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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 17:23



« Robespierre à la rue, Delanoë à la Lanterne ! »

par Renaud Chenu

Backchich infos, 7 octobre 2009


Delanoë, avec les édiles de son groupe et ceux de l’UMP, des Verts et du Modem, ont refusé de donner le nom de Maximilien à une rue de Paris.

La tête de Robespierre vient à nouveau de rouler dans Paris. Et ce au nom de la bonne conscience nationale qui voudrait que la responsabilité de la « Grande Terreur » ne soit partagée que par quelques illuminés sanguinaires. Maximilien de Robespierre n’entrera pas dans Paris, pas plus qu’il n’est jamais entré au Panthéon.

Bertrand Delanoë, avec les édiles petits et grands de son groupe et leurs amis de la bien-pensance de l’UMP, des Verts et du Modem – ils ont pris un gourmand plaisir à se rallier à la position du maire « libéral et socialiste » – ont refusé une proposition du conseiller Alexis Corbière (Parti de Gauche) de donner à Paris – enfin ! – une rue au nom du plus grand révolutionnaire de la Grande Révolution. C’était le 9 vendémiaire an 218 (30 septembre 2009 pour les contre-révolutionnaires), les thermidoriens ont fait des petits dans toutes les factions de la République.

Au détour d’une rue, Delanoë fait dans l’histoire caniveau. Il y aurait dans l’histoire révolutionnaire les « fréquentables », dont on peut se réclamer, et les « infréquentables », qui réveillent de douloureuses plaies dans l’inconscient patriotique. Au titre des fréquentables, nous pouvons traverser le pont du retors politicien vendu à la cour, Mirabeau. On peut aussi prendre l’avenue du général coupable de haute trahison, Lafayette. Et le sanguinaire Napoléon ? Et le boucher de la commune, Thiers ? Ils peuplent la géographie urbaine de leurs places, parcs, boulevards.


Terrorisés

Delanoë décapite l’histoire de France comme on faisait tomber les têtes place de la Révolution (aujourd’hui place de la Concorde). Il verse dans le révisionnisme historique défendu par les grands promoteurs de la démocratie libérale qui tracent des lignes directes entre la « Terreur » mise en place par les révolutionnaires français et la « terreur stalinienne ».

Il reprend à son compte l’idée selon laquelle il y aurait eu une « bonne » révolution (jusqu’au 1er juin 1793), et une « mauvaise » (qui dura du 2 juin 1793 au 9 Thermidor an II, 27 juillet 1794), faite de violence et de sang.

Rappelons toutefois au Fouquier-Tinville de la mémoire que l’éminent membre du « comité de salut public » (élu par la Convention) Maximilien de Robespierre, loin d’être irréprochable, n’a jamais fait partie du « Tribunal révolutionnaire » qui le condamnera avec 22 de ses amis le 28 juillet 1794 (et 83 de ses partisans le lendemain), sans qu’aucun procès ne fut conduit. Rappelons que ce tribunal ne fut supprimé que le 31 mai 1795.


Histoire en rondelles

Delanoë se fourvoie ainsi dans l’ineptie qui consiste à faire porter sur les épaule d’un seul homme la responsabilité pleine et entière de la Terreur. L’histoire de la révolution est un « bloc », disait Michelet, on ne peut la saucissonner à sa convenance.

Peu avant sa mort, le 26 mai 1794 (7 prairial An II), à la tribune de la Convention, sentant le tranchant de la guillotine pour bientôt, il déclarait « Il est plus facile de nous ôter la vie que de triompher de nos principes ».

Bertrand Delanoë, qu’on retiendra pour avoir renommé le Parvis de Notre-Dame « Parvis de Notre Dame, Place Jean Paul II », a les triomphes qu’il peut. La République s’est construite contre l’Église ; le maire de Paris a choisi son camp.

Renaud Chenu


L’illustration du haut est une huile sur toile et vient du site « L’histoire par l’image » : Anonyme, Robespierre, 1793, 50 x 60 cm, Musée national du château de Versailles.

La gravure ci-dessous est signée Jean-Urbain Guérin (Bibliothèque
Perry-Castañeda de l’Université du Texas à Austin).



Et que les socialistes de la mairie de Paris crèvent
avec la papauté du nazi Ratzinger !



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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 19:54

La Révolution française
Trésors cachés du musée Carnavalet
Du 30 septembre 2009 au 3 janvier 2010


Présentation du musée :

Le musée Carnavalet propose aux visiteurs une exposition originale révélant les trésors cachés de ses collections révolutionnaires, œuvres inédites, peu présentées ou encore récemment acquises : « La Révolution française, trésors cachés du musée Carnavalet ». Elle est complétée par une exposition-dossier : « France – Angleterre à Carnavalet, caricatures anglaises au temps de la Révolution ».




Le musée Carnavalet conserve la plus ancienne et la plus importante collection au monde consacrée à la Révolution française et offre une documentation complète et vivante sur cette période, dont Paris fut le principal théâtre.

Sélectionnées parmi plus de 25 000 œuvres, l’exposition regroupe 200 pièces d’une grande variété (dessins, gravures, peintures, objets d’art, sculptures) autour d’œuvres phares comme le projet de David (1748-1825) pour un rideau de l’Opéra représentant le Triomphe du peuple français
[voir image ci-dessus]. Elle suit un parcours chronologique retraçant les grands événements, tels le Serment du Jeu de Paume, la prise de la Bastille, ou encore la fête de la Fédération. Des séquences thématiques viennent scander la visite : le rôle des femmes, les personnages célèbres, le vandalisme, la question religieuse, la mode, les projets architecturaux…

Le diplôme de vainqueur de la Bastille, le calendrier des femmes libres ou encore les papiers peints illustrés promettent au visiteur une approche insolite de la période révolutionnaire. Les vêtements de la famille royale, tels la chemise et le bonnet de Louis XVI, les brassières du Dauphin évoquent l’incarcération dans la prison du Temple, et donnent l’occasion au public de s’immiscer dans l’intimité de ces personnalités au destin tragique. Les trésors cachés de la Révolution dévoilent tous leurs secrets au grand public : une occasion unique, un témoignage inédit !

Commissaire de l’exposition : Charlotte Lacour-Veyranne, attachée de conservation au cabinet des arts graphiques du musée Carnavalet


Exposition ouverte du mardi au dimanche, de 10h à 18h.
Fermé le lundi et les jours fériés.
Plein tarif : 5 € ; Tarif réduit : 3,50 € ; Demi-tarif : 2,50 €.
Gratuit jusqu’à 13 ans inclus pour les Amis du musée Carnavalet.
Des visites-conférences sont organisées dans l’exposition tous les jours d’ouverture, à 15h30, sans réservation, dans la limite de 25 personnes. Durée : 1 h 30. Plein tarif : 4,50 € ; Tarif réduit : 3,80 € (+ droit d’entrée dans l’exposition).
Un parcours-jeu est proposé gratuitement au jeune public (à demander à la caisse du musée).




« France-Angleterre à Carnavalet, caricatures anglaises
au temps de la Révolution et de l’Empire »

En complément de l’exposition « La Révolution française, trésors cachés du musée Carnavalet », les visiteurs sont invités à découvrir une quarantaine de caricatures anglaises de l’époque de la Révolution et de l’Empire, sélectionnées parmi les 200 conservées dans les riches collections d’estampes du musée.

À l’aube de la Révolution française, la caricature anglaise, empreinte d’une rare irrévérence, fascine autant qu’elle exaspère et domine la production satirique européenne. Sa liberté de ton est indissociable de la liberté de la presse d’outre-manche qui commente aussi bien les événements britanniques que ceux du continent. Les figures du sans-culotte et de Bonaparte, les soubresauts de la France en ébullition, allaient lui fournir autant de sujets lui permettant d’assouvir ses réflexes patriotiques et ses besoins de nouveauté.

Replacées dans leur contexte historique, ces œuvres à la saveur colorée et à l’humour souvent très cru, permettent au visiteur de saisir la formation des stéréotypes nationaux et d’apprécier la vision combative et satirique des événements de France livrée par des artistes tels James Gillray, Isaac et George Cruikshanks ou encore Thomas Rowlandson.

L’exposition du musée Carnavalet révèle aussi les qualités graphiques de ces caricatures, leur abondance de détails ainsi que leur dimension esthétique, pendant longtemps inégalée en Europe.

Commissaire de l’exposition : Pascal Dupuy, maître de conférence à l’Université de Rouen, auteur du catalogue raisonné des caricatures anglaises du musée Carnavalet : Face à la Révolution et l’Empire : caricatures anglaises (1789 – 1815), coédition Paris-Musées – Nicolas Chaudun.

Exposition-dossier gratuite présentée dans la galerie de liaison du musée Carnavalet.


Musée Carnavalet
23, rue de Sévigné
Hotel Carnavalet
75003 Paris



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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 00:57



I C I

O N  S’ H O N O R E

D U

T I T R E   DC I T O Y E N








http://www.royet.org/nea1789-1794/



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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 00:26

Nuit du 4 août

Pour Jean-Luc Copillet


Dans l’Hôtel des Menus Plaisirs à Versailles, sous la pression des campagnes, l’Assemblée nationale constituante vote nuitamment l’abolition des privilèges.





Illustrations du Musée national du château de Versailles : Jean-Michel Moreau, Ouverture des États généraux à Versailles le 5 mai 1789 et Jacques-Louis David, Le Serment du jeu de Paume, 20 juin 1789. Images disponibles sur le site L’Histoire par l’image.



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