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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 17:03

 

 

 

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L’actrice a mis sur son site une série de polaroïds datant du tournage de Blade Runner. Sean Young a alors 22 ans. On la voit en compagnie du réalisateur Ridley Scott, de comédiens (Rutger Hauer, William Sanderson, Harrison Ford) et de techniciens.

 

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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 00:51

 

 

 

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L’image vient d’ici via Super Punch. Il a été question du roman de Neil Gaiman – un bijou ! – ici.

 

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 15:19

 

 

 

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Monsters

Gareth Edwards, Royaume-Uni, 2010

 

Une partie de l’Amérique centrale est interdite à la circulation ; depuis des années des monstres y évoluent que les autorités militaires américaines et mexicaines tentent de confiner. Un photographe est chargé d’escorter jusqu’aux États-Unis la fille de son patron qui s’est légèrement blessée dans les environs, ce voyage les oblige à traverser la « zone infectée ».

À l’inverse des super productions hollywoodiennes qui mettent en scène des monstres qui détruisent Los Angeles ou New York (quand ce n’est pas une vague géante qui s’en charge), Monsters joue la carte de la sobriété. Le périple des deux personnages rythme le film, et il est plutôt lent voire contemplatif. Traversant des paysages superbes, par voie fluviale et terrestre, le spectateur se trouve plus souvent plongé dans l’atmosphère d’Apocalypse Now (des clins d’œil au film de Coppola parsèment Monsters) que dans celle de Godzilla.

Réalisé avec un budget modeste par une équipe réduite au minimum, on ne peut s’empêcher de siffler d’admiration devant le résultat et la qualité de la photographie, travail du réalisateur lui-même qui est aussi le scénariste, l’Anglais Gareth Edwards.

 

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Akira

Katsuhiro Otomo, Japon, 1988

 

Je ne me rappelle plus qui a dit à la sortie du film qu’il était le 2001 de l’animation. J’ai d’autant plus ressentie la justesse de cette comparaison que je n’ai pas plus compris Akira que le Kubrick ! Qu’importe d’ailleurs, pourvu qu’on ait l’ivresse, et il en va de ces deux chefs-d’œuvre comme de la poésie la plus abscons, c’est la sensation qui prime.

L’univers de Néo Tokyo, rempli de troubles politiques et sociaux incessants (rôle de l’extrême-gauche dans les émeutes et les grèves, phénomènes des gangs, soulèvements sectaires, attentats et incendies, etc.), ne cesse de fasciner et il participe pour beaucoup à l’originalité du film et à son inscription dans un répertoire adulte : on ne montre pas Akira à des moutards. La bande-son est une véritable perle et tient une place aussi importante que les décors, l’animation des personnages et des véhicules (ah, la fameuse moto de Kaneda ! Le seul deux roues que j’accepterais de conduire).

Akira a ouvert la voie – une autoroute ! – à toute la foisonnante production de films d’animation de science-fiction des décennies suivantes, en tête desquels figure l’incontournable Ghost in The Shell. Ajoutons que la même année 1988, Miyazaki sortait le long-métrage Mon voisin Totoro propulsant le studio Ghibli au sommet. Soit deux grands pas en avant pour l’animation japonaise.

 

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L’affiche du bas a été récemment publiée en tirage limité par l’éditeur Mondo, voir leur blog, qui est un régal pour les amateurs de graphisme.

Bandes-annonces : Akira (l’originale en vostfr), Akira (réédition Blu-Ray), Monsters (vostfr).

Sur quelques films d’anticipation et de science-fiction (4)

 

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 20:40

 

 

 

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Starship Troopers

Paul Verhoeven, États-Unis, 1997

 

À la sortie du film, Verhoeven, dont c’est le chef-d’œuvre, s’est fait traiter de fasciste par la critique américaine ! S’il y a un public au monde qui ne pouvait pas comprendre cette œuvre ou plutôt ne voulait pas la comprendre, c’est bien celui des États-Unis. Il y a deux ans, j’en ai parlé avec un ami américain et lorsque je lui ai livré ma lecture du film, il m’a regardé avec de grands yeux tout ronds : j’ai senti une incompréhension totale.

 

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Comme Godzilla (Ishiro Honda, 1954) ne parle que de Hiroshima et du péril nucléaire, la dimension science-fictionnelle (une lutte interplanétaire) n’est ici qu’un prétexte pour dépeindre l’armée américaine pendant la guerre du Golf. Film de troufions, Starship Troopers montre le quotidien de militaires très avancés dans la débilité et l’infantilisme. Le racisme, un patriotisme exacerbé, le fascisme qui sous-tend chacun de leurs discours (quand ce ne sont pas les uniformes qui rappellent ceux de la SS) sont les autres caractéristiques de cette armée.

 

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La dimension politique du film n’apparaît jamais plus clairement que dans les fausses séquences télévisées (Federal Network, c’est CNN couvrant la guerre du Golf avec son jingle et ses visuels). Comme dans Robocop, l’histoire est ponctuée de programmes télévisés sur la guerre en cours, c’est-à-dire de propagande. Le discours médiatique n’est pas plus épargné que celui des militaires, l’absence de distance et de sens critique y sont violemment pris à parti.

Démoralisant au possible, Starship Troopers est l’anti-Top Gun absolu.

Bandes-annonces : Starship Troopers (vostfr).

J’ai parcouru un article de Florian Betrencourt qui avance un point de vue assez similaire au mien, vous pouvez le consulter, il a fait plus d’effort d’écriture que moi. Je lui ai volé au passage quelques images.

Sur quelques films d’anticipation et de science-fiction (3)

 

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 22:36

 

 

 

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Rollerball

Norman Jewison, États-Unis, 1975

&

La Course à la mort de l’an 2000

(Death Race 2000)
Paul Bartel, produit par Roger Corman, États-Unis, 1975

 

Au milieu des années soixante-dix, on pensait que la société future serait forcément tenue par une dictature qui, comme dans la Rome antique (Panem et circenses), obtiendrait la paix sociale en offrant des jeux télévisés ultra violents. Là où règnerait le spectacle, la barbarie télévisuelle serait de mise.

 

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Rollerball se complait dans cette vision de la manière la plus dramatique. J’ai aimé ce film dans l’adolescence, certainement pour les scènes du jeu. En le revoyant, il m’est apparu affreusement pesant, Norman Jewison étant un réalisateur tout bonnement chiant.

Pourtant, il y a des aspects intéressants. Ainsi celui très proche de la réalité où dans cette fiction d’un monde unifié, ce sont les entreprises qui gouvernent. Je ne vois guère de différences avec les mutinationales contemporaines qui commandent aux États. Je remarque d’ailleurs que c’est souvent ainsi que l’on se figure l’avenir le plus sombre, par la domination d’une poignée d’entreprises supranationales et leur fusion en une entité régnante.

 

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Quant à la crainte de voir disparaître le savoir livresque du fait de la mainmise de l’informatique et d’une volonté de contrôle absolu, une scène du film l’illustre assez bien. Elle se déroule dans une bibliothèque réservée aux privilégiés du régime et met face-à-face James Caan et un vieil informaticien-bibliothécaire très bavard qui déplore la disparition, d’un coup, de tous les textes du XIIIe siècle !

 

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Contrairement à ce que laisse entendre l’affiche, qui se donne des allures de Mad Max avant la lettre, Death Race 2000 est une pure comédie. L’ironie, la loufoquerie et l’humour noir rapprochent le film de l’univers des Monty Python (le comptage des points) et surtout du bouquin de Jerry Rubin Do It !

Par son esprit libertaire et subversif, cette modeste série B prolonge la geste de la contre-culture américaine des années soixante et en particulier de l’activisme des Yippies.

 

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Le Prix du danger

Yves Boisset, France, 1983

 

Cette fiction d’Yves Boisset est à rapprocher des deux films américains, c’est en tous les cas celle où le rôle de la télévision est le plus présent et sa responsabilité la mieux exploitée comme levier narratif. Vous l’avez sans doute vu à la télévision ou en salles, je reviens brièvement sur l’histoire. Dans une société future rongée par le chômage, une chaîne européenne organise un jeu, « Le Prix du danger », où un candidat doit échapper à cinq poursuivants armés s’il veut remporter un million de dollars.

Là où le film nous semble si proche, c’est par l’extrême cynisme des gens de télévision. Certes, Boisset force le trait, j’allais ajouter comme à son habitude, ce qui est inexact : ses téléfilms (Le Pantalon, L’Affaire Dreyfus) montrent qu’en mettant de côté l’aspect revendicatif qui dominait son cinéma, Boisset a gagné en finesse. Toutefois, on verrait bien certains responsables de TF1, ceux d’Endemol ou des présentateurs-producteurs tenir ce genre de discours. Étienne Mougeotte ne s’est d’ailleurs pas gêné.

Au début des années quatre-vingt, la publicité n’avait pas encore l’importance décisive qu’elle a aujourd’hui. Quant à l’audimat, il est donné dans le film à titre purement indicatif : c’est la preuve que, se trouvant devant son téléviseur, le chômeur ne se préoccupe pas de descendre dans la rue. Nous sommes encore ici dans le vieux schéma de la Rome du pain et des jeux.

En lieu et place des gladiateurs modernes que nous promettaient ces films, en 2001, on a eu Loft Story, et franchement, c’est à vous faire regretter le happy end révolutionnaire de Death Race 2000…

 

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Un peu pour faire le tour de la question, j’ai revu Network de Sidney Lumet (1976) qui n’est pas une œuvre de science-fiction mais qui est constamment cité comme la référence sur la télévision, et c’est vrai ! Non seulement le film dit tout sur le sujet et il le dit bien. L’avance qu’avaient les États-Unis en la matière permettait d’écrire une histoire qu’il nous faudra dix ans pour la comprendre et la vivre avec la privatisation de TF1.

Le scénariste Paddy Chayefsky a, à l’évidence, regardé Death Race, Rollerball et lu tout un tas de romans dans le même genre, ce qui donne, dans une séquence d’anthologie, un discours de Ned Beatty qui annonce un monde futur ayant exactement les caractéristiques que nous venons d’évoquer : disparition des États-nations au profit d’un conglomérat d’entreprises privées qui gouvernent le monde. Chayefsky crée d’intéressantes passerelles entre son histoire qui se veut hyperréaliste et la science-fiction contemporaine.

Il faut dire un mot de cet homme. Trois fois oscarisé (un record ?), dramaturge, romancier, auteur de fictions pour la télévision, il donne au film des pages de dialogues d’une très grande tenue dont les comédiens se délectent (outre Beatty, il y a Peter Finch, Robert Duvall, William Holden et Faye Dunaway). Mort d’un cancer en 1981 à l’âge de 58 ans, il est à noter que son dernier scénario sera celui d’Altered States (Au-delà du réel, 1980) réalisé par Ken Russell, un film qui, dans mon souvenir, se situait aux confins du genre.
Je termine sur une scène particulièrement réjouissante : un groupe de révolutionnaires maoïstes accepte de vendre le récit de ses aventures à la chaîne pour une fiction hebdomadaire ; tous s’empoignent sur les termes du contrat ! C’est digne des Monty Python (je sais, je les cite souvent).

 

Rollerball va bientôt ressortir au cinéma. Je conseille Death Race 2000 qui est plaisant et surtout Network, ce bijou d’intelligence.

Bandes-annonces :  Rollerball (vo), Death Race 2000 (vo), Le Prix du danger (long extrait), Network (vo).

Retrouvez « Sur quelques films d’anticipation et de science-fiction » ici et .

 

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 11:04

 

 

 

Ceux qui ont vu le film de Neill Blomkamp s’amuseront à la visite du site MNU spreads lies, bien dans l’esprit de District 9, qui emploie les armes de l’ironie et de la dérision pour donner à réfléchir.

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 15:07

 

 

 

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Steven Spielberg et la science-fiction
De Rencontre du troisième type à La Guerre des mondes


Il est de bon ton et un peu facile de taper sur Spielberg : l’homme n’a rien à dire d’intéressant, son regard sur le monde est borné, sa morale bien pensante ; producteur et réalisateur prolifique, doué d’un incontestable savoir faire, c’est malheureusement pour le mettre au service d’une filmographie médiocre. On y côtoie de rares bonnes choses (1941, Les Aventuriers de l’Arche perdue) au milieu de films stupéfiant d’imbécillité.

Il y a pourtant un domaine où Spielberg s’est montré assez constant, c’est celui de la science-fiction. Il s’y est illustré cinq fois : Rencontre du troisième type (Close Encounter Of The Third Kind, 1977), E.T., L’extra-terrestre (1982), A.I., Intelligence artificielle (2001), Minority Report (2002) et La Guerre des mondes (2005). Étant donné le nombre de films, on voit bien qu’il ne s’est pas contenté de « visiter » le genre (comme Tarkovski avec Solaris), Steven Spielberg s’y est installé durablement.

 

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Rencontre du troisième type est peut-être l’une de ses plus belles réussites, qui vaut pour le jeu des acteurs (Richard Dreyfuss et François Truffaut, ci-dessus), la narration et la belle fin (photo du haut). Le ressort est un peu le même que celui employé dans Les Dents de la mer, Spielberg part d’une hypothèse à fort potentiel fantasmagorique (au moins aux yeux du spectateur américain moyen) : la peur qu’inspire le grand requin blanc mangeur d’hommes dans un cas, la possibilité d’une rencontre avec des OVNI dans le film qui nous intéresse. Si Les Dents de la mer développe une contre-vérité absolue qui s’est avérée catastrophique pour les requins (j’en parle ici) ; Rencontre… n’entache en rien la bonne image des extra-terrestres – que confirmera E.T. – et l’espoir qu’ils font battre dans le cœur des hommes, lorsqu’ils se prennent à rêver à d’autres mondes, les soirs d’été, en regardant la voûte étoilée.

 

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La Guerre des mondes est l’adaptation du roman éponyme de H. G. Wells, déjà maintes fois repris au cinéma. Ce qui m’a étonné ici, c’est le jeu d’un acteur qui me laisse habituellement indifférent, je veux parler de Tom Cruise, pas mal du tout en ouvrier un brin immature emporté dans une aventure qui va le transformer en adulte responsable et en bon père de famille ! Ah oui, on est chez Spielberg…

C’est d’ailleurs à peu près le même sort qui attend de nouveau Cruise à la fin de Minority Report, avec un handicap de taille : dans le film, il se drogue. Adaptée de Philip K. Dick, cette indéniable réussite (photo ci-dessus) est aussi éloignée que possible de l’univers de Dick, ce qui était prévisible.

 

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A.I., Intelligence Artificielle aurait pu être un bon film si, une fois encore, Spielberg n’avait pas été rattrapé par ses bons sentiments à la con. Tout le début (une bonne heure et demi) est remarquable. Il y a même au commencement une réflexion sur le désarroi du couple contemporain américain tout à fait surprenante ; après, on suit les aventures d’un Pinocchio moderne et cela reste très plaisant. La fin du film est tragiquement pesante.

 

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District 9
Neill Blomkamp, É.-U., Nouvelle-Zélande, Canada, Afrique du Sud, 2009

 

Alors qu’en Afrique du Sud, les traces de l’Apartheid sont encore très vives, au moins économiquement (le système a été aboli en 1991), il fallait être gonflé pour construire une histoire abordant le thème de la ségrégation raciale de manière aussi frontale et de la traiter ainsi. Neill Blomkamp renvoie dos-à-dos les êtres humains noirs et blancs qui trouvent à emmerder une nouvelle espèce non répertoriée par le muséum national d’histoire naturelle, une sorte d’insecte bipède de grande taille assez hideux mais néanmoins doué d’une intelligence supérieure et d’une sensibilité égale à la nôtre. Cette colonie extra-terrestre tombée en rade au-dessus de Johannesburg fait lourdement les frais de sa différence et de la cupidité des hommes, au point d’être parquée dans d’immenses ghettos, en fait d’immondes décharges publiques, faute de reproduire le combustible nécessaire à leur retour vers d’autres galaxies.

 

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L’excellente réalisation, le jeu survolté de l’acteur principal (Sharlto Copley, ci-dessus), beaucoup d’ironie, un final à vous arracher des larmes comme dans celui de Les Lumières de la ville de Chaplin, tout concours à faire de District 9 non seulement le meilleur film de science-fiction de ces vingt dernières années, avec Starship Troopers, mais une grande œuvre cinématographique tout court.

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Bandes annonces : District 9 (vostfr), Rencontre du troisième type (vo), La Guerre des mondes (vo), Minority Report (vo), AI Intelligence artificielle (vo).

D’autres films d’anticipation et de science-fiction ici.

 

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 13:43

 

 

 

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Brambilla est ici et .

 

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 13:10

 

 

 

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Le site de l’éditeur est ici.

 

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 03:53

 

 

 

soylent green

 

Soleil vert
(Soylent Green)

Richard Fleischer, États-Unis, 1973

Si le problème de la surpopulation qui hante le film et inquiétait tant de monde au début des années soixante-dix semble définitivement obsolète, ce qui est relatif à la disparition de la nourriture apparaît en revanche comme extrêmement prémonitoire. À telle enseigne que l’on pourrait presque inclure le propos dans un des nombreux documentaires alter mondialistes qui sortent depuis quelques années.

 

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Outland
Peter Hyams, États-Unis, 1981

On l’a dit, l’intrigue est calquée sur celle du western Le Train sifflera trois fois. Seulement la comparaison s’arrête là car les thèmes abordés dans Outland relèvent d’un tout autre univers. C’est l’intérêt du film, il regorge de questions toujours d’actualité, qu’il s’agisse des ravages de la drogue, de la pénibilité du travail et de l’avidité des patrons.

Le cadre étant celui d’une concession minière basée sur une des lunes de Jupiter, l’équipe de décoration a réalisé un travail remarquable sur l’espace quotidien des ouvriers, étroit et suffocant au possible. Lieux d’extractions, salles des combinaisons spatiales, dortoirs à niveaux multiples, habitat cellulaire, coursives, passages, cantines, sanitaires, lieux de loisirs, tout est repoussant !

C’est aussi l’un des meilleurs rôles de Sean Connery, convaincant en flic coriace et idéaliste qui s’attaque à plus puissant que lui, le patron de la station, symbole d’un ultralibéralisme cynique et littéralement mortifère.  

 

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Bande-annonce : Soleil vert (vo), Outland (vo).

 

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