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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 22:54

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 15:12

 

« 17 291 espèces menacées d’extinction »

Libération du 13 janvier 2010


 

L’année internationale de la biodiversité débute ce mardi. 17 291 espèces sur les 47 677 espèces végétales et animales répertoriées sont menacées d’extinction, selon la dernière mise à jour de la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature. Dont les espèces suivantes, en images.


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L’hydrosaure des Philippines (Hydrosaurus pustulatus), catégorisé comme espèce « vulnérable », est menacé par la perte de son habitat. Ses petits sont chassés intensivement pour le commerce d’animaux de compagnie et la consommation locale. Photo : Mark Wheeler.

 


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Le chat pêcheur est une espèce de félin qui se rencontre généralement à Sumatra et à Java. Capable de pêcher facilement des poissons, grâce à ses pattes légèrement palmées, il ne vit qu’à proximité de l’eau. Or en Asie du sud-ouest, près de la moitié des zones humides sont menacées par l’occupation humaine, l’assèchement pour les cultures, la pollution… Autre menace pour ce félin, la surpêche. Photo : Mathieu Ourioux.


La suite  du diaporama est visible ici.

 

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 18:51

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Light It Up (Animal Right Activism)

Par Olli Bery


Je suis un photographe en guerre contre l’ignorance.

 

Depuis 2005 je travaille sur l’activisme pour le droit des animaux en Europe.
Sans soutien officiel, de manière autonome, toujours au plus près.

 

Partager le quotidien de ces hommes et femmes qui transcendent leurs individualités, parfois au prix de leurs libertés est ma fierté, ma douleur, mon combat.

 

Les animaux sont les esclaves modernes et au nom de l’agro alimentaire, de la recherche, du divertissement, de la mode environ 60 MILLIARDS d’entre eux massacrés chaque année dans l’indifférence la plus totale.

 

Mais ce calme n’est qu’une illusion.
Là où l’injustice est banalisée et devient une norme, il y a une résistance qui naît et qui lutte contre elle.

 

Ils se nomment SHAC ALF ARM HUNTSABOTEURS FOOD NOT BOMBS SEA SHEPHERD…
Du militant qui informe et éduque, au soldat qui libère peu importe la forme qu’elle prend.
Les sociétés modernes les considèrent comme des menaces terroristes pour leurs méthodes parfois radicales, pourtant aucun d’entre eux n’a de sang sur les mains, au contraire de ceux qu’ils combattent.

Voilà pourquoi je m’efforce d’exposer leur engagement loin des clichés réducteurs véhiculés par les médias.
Dans un désir de justice.

 

Je n’ai que deux certitudes :
- chaque action peut-être le début d’une réflexion, d’une prise de conscience.
- le non engagement ne profite jamais aux victimes.

 

Olli Bery/april65
Avril 08/mai 09

 



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Le site d’Olli Bery se trouve ici.




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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 12:51

 

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Quelques photos du trimaran littéralement coupé en deux par le navire de sécurité de la flotte des baleiniers japonais (voir plus bas). Le comble, c’est que cette agression a été menée dans les eaux territoriales australiennes !

 

À lire en anglais l’article sur le site de la Sea Shepherd Conservation Society.


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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 15:49

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Selon la presse du jour, un des navires de la flotte du capitaine Watson a été coulé par des baleiniers japonais en Antarctique. L’agression a été filmée par les Japonais, on peut la voir ici. Faut-il redire combien ces pêcheurs comptent parmi les pires rebuts de l’humanité ?

 

 

Baleines : un bateau d’écologistes sombre
après un accrochage en Antarctique


 Libération du 6 janvier 2010

 

 

Leur trimaran a été détruit après un accrochage avec des pêcheurs. Les six membres d’équipage de l’Ady Gil ont été secourus indemnes, a indiqué dans un communiqué l’association de défense de la vie marine Sea Shepherd.

 

Le catamaran ultra-rapide utilisé par des écologistes australiens pour traquer les baleiniers japonais a été détruit après un accrochage avec les pêcheurs en Antarctique, ont affirmé ce mercredi des écologistes. Les six membres d’équipage de l’Ady Gil ont été secourus indemnes, a indiqué dans un communiqué l’association de défense de la vie marine Sea Shepherd.

 

« Il semble que l’Ady Gil soit en train de sombrer et les chances de repêchage sont très minces », ajoute l’association qui affirme que l’attaque « non provoquée » a été filmée. « Le Shonan Maru N° 2 s’est soudainement mis en mouvement et a délibérément percuté l’Ady Gil, arrachant huit pieds (2,4 mètres) de proue » ajoute le texte. Plus tôt mercredi, l’équipage de l’Ady Gil avait lancé des bombes puantes sur le baleinier nippon. « Les baleiniers japonais ont provoqué une escalade très violente du conflit », a déclaré Paul Watson, responsable de la campagne menée chaque année par l’association. « Ils se trompent s’ils se figurent que nos deux navires restants vont battre en retraite du sanctuaire baleinier dans l’Océan austral », a ajouté M. Watson qui est également le capitaine du Steve Irwin, le principal navire de la Sea Shepherd. « Nous livrons désormais une véritable guerre et nous n’avons pas l’intention de céder », a-t-il poursuivi.

 

L’Ady Gil, trimaran futuriste noir en carbone et kevlar pouvant atteindre 93 km/h, a récemment battu le record du monde du tour du globe. Il devait servir à entraver la progression des harponneurs japonais par des opérations de harcèlement. Sous couvert de recherche scientifique, le Japon s’affranchit du moratoire international sur la chasse à la baleine en vigueur depuis 1986, suscitant notamment l’ire de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande.

(Source AFP)

 

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Les photos viennent du site Le Monde.
Le site de la Sea Shepherd Conservation Society existe en français (ici) et en anglais ().
Il a été question de Paul Watson ici.

 

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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 13:58

Il y a peu, j’ai revu Ghost Dog de Jim Jarmusch. Bien que me rappelant très bien du film, que je considère comme un petit bijou, j’avais oublié une courte scène dont le propos s’intègre parfaitement à la série sur l’holocauste du monde animal.

 

Ghost Dog vient de dézinguer une demi-douzaine de mafiosi dans une bâtisse au milieu d’une forêt. Sur le chemin du retour, il surprend deux chasseurs en train de charger un ours qu’ils ont braconné. Mentalement arriérés, racistes, armés et belliqueux, les chasseurs n’apprécient guère les critiques du samurai, ils tenteront même d’y mettre un terme. Mauvaise pioche.

 


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Cette scène particulièrement jouissive vient clore le contrat moral du film. À l’inverse de bon nombre de réalisateurs italo-américains fascinés par la mafia et la célébrant de film en film, tel le calamiteux Scorsese, Jim Jarmusch condamne fermement ce milieu et fait passer ses membres pour ce qu’ils sont : de gros cons décérébrés (et catholiques pratiquants). Il leur oppose les valeurs de l’amitié, du dialogue, du respect de l’autre et de la nature – ce dont témoignent plusieurs séquences en dehors de celle-ci. Jarmusch s’inscrit-là dans la continuité du grand cinéma américain ; il offre une belle variation autour du film noir et opte pour un fort ancrage moral de son œuvre.

 

Ghost Dog, La voie du samurai, un film produit, écrit et réalisé par Jim Jarmusch (États-Unis, 1999), avec Forest Whitaker et Isaac de Bankolé, photographié par Robby Müller et magistralement mis en musique par RZA.

 


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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 10:20


Un entretien d’Armand Farrachi avec David Chauvet
sur la collusion entre l’État et le monde de la chasse en France

 

  Extraits

« On peut parler de la représentativité des chasseurs. Dans l’économie, leur rôle est nul. Ils sont 1 300 000 environ et représentent 2 % de la population. 2 % des Français s’approprient donc la faune sauvage, qui n’appartient à personne, et pour la détruire. Ça n’est pas pour la regarder passer. Nous avons fait réaliser un sondage : 47 % des Français sont “très favorables” ou “plutôt favorables” à l’abolition de la chasse. 73 % des Français sont contre la chasse à courre, qui est pratiquée par 0,01 % de la population. Je veux bien qu’on ne ramène pas tout à la loi du plus grand nombre, mais à ce niveau-là c’est foncièrement anti-démocratique. »

« Ils disent [les chasseurs] aimer la nature, mais ils la détruisent. La chasse est responsable de 33 % des extinctions animales. C’est comme si on détruisait les vitraux par amour des cathédrales. Ils prétendent “aimer” les animaux, mais se comportent comme des démons avec eux : ils les tirent, les poursuivent, les gazent, les piègent, les capturent. »


« Je considère que la chasse est une mauvaise tradition, ça ne vous surprendra pas. Mais même une tradition qui serait positive, disons les vœux ou les marrons glacés du nouvel an, on ne la défendrait pas parce que ce serait une tradition mais parce qu’elle serait bonne. On n’a qu’à laisser faire la nature, qui n’a pas compté sur les chasseurs pour maintenir ses équilibres, mais sur les animaux. La protection des espèces et la chasse sont incompatibles. Voilà une vérité à retenir. »


« En France, aucun randonneur n’a jamais été attaqué par un ours ou un loup. Bizarrement, il n’y a que les chasseurs, armés jusqu’aux dents, qui se trouvent systématiquement en état de légitime défense. Finalement, il n’y a qu’eux qui aient peur des animaux. »


Armand Farrachi, Pour la séparation de la chasse et de l’État, Paris, Droits des animaux, 2008. Entretien de David Chauvet.

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Je précise que le livre ne coûte pas dix mais trois euros, contrairement à ce qui est indiqué en couverture ; il est en promotion. Vous pouvez vous le procurez ici.


J’ajoute cette présentation de la main d’Armand qui est donnée sur le site de Droits des animaux, . Sa teneur profondément politique ne doit échapper à personne.


Séparation de la chasse et de l’État

Contrairement à ce que disent les chasseurs, le « droit de chasse » n’est pas une « conquête de 89 ». Ce qui a été aboli la nuit du 4 août 1789, c’est le privilège exclusif de la chasse, exercé dans les capitaineries royales et les réserves. La législation de la chasse date de mars 1844, c’est-à-dire de la monarchie de juillet, et non de la république. Quant aux fédérations de chasse, elles ont été créées par une ordonnance du 28 juin 1941, c’est-à-dire du gouvernement de Vichy, qui souhaitait remplacer les associations et les syndicats par des corporations.

Le droit de la chasse est aujourd’hui principalement dérogatoire, ce qui veut dire qu’il échappe toujours aux lois de la République (« nuisibles », périodes complémentaires), de même qu’au droit communautaire européen (directives « Oiseaux », loi Verdeille, etc.). Il s’agit donc d’une législation foncièrement anti-démocratique, qui méconnaît aussi bien les droits des non chasseurs (98,8 % de la population) que les nécessités de la protection des espèces (oiseaux migrateurs, grands prédateurs). Le fait que les chasseurs contrôlent la garderie, que des sièges leur soient majoritairement réservés dans les préfectures et les conseils généraux sans la moindre élection, qu’ils bénéficient de mesures spéciales de la part des préfectures (généralement annulées en vain par les tribunaux administratifs), de la complicité de nombreux maires et de la cécité volontaire de magistrats pour que la question soit préoccupante. Au Sénat, par exemple, les chasseurs sont sur-représentés par des sénateurs qui bloquent toute réforme. Ce sont donc les chasseurs qui défendent non « une conquête de 89 » mais un privilège d’Ancien Régime contre l’intérêt général et contre l’immense majorité d’un Tiers état non chasseur voire opposé à la chasse. Or, en cas de désaccord entre un ministre et les chasseurs, c’est le ministre qui s’en va. Les chasseurs imposent des zones de non-droit (col de l’Escrinet, Platier d’Oye, baie de Seine, pointe de Grave, grande Brière…) où ils entendent se livrer au braconnage sans contrôle ni répression, quitte à interdire l’accès des zones qu’ils veulent contrôler aux gardes-chasse. Les militants écologistes qui s’opposent à eux font presque systématiquement l’objet de menaces et d’agressions, contre les biens ou contre les personnes, dont les auteurs sont rarement poursuivis et moins encore condamnés. Nous demandons la séparation de la chasse et de l’État, comme jadis de l’Église et de l’État.


La culture de la chasse, si fort revendiquée par les chasseurs, repose essentiellement sur les notions de tradition et de terroir, de la « France profonde », de la ruralité, en quoi l’on reconnaît l’idéologie de l’extrême droite depuis le XIXème siècle : le culte des morts et de la terre, des racines. Cette idéologie oppose le village à la ville, la France à l’Europe, le plaisir personnel au bien public (qui consisterait plutôt à protéger les espèces).


Cette collusion entre la délinquance, les pouvoirs politiques et l’idéologie évoque les pires souvenirs. Aucune démocratie digne de ce nom ne peut s’accommoder de la chasse telle qu’elle existe en France, où l’on compte le plus grand nombre de chasseurs et les plus grand nombre d’espèces chassées, le plus longtemps et par le plus de moyens !


Il faut rappeler également que la chasse est une école du crime. On critique à bon droit les Américains qui revendiquent le droit de porter une arme, mais la chasse met légalement en circulation en France 16 millions d’armes. Dans les campagnes, tout le monde est armé. En cas de colère, il est plus facile de tirer quand on a une arme sous la main et qu’on s’est accoutumé tous les dimanches à tuer des êtres vivants. On remarquera que la plupart des crimes sont commis avec une arme de chasse par un chasseur.

     • Pour résumer, les raisons d’abolir la chasse sont donc d’ordre : éthique (réconcilier les hommes et les animaux, lesquels ont aussi droit à l’existence, décourager les pulsions de violence)
     • écologique (protection des espèces, pollution au plomb et au plastique des cartouches, restauration des équilibres naturels, partage des espaces)
    • de sécurité (accidents de chasse, pacification des campagnes, limitation des crimes et des armes)

     • politique (disparition d’un lobby populiste hérité de Vichy, séparation de la chasse et de l’État, clientélisme électoral)


Tout le monde parle de « moderniser » la France, mais la première chose à faire serait de se débarrasser des archaïsmes et des anachronismes d’Ancien Régime, et, en tout premier lieu, de la chasse à courre.


Par Armand Farrachi,
écrivain et membre fondateur
de la Convention Vie et Nature
pour une écologie radicale.


Sur Armand, il a été question de sa collection « Radicaux libres » chez l’éditeur IMHO ici (on notera que les écrits des Enragés de 1792-93 figurent au catalogue). J’ai donné à lire un de ses textes sur la condition animale .

 

 

 

 

 

 

 

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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 12:22

 

« If slaughterhouses had glass walls, we’d all be vegetarians. »

(Si les abattoirs avaient des parois de verre, nous serions tous végétariens.)

Paul McCartney


« Un bâtiment sans fenêtre, une salle remplie de centaines de cages en batterie au sol grillagé, des cages si petites qu’il est même impossible d’étendre une aile, des centaines de canards contraints à l’immobilité. Gavés deux fois par jour, certains sont maculés de pâtée, certains sont en piteux état, haletants, certains agonisent, certains sont morts. »

 

 

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Le texte et les photos viennent du site « stop gavage », une campagne de L214 (adresse ci-contre).


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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 05:05

 

 



Notre pain quotidien
(Unser täglich Brot)

De Nikolaus Geyrhalter (2005)


Tourné en 35 mm, avec un son d’une excellente qualité, Nikolaus Geyrhalter a composé son film avec méticulosité : cadrage majoritairement symétrique, profondeur de champs, uniquement des plans fixes et des travellings, en limitant les possibilités de sa grammaire, le réalisateur viennois marque d’une esthétique forte ce documentaire. (La composition n’est pas sans rappeler celle des photographies d’Edward Burtynsky sur les usines de Chine.) À cela s’ajoute un parti pris difficile à tenir, le film ne comporte pas une ligne de commentaire, pas de dialogue et, accessoirement, pas de musique ; autant dire que les images se devaient d’être solides.

Notre pain quotidien détaille les univers où se fabrique la nourriture en Europe en ce début de XXIe siècle : agriculture intensive, culture maraîchère sous serre, lieux d’élevage des bovins, suidés et gallinacés, ainsi que leurs abattoirs respectifs, pisciculture. Avec les à-côtés propres à ce genre d’entreprise : la vache ne met plus à bas, on extrait le veau par ses flancs ; les légumes ne poussent plus en terre ; l’emploi d’insecticides nécessite une combinaison digne de ceux qui manipulent le virus Ébola, etc. Le film s’attache à montrer aussi le travail des employés, ce qui est une dimension rarement abordée. Les gestes répétitifs, le bruit à l’intérieur des usines qui oblige le port d’un casque sur les oreilles, les pauses et les repas.

La question est de savoir si l’absence de commentaire pose un problème ? Franchement, oui.

La volonté de filmer les saisonniers et les bouchers part d’un très bon sentiment, mais si les vaches souffrent en silence, peut-être que ces ouvriers avaient quelque chose à dire sur leurs conditions de travail et sur ce que leur inspire cette activité. Même sur la violence faite aux animaux, si l’on en perçoit quelques éléments, la teneur exacte de la barbarie peut échapper au public. Le transport des bêtes qui est montré semble bien tranquille et ne reflète qu’imparfaitement cette violente étape, avant celle, mortelle, de l’abattoir. Lorsque les queues des jeunes cochons sont coupées, on ne saisit pas forcément que ce geste est administré comme une torture : sans anesthésie ni soin ; le geste même échappe à la caméra tant
Geyrhalter se tient à distance. C’est dans Earthlings que j’ai appris ce détail, pas ici. Peut-être à cause de tout cela, ce propos m’est apparu singulièrement dépourvu d’humanité, et la belle esthétique du film semble, du coup, renforcer la froideur de ce regard au lieu de le magnifier.


Le site officiel du film, sous le titre international Our Daily Bread, se trouve ici.

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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 22:13



Présentation de l’éditeur :

« Cet album à colorier est un document informatif qui s’adresse aux adultes et aux enfants accompagnés. C’est un pastiche de ces albums que nous avons tous eu en main, et qui contribuent à entretenir l’idée selon laquelle les animaux “utilisés” par l’humain vivent dans le bien-être et le bonheur, (petit cochon courant librement dans la cour de le ferme, loin du couteau du boucher…). Ce livret mixe des images d’une toute autre réalité, subie par des millions d’êtres sensibles, avec l’iconographie naïve et édulcorée des albums à colorier classiques. Il questionne et dénonce ce paradoxe entretenu de nos consciences et de nos sociétés. »

21 x 20, 32 p., impression numérique sur papier recyclé, tirage à 500 ex., 6 €.




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