« Le Type 80/88 encore une copie améliorée de char soviétique. http://www.sinodefence.com/army/tank/type88.asp »
Qu’il évoque les étudiants ou ne s’intéresse vraiment qu’aux modèles de tanks, je lui décerne sans conteste la palme de l’humour noir… et plus, si l’attirail militaire l’attire davantage que la « démocratie ».
Certes il est important de se soucier de la démocratie, d’en parler, mais il faut également prendre en compte toute la réalité. Par exemple si dans un pays règne un pouvoir autoritaire et que des personnes aspirent à organiser des mouvements de type insurrectionnel pour plus de liberté ou si une minorité ethnique revendique plus d’autonomie, alors il est important de connaître son adversaire. Quels sont ses moyens ? Quelles forces peut-il mobiliser en combien de temps ? <br />
Le dernier exemple en date d’une très mauvaise estimation des capacités de son adversaire nous a été donné à l’été 2008 avec le conflit entre la Géorgie et la Russie. Les stratèges géorgiens étaient persuadés que leurs forces armées arriveraient à reconquérir l’enclave séparatiste d’Ossétie du sud AVANT que les Russes ne puissent mobiliser leurs moyens militaires et intervenir. Pas de chance les miliciens d’ossète ont mieux résisté que prévu et surtout les Russes sont très rapidement intervenus. Bref un échec du a une mauvaise connaissance des capacités de l’adversaire. <br />
A une autre échelle, l’attitude des manifestants d’extrême gauche (and co) et consternante d’impréparation et de méconnaissance de l’adversaire. Même les fameux black blocs ont largement été « contrôlé » à Strasbourg, et ce n’est pas en détruisant un hôtel, trois voitures et deux abris bus que l’on fait la révolution. Par dessus ce problème de la méconnaissance de l’adversaire + absence d’une organisation de type militaire vient se greffer le problème de l’engagement personnel. Aujourd’hui, en France, personne n’est prêt à mourir pour la cause qu’il défend (sauf Frédéric Rabiller, honneur à lui), sinon cela fait longtemps qu’il y aurait eu des morts et des deux côtés. Grand maximum on est prêt a risquer la prison, mais bon ce n’est pas en faisant dérailler un train ni même cent que cela fera avancer les choses, si ce n’est a servir le pouvoir en place en assimilant toute personne qui s’oppose aux mesures « anticrise éco » à un dangereux terroriste d’extrême gauche. <br />
Bref si le mec de la photo voulait stopper le premier char de la colonne, il lui suffisait, vu qu’apparemment le char l’a écrasé mais pas ouvert le feu sur lui, de prendre un seau 1) de mettre de la terre dedans 2) de verser de l’eau 3) de mélanger le tout 4) et ensuite de verser la mixture sur les grilles d’aération du moteur-> par manque d’air le moteur stop. Il aurait aussi pu faire une charge creuse avec une bouteille de champagne de l’acétone et des balles de ping pong… Mais ensuite c’est toujours pareil : ou poser la charge creuse ? Sur quelle partie du char ? Quels sont les angles morts permettant une approche du blindé sans trop de risque ? Seul la connaissance de « l’intérieure » d’un type 80 permet de répondre à ces questions.