La situation est simple : tout est en travaux. Aux chantiers habituels, toujours aussi nombreux, s’ajoute une vaste opération de reconstruction des maisons dans les hutongs entièrement financée par la municipalité de Pékin – cette réhabilitation ne concernant que les possessions de l’État. Depuis le mois de mars, cela n’arrête pas : on respire de la poussière, la circulation est entravée, le bruit est insupportable. On empruntait les hutongs pour leur calme, on préfère ces temps-ci les grandes artères !
Mais ce qui est exceptionnel, c’est que ces reconstructions suivent, peu ou prou, les plans et les techniques traditionnels et emploient les matériaux qui servent depuis des centaines d’années ; c’est une occasion d’observer à une très grande échelle la pérennité du savoir-faire local.








