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Tristan Tzara : réédition des Poésies complètes

 

 

 

PoesiesCompletes-Tzara.jpg

 

Présentation de l’éditeur :

Flammarion avait publié une édition en six volumes des Œuvres complètes de Tristan Tzara qui est aujourd’hui partiellement épuisée : il a donc paru nécessaire de redonner à lire dans un ouvrage plus accessible l’un des poètes les plus novateurs du xxe siècle. Loin de se réduire à la seule période Dada, où il joua certes un rôle central – et dont on retrouvera dans ce volume les textes fondateurs, toujours aussi jubilatoires, incongrus, déconcertants –, l’œuvre de Tzara a connu une évolution constante, depuis les grands recueils qu’on peut situer dans les marges du surréalisme : De nos oiseaux (1923), L’Homme approximatif (1930), L’Antitête (1933) jusqu’aux ouvrages de la maturité : Midis gagnés (1939), De mémoire d’homme (1950) ou les 40 Chansons et déchansons rassemblées après sa mort. On retrouvera également Grains et issues (1935), dont la réflexion éclaire l’ensemble de l’œuvre, ainsi que les Poèmes roumains et les « poèmes nègres » rassemblés à Zurich au début de Dada. C’est l’intégralité des poésies de Tzara, réunies pour la première fois en un seul volume, que l’on va pouvoir ainsi redécouvrir dans leur continuité et leur constante invention.

Présentation et chronologie d’Henri Béhar, à qui l’on devait déjà l’édition des Œuvres complètes.

2011, 1 500 p., 14x20, 35 euros.

 

Né en Roumanie en 1896, Tristan Tzara s’installe à Zurich au début de la Première Guerre mondiale : il participe en 1916 à la création du Cabaret Voltaire, où verront le jour les premières manifestations de Dada, l’anti-mouvement nihiliste et perturbateur dont l’onde de choc se propage très vite en Europe – et notamment à Paris, où Tzara vient s’établir en 1920. Il est alors proche de Francis Picabia et du groupe de la jeune revue Littérature : Breton, Aragon, Soupault… qui vont « adopter » Dada avant de rompre avec lui pour inventer le surréalisme. La trajectoire de Tzara sera dès lors plus solitaire, même s’il se rapproche de Breton au tournant des années 1930, avant de s’en éloigner à nouveau pour rejoindre le Parti communiste. Il n’en poursuit pas moins son œuvre poétique et consacre ses dernières années à une étude sur François Villon qu’il laissera inachevée. Il meurt à Paris en 1963.

 

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