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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 08:01


Extrait de la revue mensuelle
Sex Stars System
n° 14, 1976




Ces pages proviennent du site Zines, sur lequel je reviendrai.
http://bxzzines.blogspot.com/search/label/Sex%20Stars%20System

 

Communiqué sur le dernier Wakamatsu :


 

UNITED RED ARMY
Un film de Koji Wakamatsu
 

EN SALLES LE 6 MAI 2009
 

Avant-première le lundi 4 mai à 20 h
à Paris au St André des Arts (30, rue Saint-André-des-Arts, Paris VIe)
suivie d’un débat avec Michaël Prazan, journaliste et réalisateur,
et Jean-François Sabouret, directeur de recherche au CNRS


Avant-première le mardi 5 mai à 19 h 30
à Lyon au CNP Terreaux (40, rue du Président Edouard Herriot, 69001 Lyon) suivie d’un débat avec Jean-Pierre Gimenez,
directeur de Asie Expo


Séance des mercredis 6 et 13 mai à 20 h 20
à Paris au Saint-André-des-Arts présentée par Claude Leblanc, rédacteur en chef de Courrier International et de OVNI


Séance unique spéciale le jeudi 7 mai à 20 h
au Méliès à Montreuil (7, avenue de la Résistance, 93100 Montreuil)

 

Ne manquez pas le nouveau film de l’enfant terrible du cinéma japonais, Koji Wakamatsu, plébiscité au Festival du Film de Berlin de 2008, dans lequel ce proche collaborateur de Nagisa Oshima revient sur « l’incident d’Asama Sanso », prise d’otage notoire au Japon en 1972 - elle fut retransmise en direct par les télévisions japonaises plus de 10 heures durant - lors de laquelle une aubergiste fut retenue par cinq étudiants de l’Armée Rouge Unifiée (faction d’extrême-gauche prônant la lutte armée et liée à l’Armée Rouge Japonaise - futur organe du terrorisme international durant les années 70 et 80). Pourtant, les premières victimes des étudiants furent les étudiants eux-mêmes : avant le combat qui les opposa aux forces de police, quatorze jeunes gens étaient tombés, victimes du fanatisme de leurs leaders. Ce docu-fiction en trois actes, qu’accompagne une musique psychédélique électrisante signée Jim O’Rourke (Sonic Youth), illustre la radicalisation des universités au Japon dans les années 1960, tandis que dans le monde des événements marquants se succédaient : assassinat de Martin Luther King aux États-Unis, massacre des étudiants par l’armée au Mexique, invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes du Pacte de Varsovie, Mai 68 en France…



Voir la bande-annonce : http://www.united-red-army.com/?page_id=7&language=fr

United Red Army en salles le 6 mai 2009
 

Plus d’infos sur le site du film www.united-red-army.com ou

sur sa page Facebook http://www.facebook.com/pages/United-Red-Army-by-Koji-Wakamatsu/129443340182?ref=s !
 

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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 06:47























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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 06:08



Le 4 mai 1949 sortait sur les écrans Jour de fête, le premier film de Jacques Tati.

 

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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 05:06

























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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 21:16



« On a des responsables syndicaux nationaux
qui sont des gens responsables »
Xavier Bertrand

 


D’abord merci d’avoir rangé votre colère au placard pendant 6 semaines depuis le 19 mars. Nous comptons sur vous pour continuer ainsi à n’exprimer votre mécontentement que lorsque nous vous le dirons et seulement de la manière dont nous vous dirons de le faire.


C’est pourquoi nous vous donnons pour la manifestation qui vient les instructions suivantes :


Manifestez paisiblement sous les bannières respectives de vos organisations et méfiez vous des individus sans étiquette. Ne répétez que les slogans lancés par nos sonos. Ne dites surtout pas : « Casse toi pauv’con et emmène tes potes » !


Ne cédez pas aux provocations. Si la police vous tape dessus, tendez l’autre joue. N’allez pas vous faire prendre pour des casseurs et, par dessus, discréditer le mouvement.


Dès que l’ordre de dispersion sera donné, rentrez chez vous et allumez la télé pour admirer combien nous étions nombreux, avec un peu de chance, vous vous verrez deux secondes aux infos.


Dites vous que « ça va les faire réfléchir » et patientez encore quelques mois avant d’admettre qu’ils s’en foutent complètement et continuent à vous chier dessus.


N’allez surtout pas décider que cette manif ne devrait pas s’arrêter tant que les arrogants salopards contre qui elle est parait-il dirigée gardent leur pouvoir de nuire.


N’écoutez pas ceux qui parlent de grève générale illimitée, ce sont des agents provocateurs qui veulent nuire aux syndicats et au mouvement.


N’allez surtout pas vous organiser directement à la base afin de poursuivre et durcir le mouvement, ce n’est pas la peine, nous nous occupons de tout.


Évitez si possible de déclencher une grève, ou, si vous le faites, arrangez-vous pour qu’elle ne gène pas trop votre employeur et les autorités. Évitez de troubler l’ordre qui veut que chacun reste dans sa niche sans trop tirer sur sa laisse.


Faites nous confiance.


Soyez réalistes.


CFDT, CGT, FO, CGC, CFTC, Ministère de l’emploi et de l’intérieur, TF1 et chaînes complémentaires associées illimited.

 

 

Grève le premier mai !!!? Marchons !



RSA, offre raisonnable d’emploi, évaluation, dénonciation, fichage, rétention, expulsion, on veut nous imposer toujours plus de précarisation et toujours plus de contrôle. Cette réalité dont s’accommodent des organisations sans scrupule, nous n’en voulons pas.


— Ne regrettez-vous pas le saccage à la sous-prefecture ?

— Vous plaisantez j’espère, a répondu à un journaliste un employé de Continental.


Séquestrations de cadres et de patrons, occupations d’usines, grèves étudiantes, casse à la sous-préfecture de Compiègne, sabotage du comité d’entreprise à Caterpillar, occupations de Pôle emploi, coupures et réductions sauvages des tarifs à GDF et  EDF, avec ou sans papiers résistances aux expulsions, pratiques d’entraide contre l’atomisation et la misère, autoréductions dans les supermarchés, interruptions et sabotages de la production.


Non, je ne regrette rien.


Continuons à prendre nos affaires en main.


Camarade syndiqué, laisse-toi déborder !



Vendredi 1er mai à 14 h :

devant l’entrée principale de l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul
(rue Denfert-Rochereau)

[Si le lieu du rendez-vous est déplacé en fonction du cortège officiel,
l’information sera donnée sur place]

 
 
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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 20:27


Après la pipe de Jacques Tati, nouvelle censure de la régie publicitaire de la RATP : les fesses de Cécile de France ! La communauté belge s’émeut, la Ligue des droits de l’Homme prépare une pétition.


 
 

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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 14:14
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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 05:24



Libérez Julien Coupat !
par Irène Terrel

Le Monde du 28 avril 2009



Tout ou presque a été dit sur le dossier, sur l’inconsistance des charges, sur la présomption de culpabilité dont bénéficient les détenus politiquement ciblés, sur les détentions provisoires qui trop souvent sont la règle, sur l’absurdité de l’épithète « terroriste » accolée à une dégradation purement matérielle, sur la toute-puissance du parquet, sur les dérives tentaculaires des lois antiterroristes, sur la criminalisation à découvert de l’édition, sur l’expansion à l’infini des répressions, ici les bandes, là, les cagoules, etc.


Tous ou presque ont exprimé leur indignation, leur solidarité, leur intérêt, pas une émission politique, culturelle, branchée ou pas, du matin au soir, pas un blog, pas un journal qui n’y soit allé de son couplet pro-Tarnac. Sûrement, bientôt des livres dévoileront le mystère de la nuit des caténaires…


Et pourtant Julien Coupat est toujours détenu, sans même, au diable la jurisprudence européenne, avoir été autorisé à étudier son propre dossier… ! Cela fera bientôt six mois qu’il arpente les courettes de la Santé, les sous-sols du Palais de justice, les cabinets des juges, et qu’en rentrant le soir dans sa cellule, si petite qu’elle pourrait devenir invisible, il découvre sa photo de filature sur l’écran de la télévision…


Huit « terroristes » pourtant vite relâchés, abusivement dispersés depuis dans l’Hexagone et, lui seul, toujours détenu, mais pourquoi ?


Pour s’être tu pendant quatre-vingt-seize heures de garde à vue antiterroriste, pour avoir défié les convenances judiciaires, pour avoir protesté contre les fouilles à nu, pour avoir refusé les enquêtes de personnalité, pour avoir ri parfois du questionnement des juges, pour n’avoir pas livré ses goûts littéraires, ses penchants philosophiques, ses opinions politiques, pour avoir sillonné le monde sans téléphone portable et s’y être fait des amis dont il a tu les noms, pour avoir refusé tous les fichages, pour avoir pensé, écrit, manifesté, voyagé, pour n’être pas tombé dans le panneau des idéologies précuites, pour avoir dérangé l’ordre morose d’un temps qui parfois passe si lentement, bref pour avoir à sa façon « travaillé à l’établissement conscient et collectif d’une nouvelle civilisation » (Armand Gatti).


Déjà, souvenons-nous, le 19 décembre 2008, un juge des libertés et de la détention (depuis lors introuvable) avait ordonné sa libération, en estimant « que dans ce dossier, toutes les personnes mises en examen ont été placées sous contrôle judiciaire (…), que Julien Coupat a été interrogé (…), que la détention provisoire de l’intéressé n’apparaît pas aujourd’hui indispensable à la manifestation de la vérité (…), qu’il offre toutes garanties de représentation, qu’au surplus, il n’a jamais été condamné ». C’était compter sans l’acharnement désespéré d’un parquet mis à mal.


Une nouvelle demande de mise en liberté a été déposée au nom de la simple application de la loi française : « La personne mise en examen, présumée innocente, reste libre » (article 137 du code de procédure pénale).


« Vous tiendrez votre liberté de ce que vous aurez libéré… », écrivait le poète Joë Bousquet. Que tous ceux qui se sentent concernés demandent avec nous la libération immédiate de Julien Coupat.

 

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/04/28/liberez-julien-coupat-par-irene-terrel_1186461_3232.html




Vidéos de Me Irène Terrel sur la chaîne France 3

 

Extrait de la conférence de presse du 2 avril 2009 (14’09”) :
http://ma-tvideo.france3.fr/video/iLyROoafJCG4.html

Interview à Fabrice Bidault et José Sousa (4’ 45”) :
http://ma-tvideo.france3.fr/video/iLyROoafJXUi.html

 
 

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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 21:13

 

 

Légende et histoire des loïstes

 

Les Libertins d’Anvers 
Aden, coll. « Opium du peuple », 2009
304 p., 12 x 19,5, 22 €


Georges Eekhoud, né en Belgique au XIXe siècle, est un écrivain qui affirme très tôt son intérêt pour les questions sociales doublé d’un intérêt esthétique pour les déshérités et d’une haine pour la bourgeoisie. Il participe à la fondation de l’Art social avec Emile Verhaeren et des leaders socialistes comme Emile Vandervelde. Il fait scandale en publiant le premier roman en littérature française de Belgique traitant ouvertement de l’homosexualité (Escal-Vigor). Il est surtout l’un des premiers auteurs à oser mélanger thématiques sociales et sexualité. C’est pourquoi il s’intéresse à une hérésie fort répandue dans la région d’Anvers au Moyen Âge : les Loïstes. Plus tard, Raoul Vaneigem s’intéressera à ce mouvement millénariste et le présentera dans son ouvrage La Résistance au christianisme. Eekhoud se passionne pour les Loïstes qui rejettent l’autorité de l’Eglise catholique et s’en prennent avec rage, pour la radicaliser, à la tiédeur de la Réforme comme ils critiquent l’austérité protestante ! Loïet et ses disciples en appellent à l’amour libre et à la défense des pauvres et des opprimés contre l’intolérable arrogance de la richesse. Les Libertins d’Anvers raconte l’histoire de cette hérésie tout en décrivant Anvers à la fin du XVe siècle.

 

Préface de Raoul Vaneigem.


L’Église a régné par la terreur, le quadrillage de l’espace et du temps, l’ignorance systématiquement propagée. Longtemps quelques érudits furent les seuls à mentionner le nom des audacieux qui bravèrent le totalitarisme religieux. Georges Eekhoud compta parmi les premiers à révéler au grand public quelques agitateurs qui, au péril de leur vie, menèrent un combat sans merci contre l’inhumanité catholique et protestante. C’est à lui que je dois la découverte de Tanchelm, des Hommes de l’Intelligence et d’Éloi Pruystinck. L’histoire du christianisme ignore délibérément le mouvement du libre esprit, qui du XIIe au XVIe siècle oppose au puritanisme hypocrite de l’Église et à son mépris de la nature humaine et terrestre la liberté des désirs, de la jouissance amoureuse, de l’affranchissement individuel et de la solidarité – ce que Georges Eekhoud appelle joliment un « anarchisme érotique ».

R. V.

 


http://www.aden.be/index.php
(Sources : Aden & la librairie Quilombo)

 

Je cite la brève biographie que donne Wikipédia de G. Eekhoud – qui propose, de manière générale, et soit dit en passant, de très bons articles sur les écrivains de la fin du XIXe siècle.


Georges Eekhoud, né à Anvers le 27 mars 1854 et mort le 29 mai 1927 à Schaerbeek, est un écrivain belge qui, flamand par la naissance et l’ascendance, reçut, comme Maurice Maeterlinck, Émile Verhaeren ou Georges Rodenbach, une éducation française. Il n’a jamais intimement renié son origine flamande. Il a choisi d’écrire en français parce que la littérature qui s’écrivait dans cette langue, en Belgique, à l’époque, était la littérature prestigieuse. Mais il a écrit, pour des raisons économiques, des romans populaires en flamand sous pseudonyme et il a collaboré à la presse flamande, sous son nom.


De milieu très modeste, orphelin très jeune, il a été élevé dans une famille bourgeoise. C’est ainsi qu’il a commencé ses études à Mechelen (Malines) et les a poursuivies en Suisse, à l’institut Breidenstein. Cette dualité, comme la dualité linguistique, a fortement marqué sa vie et son œuvre. Attentif au mouvement littéraire parisien, Il n’y a pas un accès direct. Contrairement à ce qu’on dit souvent, il n’a rencontré Zola ou Paul Verlaine qu’une seule fois et toujours à Bruxelles, où ceux-ci étaient de passage. Installé à Bruxelles en 1880, Eekhoud devient rédacteur au quotidien L’Étoile belge et rejoint les fondateurs de La Jeune Belgique, revue à laquelle il participe activement.


C’est en 1883 que paraît son premier roman Kees Doorik, Scène de Polder. Son héros est déjà un de ces parias auxquels l’écrivain vouera toute sa sympathie. Dans Kermesses et surtout dans La Nouvelle Carthage, Eekhoud affirme son credo social, un intérêt esthétique pour les déshérités et une haine pour la bourgeoisie. Il reste fidèle à la définition qu’en donne Gustave Flaubert : « J’appelle bourgeoisie tout ce qui est de bas » et invente le concept de « belgeoisie ». Il se souvient aussi des mots de Charles De Coster qui fut son répétiteur à l’École militaire : « Vois le peuple, le peuple partout ! La bourgeoisie est la même partout ». De telles opinions le conduisent à quitter La Jeune Belgique pour rejoindre le groupe du Coq rouge. À la même époque, il se rallie aux idées de l’avocat Edmond Picard, franc-maçon, premier sénateur socialiste et également un antisémite virulent.


Ainsi, il participe en 1892 à la fondation de l’Art social avec Camille Lemonnier, Verhaeren et des leaders socialistes comme Emile Vandervelde. Il réalise également la partie littéraire d’un Annuaire pour la Section d’art de la Maison du Peuple. Il collabore pendant vingt ans au Mercure de France dont il est le correspondant pour la Belgique.


En 1899, il publie son roman Escal-Vigor, faisant scandale en tant que premier roman en littérature française belge à traiter ouvertement l’homosexualité.


En 1900, quelques mois avant le procès intenté à Georges Eekhoud, paraît dans les Annales des sexualités intermédiaires et en particulier de l’homosexualité, la revue dirigée par Magnus Hirschfeld, un long article en allemand intitulé « Georges Eekhoud. Avant-propos ». Il est signé Numa Prætorius. Son objectif est de présenter aux lecteurs l’œuvre de Georges Eekhoud. C’est une curieuse analyse, quasi nouvelle par nouvelle, de ce que les ouvrages de Georges Eekhoud peuvent contenir d’éléments correspondant à ce qu’on appellerait, aujourd’hui, la culture homosexuelle. Le dépouillement est long, minutieux et explicite ; l’article qui fait suite à celui-là dans le même numéro de la revue a pour titre « Un Illustre Uraniste du XVIIe siècle. Jérôme Duquesnoy, sculpteur flamand ». Il est rédigé en français et il est signé par Georges Eekhoud. Cet ensemble est suivi lui-même de deux articles peu connus de Eekhoud, parus dans la revue Akademos et de la traduction en français d’autres articles de Numa Praetorius sur Georges Eekhoud. On trouvera encore un curieux article de Eekhoud paru dans L’Effort Éclectique après le procès d’Escal-Vigor. Loin de revendiquer simplement la totale liberté de l’écrivain, Eekhoud situe Escal-Vigor et le procès auquel il a donné lieu dans une perspective historique et politique. Dans tous les articles réunis ici, Eekhoud parle de l’uranisme tandis que d’autres, avec son approbation, parlent de lui comme du grand écrivain, qui le premier parmi les modernes, a peint des uranistes avec sympathie et sensibilité.


Cependant, voir en Eekhoud un auteur naturaliste manichéen est aussi réducteur que de lui accoler les étiquettes d’écrivain « régionaliste » ou de peintre de l’homosexualité masculine. C’est oublier qu’il est avant tout un esthète aux goûts paradoxaux, un poète lyrique qui excelle dans l’évocation des ports ou des foules :


« À l’horizon, des voiles fuyaient vers la mer, des cheminées de steamers déployaient, sur le gris laiteux et perlé du ciel, de longues banderoles moutonnantes, pareils à des exilés qui agitent leurs mouchoirs, en signe d’adieu, aussi longtemps qu’ils sont en vue des rives aimées. Des mouettes éparpillaient des vols d’ailes blanches sur la nappe verdâtre et blonde, aux dégradations si douces et si subtiles qu’elles désoleront éternellement les marinistes. » (La Nouvelle Carthage)


 

 Georges Eekhoud par Félix Vallotton (Le Livre des masques de Remy de Gourmont)


 

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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 20:54

 

 

 

Je signale la parution de la leçon inaugurale de Madame Cheng au Collège de France (chaire d’histoire intellectuelle de la Chine). Comme j’en ai parlé au début du mois de mars, je renvoie à l’article (http://shigepekin.over-blog.com/article-28850515.html) et surtout à la vidéo de la leçon.

 

 

 

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