sans réserve l’attitude, et nous défions qui que ce soit d’entamer sa personnalité par la contestation d’une de ses oeuvres.

     Nous nous réjouissons qu’UBU ROI soit tenu pour une « c... ade » par les imbéciles. Nous n’avons pas souvent l’occasion de préférer un Paul Fort à un Binet-Valmer. Mais lorsqu’on nous met dans cette alternative à propos de Jarry, nous n’hésitons pas un seul instant.

     Cette histoire ne comporte pas de morale.

     Nous ajoutons, et il serait trop facile d’en faire la preuve à la manière de messieurs Morin et consorts, qu’UBU demeure un fait unique qui n’engage en aucune façon ce qui l’a suivi.

LA RÉDACTION

Littérature (nouvelle série) n° 1, 1er mars 1922.

 

J’ajoute d’autres informations sur Mélusine. La section Numérik Satie propose l’intégralité des textes du compositeur. C’est l’occasion de goûter à un humour bien dans l’esprit des cabarets montmartrois de la fin du XIXe siècle, celui d’Alphonse Allais, et de l’art du monologue, c’est-à-dire toujours dans les limites de l’absurde et du nonsensique.

En voici un exemple, évoquant justement Montmartre.

 

Les musiciens de Montmartre

 

On me reprochera d’être bref, cela m’est égal.

Il y a deux ou trois cents ans, bien peu des musiciens actuels de la Butte existaient, leur nom était ignoré du gros public, et même du mince. Tout cela a bien changé, surtout — semble-t-il — depuis ces dix dernières années.

J’aurais voulu, au moyen d’usages talismaniques, hors de la portée des brucolaques, accomplir, au moins une fois, ce qui fut toujours mon plus grand désir : l’exécution d’un passage commémoratif pavoisant les musiciens les plus respectés de Montmartre.

Mais alors, saisi d’un trouble que j’attribue froidement à une exquise timidité obtenue par un recueillement salutaire, je vis qu’il fallait que je me démisse — à regret, cela va de soi, — d’une tâche que je considère comme succulente, car, malgré mon intelligence, il m’est impossible d’exprimer, en le si étroit espace dont je dispose ici, l’entière majesté de ma pensée et de mon sujet ; et résolus-je d’aviser le passant à Montmartre, qu’il lui sera facile d’assister — en payant, bien entendu — à quelques soirées dans plusieurs des splendides cabarets réunis sur cette sorte de promontoire merveilleux, pour avoir une idée presque photographique de ce que je devrais écrire présentement.

Là, il entendra de ses propres oreilles, ou de celles des autres, des vibrations d’une telle saveur, qu’il s’exclamera lui-même : Si la musique ne plaît pas aux sourds, même s’ils sont muets, ce n’est pas une raison pour la méconnaître.

Je me retire avec simplicité.

Erik Satie

 

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Enfin, pas de bons sites sans ses liens, la liste que propose Mélusine est vaste.

 

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 13:16

 

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Château de Sully-sur-Loire.
On a retrouvé Ubu à Bâle, Morlaix, Avignon, Albi et Narbonne.


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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 21:38

 

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Livre en blog est un site extrêmement riche sur tous les aspects culturels de la période si féconde de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Écrivains, critiques, peintres, musiciens, la galerie de portraits étonne par sa diversité et la qualité des sources (coupures de presse, éditions originales, autographes, etc.) C’est un régal.

 

J’ai choisi de reproduire les images de la première publication de Jarry, celle de « Guignol » dans L’Écho de Paris. Les détails sont donnés ici, ainsi que la reproduction de ses autres œuvres dans le même journal.


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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 15:52

 



Dans le cadre de l’exposition « La Belgique visionnaire », présentée en 2005 au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, le commissaire et critique d’art,
membre du Collège de ’Pataphysique, le Bernois Harald Szeemann avait rédigé la présentation que voici.


« Il n’y a pas beaucoup de pays qui nous motivent et passionnent au point de les regarder sous un angle “visionnaire”. J’ai un jour affirmé que seuls la Suisse, l’Autriche et la Belgique pouvaient être envisagés en ces termes. Impossible par exemple d’imaginer une exposition intitulée “Allemagne – ou France, ou encore Espagne – Visionnaire” ; on pourrait par contre imaginer une Angleterre “du spleen”. Mais revenons-en à la Belgique. Il y a eu des précédents : La Suisse visionnaire (1991/92) est née en réaction à l’exposition Quête de l’œuvre d’art totale (1983/84) et aux réflexions qu’elle a suscitées. J’ai remarqué que peu de Suisses (à l’exception d’Henry Dunant, fondateur de la Croix-Rouge et de diverses organisations internationales, et d’Adolf Wölfli, artiste malade mental) pouvaient se réclamer d’une “Union de toutes les disciplines artistiques” dans le sens wagnérien du terme, puisque la compréhension et l’expérience d’une Œuvre d’Art Totale présupposent l’utopie d’une nouvelle société. Dans l’ensemble, les Suisses sont satisfaits de leur pays, le tissus social y est fort resserré, les communes y ont une dimension humaine.


« Qui souhaite se démarquer ne remet pas la société en question mais s’isole avec ses propres rêves et a des visions. Pour Austria im Rosennetz (1995/1998), le problème se posait de façon très différente. Il s’agissait de l’enchevêtrement bigarré d’une grande puissance de l’esprit, dans un état réduit aux frontières redessinées après la chute de la monarchie habsbourgeoise. Le projet en Pologne (“Garde toi de quitter tes rêves, tu pourrais te retrouver dans ceux des autres”, 2000/2001) visait à prouver l’existence d’un pays à travers les arts, puisque le Père Ubu avait affirmé son inexistence (“La Pologne n’existe pas”), prenant les nombreuses divisions à la lettre.

« Pour chacune de ces expositions, il m’a paru d’une importance capitale de ne pas suivre une histoire linéaire des arts, mais plutôt d’utiliser des œuvres-clés, un ensemble de sujets entrecroisés, présentés seuls ou en fonction des associations qui m’étaient apparues lors de mon travail de recherche. Les arts plastiques en constituent le fil rouge, mais sont utilisés d’une façon non-historique et dramatique, non-muséale et pédagogique. L’Entrée du Christ à Bruxelles (1888) d’Ensor est l’une de ses clés majeures, un cri dans l’histoire de la peinture européenne : le Christ et l’Internationale, le masque utilisé comme un déguisement et pour éviter tout contact visuel…

« Malheureusement l’état de conservation et les dimensions ne permettent plus un déplacement de Los Angeles dans le pays d’origine où ce chef-d’oeuvre devrait se trouver… Mais il y a aussi, bien sûr, d’autres œuvres visionnaires de Permeke, Spilliaert, Khnopff, Rops, Van den Berghe jusqu’à Delvaux et Magritte, Panamarenko, Broodthaers, Vercruysse, de Cordier, De Bruyckere et Tuymans. Il y a également des cas particuliers comme Charlier et Lizène. Il y a l’histoire de la Belgique, la révolution au théâtre, la frontière linguistique, la politique de colonisation, les rois et les banquiers. La Belgique est un pays de collectionneurs, de commissaires d’exposition et de directeurs de musée excentriques.

« Il y a les dramaturges, Ghelderode, mis en musique par Ligeti, la danse égypto-chrétienne de Charlotte Bara, les grands jours au Théâtre de la Monnaie, les films, de Storck/Ivens à Thierry Zeno, en passant par C’est arrivé près de chez vous, et des acteurs qui ont travaillé aussi pour Buñuel (Michel Lonsdale). Il y a les traditions religieuses comme la Vierge crucifiée barbue et une nouvelle évocation de l’histoire humaine, à partir du silex, par Robert Garcet dans la tour et les souterrains de Eben-Ezer. Il y a les jardins wallons dans lesquels les canons veillent sur la Vierge Marie, les agitations nationales autour de la justice et des affaires de pédophilie.

« Il y a toutes les obsessions du spiritisme, de la mode, du sport, du travestissement, des bandes dessinées, des romans policiers (Simenon), des petits éditeurs (Aelberts), des revues (Daily Bul) et des pataphysiciens (Blavier). Il y a les détectives (Hercule Poirot). Il y a le regard des étrangers (Baudelaire, la Revue Blanche, qui a vu le jour à Bruxelles).

« Et des événements comme Je/Nous/Ik/Wij en 1975 avec Beuys, Ben, Polke, Sieverding et Anatol dans un chapiteau de cirque… Il y a la dégradation du “vieux” Bruxelles. Il y a le Johan van Geluwe of Museum of Museums et un ensemble d’autres itinéraires inhabituels. La Belgique c’est de l’anthropologie locale, mais le regard synthétique, non-historique et poétique doit créer un monde par le biais d’une exposition conçue à partir de la Belgitude : “When Belgitudes Become Form”, tout cela pour le 175e anniversaire de la Belgique au Palais des Beaux-Arts, ce merveilleux bâtiment de Horta destiné à toutes les disciplines artistiques. »

(Harald Szeemann, automne 2004)



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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 21:18

Conférences à la Cité des sciences au parc de la Villette
Le dimanche 22 novembre de 14h à 18h
À l’auditorium

En partenariat avec
Le Collège de ’Pataphysique




Les conférences sont en accès libre et gratuit, dans la limite des places disponibles (400 places).

La plupart des conférences sont enregistrées pour être restituées et consultables sur le site dans un délai moyen de 7 jours.

Cité des sciences et de l’industrie
30, avenue Corentin-Cariou
(Porte de la Villette)
75019 Paris

Ouvert du mardi au samedi de 10h à 18h, dimanche de 10h à 19h, fermé le lundi.



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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 20:56




Source : Magazine littéraire n° 388, juin 2000, dossier « La Pataphysique, histoire d’une société très secrète ».

Si vous n’arrivez pas à déchiffrer ce document, un calendrier perpétuel est disponible sur la page d’accueil du site du Collège de ’Pataphysique en Pdf.

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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 18:32



J’emprunte au site de Will Schofield l’annonce de cette publication en anglais relative à la ’Pataphysique. On peut télécharger le texte ici pour 2,29 euros.

Roger Shattuck, qui préface cette anthologie, a publié The Banquet Years. The Origins of the Avant-garde in France, 1885 to World War I (1955). L’ouvrage a été traduit vingt ans après en français (!) sous le titre Les Primitifs de l’avant-garde. Henri Rousseau, Erik Satie, Alfred Jarry, Guillaume Apollinaire (Flammarion, 1974, réédition en poche, 1997), c’est désormais un classique.

La revue américaine Evergreen Review existe toujours, vous trouverez une page sur son histoire.




Voici le sommaire du numéro 13 (mai-juin 1960, 192 p., c’est illustré) :

Roger Shattuck : Superliminal Note
Raymond Queneau : A Fish’s Life
Eugène Ionesco : Foursome
Boris Vian : A Letter to His Magnificence The Vice Curator
Jacques Prévert : Chant Song
René Clair : The Chinese Princess
Jean Ferry : Two Stories
Maurice Saillet : Close to Antonin Artaud
Michel Leiris : Voodoo in Haiti
Alphonse Allais : Literary Assassin
Félix Fénéon : Soft Spoken Anarchist
Marcel Schwob : Double Soul
Léon-Paul Fargue : Explorer
Julien Torma : Author by Neglect
René Daumal : An Experimental Mystic
Simon Watson Taylor : An Apodeictic Outline
Jean Borzic : Science: An Administrative Question
His Late Magnificence, Dr. I. L. Sandomir : Opus Paraphysicum
Nicolaj N. Kamenev : Report on Some Concrete Historical Problems
His Late Magnificence, Dr. I. L. Sandomir : Epanorthosis the Moral Clinamen
His Late Magnificence, Jean Mollet : Message to the Civilized or Uncivilized World


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3 octobre 2009 6 03 /10 /octobre /2009 20:32

Pour une fois, je ne vais pas évoquer son site, mais son atelier puisque je m’y suis rendu cet après-midi avec Benoît qui collectionne ses tampons. L’accueil était charmant, Sardon aussi. Je ne saurais trop vous recommander d’y faire un saut, renseignez-vous ici. (Il travaille dans le huitième à Paris.)

On trouve des tampons d’occasion pour 5 euros ; il vous fait les autres à la commande. J’ai récupéré ainsi le portrait de Jarry par Félix Vallotton
(d’où vient-il au juste ? Pas des deux volumes du Livre des masques de Remy de Gourmont), le « Véritable portrait de Monsieur Ubu » par Alfred Jarry et une gidouille afin de la tamponner partout… Je n’ai pas encore commencé mes bêtises parce que j’ai oublié d’acheter de l’encre, les hostilités débuteront lundi.

Il y avait une formidable Chandelle verte que je prendrai une prochaine fois. Et même, mais c’est réservé aux super mordus du Collège de ’Pataphysique, le portrait du Baron Mollet ! Plus accessibles, il y a les très beaux tampons imitant des dUBUffet. Une dernière bonne raison de se rendre à son atelier, c’est pour vérifier que les tampons sont plus beaux
que leurs reproductions sur le site.
 

Usage de faux - Hourloupe




Puzzle en 32 pièces permettant de reconstituer entre autres la tronche hourloupée de Jean Dubuffet. J’ai gravé ce truc à la main il y a quatre ans, à l’époque je voulais fonder l’OuTamPo, ouvroir de tampographie potentielle. J’ai envoyé des échantillons de mon boulot au Collège de ’Pataphysique qui m’a répondu de pas m’emmerder avec la potentialité et qui m’a proposé de m’occuper de la sous-commission des tampons. Je les en remercie aujourd’hui, tant la Potentialité est chose souvent emmerdante et inféconde.



Usage de faux #1




Devenez un habile faussaire en trois minutes !

Tampon en 24 éléments permettant de réaliser très facilement – et à moindre frais – de fausses oeuvres de Dubuffet, d’une qualité tout à fait équivalente à la série des « Conversations » que l’artiste réalisa à la fin de sa vie.

Dans son bureau d’étude, le Tampographe planche sur d’autres Usages de Faux consacrés à d’autres artistes du XXème siècle.

La boîte de 24 tampons : 60 euros
Frais de port : 5 euros

Commander à le.tampographe@free.fr


Il est question de Sardon ici, et encore et encore ici.



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