Promenade au marché Nürenjie. Je connais un peu l’endroit pour m’y être rendu deux fois assez rapidement. Cette fois, je le visite presque entièrement.
Gynécée
Il se dégage de certaines allées du sous-sol du marché une atmosphère très féminine, en particulier dans celles où se trouvent les boutiques d’habits. Ce sont des lieux presque intimes, on a dressé des tentures et des rideaux à l’entrée, comme pour de petits salons ; on dispense aussi des soins esthétiques. C’est un peu caché, il y a quelque chose de véritablement érotique qui me happe. Mais comment rendre cette atmosphère avec un appareil photo ?
L’hôpital se fout vraiment de la charité
Plus tard, dans un hangar majoritairement occupé par des fleuristes, je suis pris à partie par une vendeuse qui refuse que l’on prenne des clichés d’un stand voisin. Mes tirages, après agrandissement, pourraient servir à copier les éléments de décoration et l’ameublement à fuir que je viens de photographier ! Être accusé de copie en Chine, faut le faire…
Quand on songe que pour la première fois depuis les grandes expéditions maritimes du célèbre navigateur et eunuque Zheng He, au début du XVe siècle, la marine chinoise a dépêché une flotte au-delà des limites de ses eaux territoriales pour lutter aux côtés des pays occidentaux contre la piraterie qui sévit le long des côtes somaliennes, on se dit qu’en matière de rhétorique tout est vraiment permis dans ce beau pays. Car cette opération est un peu comparable à la dénonciation qu’un baron de la drogue colombienne ferait d’un dealer du coin de la rue.