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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 13:42

Présentation de l’éditeur :

Alfred Jarry (1873-1907), écrivain français, mettait en œuvre dès 1888, par le moyen de comédies de marionettes, le personnage du Père Ubu, qui allait tenir une grande place dans l’histoire littéraire comme dans la vie de son inventeur. Ce personnage apparut dans ses premières œuvres, Les Minutes de sable mémorial (poème, 1894), César Antéchrist (scènes héraldiques, 1895), et devint le centre d’une geste théâtrale dont la virulence et la cocasserie d’origine « potache » eurent un effet de rupture indéniable. Jarry produisit une œuvre dense, d’un abord parfois difficile, où les splendeurs de l’imagination et les mythologies les plus personnelles s’expriment dans une langue complexe, jouant sur les significations multiples des images et des mots. Gestes et opinions du docteur Faustroll, pataphysicien, clé de l’œuvre de Jarry est perpétuée par le collège de Pataphysique (fondé en 1948).


Almanach illustré du Père Ubu (XXe siècle)

L’Almanach illustré du Père Ubu est l’une des tentatives les plus curieuses d’Alfred Jarry. Il utilise son personnage fétiche – fascinant et répugnant – pour traverser d’un regard inattendu le monde contemporain, et même pour le réinventer.

Composé comme un véritable almanach (genre fort répandu en 1900), le volume s’ouvre par un calendrier de l’année à venir entièrement réinventé par Jarry : chaque fête, chaque nom de saint a été transformé ou détourné par la fantaisie du Père Ubu. Le lecteur entre ainsi dans un temps entièrement dominé par l’imagination de Jarry. Le reste du volume montre les effets prodigieux d’un pareil renouvellement sur la vie politique, artistique ou intellectuelle : le monde entier passe à la moulinette du Père Ubu ! Le volume est abondamment illustré de vignettes et dessins couleurs de Pierre Bonnard, ami très proche de Jarry. Partie intégrante du projet, ces illustrations sont intégrées au texte grâce à une typographie et une mise en page d’une grande inventivité. La musique aussi trouve sa place dans l’Almanach, qui se clôt sur la berceuse obscène de « Tatane », musique de Claude Terrasse avec, à nouveau, d’amusantes illustrations de Bonnard.

Reproduction en fac-similé de la réédition des Éditions du Grand-Chêne (Genève, 1949). Édition présentée par Patrick Besnier. Collection « Les inattendus » n° 46, 2006, 66 p.
La Chandelle verte
Lumières sur les choses de ce temps

Dans La Chandelle verte, Jarry a regroupé les chroniques données à plusieurs revues entre 1901 et 1904. Ce sont les années où il publie entre autres ses deux romans les plus connus et les plus puissants, Messaline et Le Surmâle : les chroniques participent du même état d’esprit. Il s’agit toujours pour Jarry de spéculer sur le sens possible des événements, de battre en brèche les évidences, de révéler le dessous des choses. L’expression de « Chandelle verte » fait partie du vocabulaire propre au Père Ubu ; et c’est à sa lumière que Jarry éclaire le lecteur sur « les choses de ce temps ». Cette lumière est celle de la Pataphysique, que Jarry a définie comme « la science des exceptions » ou « la science des solutions imaginaires ». Tout lui est bon pour pratiquer sa méthode : la mort de la reine Victoria, la publication de nouveaux timbres, un accident, un livre incongru, une affaire de mœurs ou un scandale financier. À chaque fois, par un retournement inattendu, Jarry surprend son lecteur. C’est une invention perpétuelle, une invitation à regarder le monde sous un angle toujours neuf : une permanente leçon d’humour, de poésie et de provocation.

Édition présentée par Patrick Besnier. Collection « Les inattendus » n° 45, 2006, 326 p.
Siloques, superloques, soliloques et interloques

Fin 1905, Alfred Jarry établit le plan d’une anthologie de ses meilleures chroniques, sous ce titre savoureux. Mais ce véritable manuel de Pataphysique (cette « science des exceptions » inventée par le Père Ubu) ne vit jamais le jour. Il montre comment l’imagination peut littéralement renverser l’ordre des choses et les évidences du regard.

Édition présentée par Patrick Besnier. Collection « Les inattendus » n° 18, 1992, 94 p.

Jarry chez le Castor Astral, c’est ici.


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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 17:56


 
Les nègres, n’ayant pas de père officiel, s’évertuent à découper dans les journaux illustrés des portraits de gens en renom, mais parfois sans aveu, qu’ils affichent sur les murailles de leur case afin de se constituer une galerie d’ancêtres. Désirant mettre fin à cet abus nous offrons à nos fils les nègres, l’image de notre gidouille. 


Alfred Jarry, Almanach illustré du Père Ubu (XXe siècle) in Œuvres complètes, Vol. VIII, Paris, Fasquelle éditeurs, 1948.



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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 16:03

Alphabet du Père Ubu
Voyelles




A. — La faim (la panse du Père Ubu).
[. — La jubilation du Père Ubu.
E. — La férocité (la mâchoire du Père Ubu).
O. — L’admiration (Le nombril du Père Ubu).
U. — La douleur (les larmes du Père Ubu).


Alfred Jarry, Almanach illustré du Père Ubu (XXe siècle) in Œuvres complètes, Vol. VIII, Paris, Fasquelle éditeurs, 1948.



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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 21:31


Chapelle Sainte-Catherine et Saint-Nicolas à Bâle.

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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 21:17

Le Prix international Ubu 2009
attribué à la mairie de Morlaix,
qui a encagé un arbre



C’est chez Charles Tatum.

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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 18:11


« Saint-Germain-des-Prés : L’écume des années Vian »
(Avec Isou, Prévert, Queneau, Beckett, Pomerand, etc.)

Musée des Lettres et Manuscrits
du 29 mai au 28 octobre 2009


Présentation du musée

Âge d’or de Saint-Germain-des-Prés, les années 1945-1952 voient surgir la plupart des talents et des idées qui marqueront les trente années à venir. Véritable creuset de la création en devenir, Saint-Germain-des-Prés s’impose alors comme le quartier à la mode. Après Montmartre puis Montparnasse qui connurent dans le passé leurs heures de gloire, Saint-Germain-des-Prés dans l’euphorie de la Libération s’enflamme au rythme des orchestres de jazz, du swing et des chansons à texte.

La jeunesse de l’époque retrouve et réinvente, après des années de privations, le goût de la fête dans les caves de Saint-Germain-des-Prés : le Tabou, la Rose Rouge, le Club Saint-Germain… autant de cabarets qui évoquent, selon Sartre lui-même, « une aventure extraordinaire », unique dans la vie culturelle française. Dans ce foisonnement d’idées philosophiques, littéraires, artistiques… apparaissent et s’imposent de nouveaux noms : Sartre, Beauvoir, Prévert, Queneau, Beckett, Audiberti, Isou, Pomerand, Hugnet, Gréco… Figures qui seront largement présentes dans le cadre de cette exposition, autour de celle de Boris Vian, dont on célèbre en 2009 le 50e anniversaire de la disparition, et qui domina durant toutes ces années les scènes de Saint-Germain-des-Prés.

Correspondances, manuscrits littéraires, textes de chansons, dessins, photographies, coupures de presse, pochettes de disques… témoignent de l’effervescence qui régna sur la rive gauche au cours de l’immédiat après-guerre et où se côtoyèrent les principaux courants artistiques et littéraires de l’époque.






Brochure-catalogue de l’exposition (5 €).

Musée des Lettres et Manuscrits

8, rue Nesle, Paris VIe.
Tél./Fax : 01 40 51 02 25
Du mardi au dimanche de 10 h 00 à 18 h 00.
info@museedeslettres.fr

Dossier de presse de l’exposition




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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 01:42



C’est la double gidouille de la devanture qui a attiré mon attention. Les rayons m’ont confirmé que l’on avait bien à faire à un amateur d’Ubu : vieux numéros de L’Étoile-Absinthe, la revue de la Société des Amis d’Alfred Jarry, éditions originales ou anciennes de Jarry, et un catalogue de vente comprenant plus de 650 références publié par ses soins en 1988 : Collègues de pataphysique (72 pages, 15 euros).

La librairie se trouve au 9 de la rue du Cardinal Lemoine dans le Ve arrondissement à Paris. Le reste des informations la concernant se trouve sur le site du libraire. Il est inutile de préciser qu’elle est parfaitement à mon goût.


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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 01:55
Pour Capucine


Tampons pour dataires. Gommes gravées à la main d’après Jarry, Vallotton, Peillet, l’Almanach Hachette, le catalogue de Manufrance et d’autres trucs ramassés je ne sais plus où.



Planche céphalorgique publiée dans les cahiers du Collège.

Ces tampons ont été réalisés dans le cadre de la Sous-Commission des Tampons du Collège de ’Pataphysique. Le rôle de cette institution a été défini très clairement par le Transcendant Satrape Raymond Queneau :

« Un tampon est un être invisible, imaginaire et fallacieux, qui guette les objets sans support matériel, et s’accroche à eux. Puis il vole vers la terre et les y dépose ; puis repart. On a ainsi l’illusion d’une chute, mais il n’est rien ; il n’y a là qu’une sorte de transport, je dirai même un mode de locomotion. Nous étudierons dans le cours supérieur les tampons spécialisés dans la chute des feuilles et ceux qui prennent la forme de l’âge et de la mort. »

Les ’pataphysiciens et les amis du collège peuvent se mettre en relation avec moi à le.tampographe@free.fr.
Je leur réserve un bon accueil et des tampons gratuits (et un coup de fusil entre les deux yeux au premier jeu de mot pourri. Le jeu de mot pourri est la plaie du Collège de ’Pataphysique, ça y est je l’ai dit, je me sens mieux, je hais Raymon Devos, je hais la poésie, je hais les magiciens des mots, rhaaaa ça fait du bien).



Je rafistole le Père Ubu en laine cardée que j’ai offert à Bernadette. J’aime beaucoup les travaux d’aiguille, j’ai appris à tricoter de bonne heure, essentiellement pour faire chier mon père qui me voyait déjà jouer deuxième ligne à l’Aviron Bayonnais.

Le tricot et la couture sont incompatibles avec le jeu à XV. Mon père m’a inscrit à l’école de rugby, où je me rendais tous les samedis avec le petit sac à dos que j’avais cousu moi-même. Mes camarades m’appelaient Pédé, Tapette, Fiotte, et crachaient de solides glaviots verts et blancs sur mes affaires quand j’avais le dos tourné. Ensuite ils allaient se doucher tous ensembles et se savonnaient lentement devant des messieurs du club qui venaient dans les vestaires pour repérer de nouveaux talents. On voyait clairement, à la bosse qui enflait sous leurs pantalons, qu’ils appréciaient véritablement la robuste jeunesse Basque aux fesses de montagnards naïvement luisantes de gel-douche.
Le résultat de mes efforts pour apprendre le point jersey et le crochet ne s’est pas fait attendre, on m’a retiré de l’école de rugby et j’ai eu la paix pour un moment.


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1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 23:11

Alfred Jarry

Ubu roi
Ubu cocu
Ubu enchaîné
Almanachs du Père Ubu
Ubu sur la butte
Avec leurs prolégomènes
et paralipomènes

Édition établie par Maurice Saillet


Cette édition démocratique & non critique
de la réunion de tous les écrits d’Alfred Jarry
qui sont d’Ubu et qui s’y rapportent
est dédiée à la mémoire de
J. H. SAINMONT
Jadis provéditeur général adjoint & rogateur
du Collège de ’Pataphysique
qui voua ses jours & ses nuits
à l’étude & à la glorification du

PÈRE UBU


Paris, Librairie générale française, Le Livre de Poche, 1962, 500 p.



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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 15:25

Présence du Père Ubu à Avignon,
pendant la durée du festival,
ce qui est déjà moins surprenant qu’à Albi ou Narbonne



Une autre affiche ressemblait fort à celle d’une représentation d’Ubu, mais il s’agissait d’une imposture visant à capter le public innocent et bien sympathique des festivaliers du vrai, de l’authentique chef-d’œuvre d’Alfred Jarry. Dénonçons, dénonçons sans relâche, ces viles tentatives de détournement !


Je signale qu’avec au moins trois versions – il manque ici l’affiche de Ubu de Carlo Boso et Ubu à l’Élysée ne fait que s’en inspirer –, le texte de Jarry a peut-être été la pièce la plus jouée en juillet à Avignon. Je n’ai assisté à aucune de ces représentations ne m’étant déplacé dans cette ville, détestable en cette période, que pour Galván.

En revanche, il m’a été donné de voir à Paris l’affligeante mise en scène d’un certain J.-P. Vincent à la Comédie française qui vient d’inscrire la pièce de Jarry à son répertoire. C’était plat, sans inventivité ni fantaisie, il y avait de fort discutables références historiques et le casting de la Mère Ubu n’allait pas, elle était bien trop jolie !

Je précise que le prix de la place était de 5 euros, ce qui est très bien ; malheureusement, mais il fallait bien en vérifier le sens exact, au-delà du politiquement correct, le billet était à « visibilité réduite », ce que je confirme : on n’y voyait rien. Au point que même pour cette somme, je n’hésite pas à qualifier cette institution de parfaitement mesquine. Dans ces conditions, les places ne peuvent être décemment vendues, il faut les donner ou n’en rien faire.

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