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Photographies surréalistes à Paris



La Subversion des images
Surréalisme, photographie, film

Du 23 septembre 2009 au 11 janvier 2010
au centre Georges-Pompidou à Paris


Présentation du centre :

« Cette exposition regroupe près de 400 œuvres pour un panorama exceptionnel de la photographie surréaliste.

« Une large sélection des plus belles épreuves de Man Ray, Hans Bellmer, Claude Cahun, Raoul Ubac, Jacques-André Boiffard, Maurice Tabard sera réunie aux côtés d’images inédites, révélatrices des nombreux usages surréalistes de la photographie : publications dans les revues ou les livres d’artistes, publicités, collections d’images, fascination pour le document brut, photomatons, photographies de groupe…

« L’événement révèle au public des corpus méconnus de collages d’artistes renommés tels Paul Eluard, André Breton, Antonin Artaud ou Georges Hugnet, les jeux photographiques de Léo Malet ou Victor Brauner et met en lumière des personnalités comme celles d’Artür Harfaux ou Benjamin Fondane.

« Plus de vingt ans après “Explosante fixe”, l’exposition de Rosalind Krauss et Jane Livingstone, “La Subversion des images” veut questionner les utilisations de la photographie et de l’image animée par les surréalistes et présenter au public une culture photographique du surréalisme. Chacune des neuf salles de l’exposition propose, autour de concepts-clés, de croiser les travaux des artistes avec les différentes applications qui en ont été faites. Les notions essentielles du mouvement surréaliste ont, en effet, trouvé dans la photographie leur expression la plus directe.

« L’exposition propose également une série de films et de courts-métrages réalisés par des artistes surréalistes, Luis Buñuel, Man Ray ou Germaine Dulac. »




Une nécessaire mise au point

On ne dira jamais assez le profond dégoût qu’inspire l’activité des conservateurs de cette institution et de bon nombre de leurs collègues. La dépolitisation généralisée, la décontextualisation des œuvres et de la démarche des artistes, la réécriture de l’histoire ou sa négation, le travail de sape des connaissances systématiquement entrepris, l’appauvrissement qui en découle doivent nous faire réfléchir non seulement à la place qu’occupent les avant-gardes dans l’histoire, mais aussi sur la manière dont on peut les présenter pour partager leur expérience.

L’exposition « La révolution surréaliste » (2004) et plus encore celle sur Dada (2005), au-delà des aberrations qu’elles comprenaient, constituaient de véritables scandales du point de vue de l’histoire, de celui de l’art, et de l’« histoire de l’art » – ou de ce qu’il en reste aujourd’hui. On ne saurait trop recommander la plus grande vigilance vis-à-vis de ce qui, à n’en pas douter, va répéter les déviations du passé, suivant en cela une approche qu’il faut qualifier de politique et d’une tendance très nettement conservatrice, voire contre-révolutionnaire ; a fortiori lorsque le titre de l’exposition se veut subversif
– vous pouvez être assurés qu’elle en prendra le contre-pied !    






De haut en bas :
Man Ray (le cou de la sublime Lee Miller qui sert à l’affiche), Hans Bellmer, Jacques-André Boiffard, Eli Lotar, Raoul Ubac, Dora Maar, Brassaï, Pierre Kefer, Paul Nougé (le détail des œuvres se trouve sur le site du centre).


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