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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 05:31

 

 

 

Décret relatif à l’abolition des privilèges
Assemblée nationale
11 août 1789

 

 

Art. 1er. L’Assemblée nationale détruit entièrement le régime féodal. Elle décrète que, dans les droits et les devoirs tant féodaux que censuels, ceux qui tiennent à la main-morte réelle ou personnelle, et à la servitude personnelle, et ceux qui les représentent, sont abolis sans indemnité ; et tous les autres sont déclarés rachetables, et le prix et le mode de rachat seront fixés par l’Assemblée nationale. Ceux desdits droits qui ne sont points supprimés par ce décret continueront néanmoins d’être perçus jusqu’au remboursement.

 

Art. 2. Le droit exclusif des fuies et colombiers est aboli. Les pigeons seront enfermés aux époques fixées par les communautés durant lequel temps, ils seront regardés comme gibier, et chacun aura le droit de les tuer sur son terrain.

 

Art. 3. Le droit exclusif de la chasse ou des garennes ouvertes est pareillement aboli, et tout propriétaire a le droit de détruire ou faire détruire, seulement sur ses possessions, toute espèce de gibier, sauf à se conformer aux lois de police qui pourront être faites relativement à la sûreté publique. Toute les capitaineries même royales, et toutes réserves de chasse, sous quelque dénomination que ce soit, sont pareillement abolies ; et il sera pourvu, par des moyens compatibles avec le respect dû aux propriétés et à la liberté, à la conservation des plaisirs personnels du Roi. M. le président est chargé de demander au Roi le rappel des galériens et des bannis pour simple fait de chasse, l’élargissement des prisonniers actuellement détenus, et l’abolition des procédures existantes à cet égard.

 

Art. 4. Toutes les justices seigneuriales sont supprimées sans aucune indemnité, et néanmoins les officiers de ces justices continueront leurs fonctions jusqu’à ce qu’il ait été pourvu par l’Assemblée nationale à l’établissement d’un nouvel ordre judiciaire.

 

Art. 5. Les dîmes de toute nature, et les redevances qui en tiennent lieu, sous quelques dénominations qu’elles soient, connues et perçues, même par abonnement, possédées par les corps séculiers et réguliers, par les bénéficiers, les fabriques, et tous les gens main-morte, même par l’ordre de Malte, et d’autres ordres religieux et militaires, même celles qui auraient été abandonnées à des laïques, en remplacement et pour option de portions congrues, sont abolies, sauf à aviser aux moyens de subvenir d’une autre manière à la dépense du culte divin, à l’entretien des ministres des autels, au soulagement des pauvres, aux réparations et reconstructions des églises et presbytères, et à tous les établissements, séminaires, écoles, collèges, hôpitaux, communautés et autres, à l’entretien desquels elles sont actuellement affectées. Et cependant, jusqu’à ce qu’il y ait été pourvu, et que les anciens possesseurs soient entrés en jouissance de leur remplacement, l’Assemblée nationale ordonne que lesdites dîmes continueront d’être perçues suivant les lois et en la manière accoutumée. Quant aux autres dîmes, de quelque nature qu’elles soient, elles seront rachetables de la manière qui sera réglée par l’Assemblée ; et jusqu’au règlement à faire à ce sujet, l’Assemblée nationale ordonne que la perception en sera aussi continuée.

 

Art. 6. Toutes les rentes foncières perpétuelles, soit en nature, soit en argent, de quelque espèce qu’elles soient, quelle que soit leur origine, à quelques personnes qu’elles soient dues, gens de main-morte, domaines apanagistes, ordre de Malte, seront rachetables ; les champarts de toute espèce, et sous toutes dénominations le seront pareillement, au taux qui sera fixé par l’Assemblée. Défense seront faites de plus à l’avenir de créer aucune redevance non remboursable.

 

Art. 7. La vénalité des offices de judicature et de municipalité est supprimée dès cet instant. La justice sera rendue gratuitement. Et néanmoins les officiers pourvus de ces offices continueront d’exercer leurs fonctions et d’en percevoir les émoluments jusqu’à ce qu’il ait été pourvu par l’Assemblée aux moyens de leur procurer leur remboursement.

 

Art. 8. Les droits casuels des curés de campagne sont supprimés, et cesseront d’être payés aussitôt qu’il aura été pourvu à l’augmentation des portions congrues et à la pension des vicaires, et il sera fait un règlement pour fixer le sort des curés des villes.

 

Art. 9. Les privilèges pécuniaires, personnels ou réels, en matière de subsides, sont abolis à jamais. La perception se fera sur tous les citoyens et sur tous les biens, de la même manière et de la même forme ; et il va être avisé aux moyens d’effectuer le payement proportionnel de toutes les contributions, même pour les six derniers mois de l’année de l’imposition courante.

 

Art. 10. Une constitution nationale et la liberté publique étant plus avantageuses aux provinces que les privilèges dont quelques-unes jouissaient, et dont le sacrifice est nécessaire à l’union intime de toutes les parties de l’empire, il est déclaré que tous les privilèges particuliers de provinces, principautés, pays, cantons, villes et communautés d’habitants, soit pécuniaires, soit de toute autre nature, soient abolis sans retour, et demeureront confondus dans le droit commun de tous les Français.

 

Art. 11. Tous les citoyens, sans distinction de naissances, pourront être admis à tous les emplois et les dignités ecclésiastiques, civiles et militaires, et nulle profession utile n’emportera dérogeance.

 

Art. 12. À l’avenir il ne sera envoyé en cour de Rome, en la vice-légation d’Avignon, en la nonciature de Lucerne, aucuns deniers pour annales ou pour quelque cause que ce soit ; mais les diocésains s’adresseront à leurs évêques pour toutes les provisions de bénéfices et dispenses, lesquelles seront accordées gratuitement, nonobstant toutes réserves, expectatives et partages de mois, toutes les églises de France devant jouir de la même liberté.

 

Art. 13. Les déports, droits de côte-morte, dépouilles, vacat, droits censaux, deniers de Saint-Pierre, et autres du même genre établis en faveur des évêques, archidiacres, archiprêtres, chapitres, curés primitifs et tous autres, sous quelque nom que ce soit, sont abolis, sauf à pourvoir, ainsi qu’il appartiendra, à la dotation des archidiaconés et des archiprêtres qui ne seraient pas suffisamment dotés.

 

Art. 14. La pluralité des bénéfices n’aura plus lieu à l’avenir, lorsque les revenus du bénéfice ou des bénéfices dont on sera titulaire excèderont le somme de 3 000 livres. Il ne sera pas permis non plus de posséder plusieurs pensions sur bénéfices, ou une pension et un bénéfice, si le produit des objets de ce genre que l’on possède déjà excède la même somme de 3 000 livres.

 

Art. 15. Sur le compte qui sera rendu à l’Assemblée nationale de l’état des pensions, grâces et traitements, qu’elle s’occupera, de concert avec le Roi, de la suppression de celles qui seraient excessives, sauf à déterminer à l’avenir une somme dont le Roi pourra disposer pour cet objet.

 

Art. 16. L’Assemblée nationale décrète qu’en mémoire des grandes et importantes délibérations qui viennent d’être prises pour le bonheur de la France, une médaille sera frappée, et qu’il sera chanté en actions de grâces un « Te deum » dans toutes les paroisses et églises du royaume.

 

Art. 17. L’Assemblée nationale proclame solennellement le Roi Louis XVI Restaurateur de la liberté française.

 

Art. 18. L’Assemblée nationale se rendra en corps auprès du Roi, pour présenter à Sa Majesté l’arrêté qu’elle vient de prendre, lui porter hommage de sa plus respectueuse reconnaissance, et la supplier de permettre que le « Te deum » soit chanté dans sa chapelle, et d’y assister elle-même. L’Assemblée nationale s’occupera, immédiatement après la constitution, de la rédaction des lois nécessaires pour le développement des principes qu’elle a fixés par le présent arrêté, qui sera incessamment envoyé par MM. Les députés dans toutes les provinces, avec le décret du 10 de ce mois, pour y être imprimé, publié même au prône des paroisses, et affiché partout où besoin sera.

 

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 22:35

 

 

 

Nos-ancetres-les-Sans-culottes.jpg

 

Présentation de l’éditeur :

En rédigeant Nos ancêtres les Sans-culottes, l’auteur a voulu apporter sa pierre tombale à cet archi-faux débat sur l’identité nationale « introuvable » que veulent imposer aux Français mal-nés des gens de gouvernement benêts, il est vrai élus grâce à l’apport de voix pétainistes de souche, par ailleurs si honteusement récupérées.

Ce pseudo débat cousu de flics blancs, et qui louche gravement, via les nouvelles « Burqassines », du côté de l’incitation à la haine raciale, est à l’évidence anti-républicain primaire – au sens de la première république, celle issue de la Révolution Française – et ne peut déboucher que sur ce nationalisme sanguinaire jadis inventé, après le désastre de Sedan en 1870, par les promoteurs de massacres de communards, de grévistes rouges, de poilus héroïques, de « congés payés », de FFI ou de FTP, sans oublier ceux de bamboulas, de chinetoques et autres bougnoules de circonstances avec, en fond de French touch, le massacre des célébrissimes youpins…

Mais de Guy Môquette-t-on?

 

Sur l’auteur :

De nationalité française et de traçabilité basque, Toulouse-La-Rose, s’est également compromis sous les noms d’Ignace de l’Aïoli, d’Isidor Cocasse, d’Amstel Joviale ou encore d’Eschyle Zavatar- est né le 1er Juillet 1955 entre Auschwitz et Kigali, soit à Oloron-la-vieille, de père et de mère inconnus des services de police.

Élève plutôt rétif dans un lycée pourtant reculé où la philosophie déjà décentralisée n’y faisait pas moins ses ravages, il décide, au moment de passer en phase « terminale » (la classe), de rester finalement et définitivement un branleur de première (la super classe).

De fait, notre homme n’ayant aucun diplôme à se reprocher, seule une poignée de patrons rédhibitoires tentera de le détourner du droit chemin de traverses.

En « vin ». Aujourd’hui, Toulouse-La-Rose habite cette ville où, il y a peu encore, l’on « préférait y vivre pauvre plutôt que riche n’importe où ailleurs ». Chercheur occasionnel à l’IMB (Institut du monde basque – astopituhandi@kaxoo.fr) et rédacteur assidu dans la revue thématique Social-traître, il y est en passe de devenir sous nos yeux éblouis un mythomane mondialement reconnu, dont l’érudition spontanée n’a d’égale que la simplicité maladive avec laquelle il regarde passionnément le monde courir à sa perte.

Bref, un auteur atypique avec lequel, en petites coupures comme en grosses, il faudra désormais compter.

 

Le site de l’éditeur Les points sur les i. Toulouse-la-Rose dans ces pages, c’est ici, ici, ici et .

 

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 19:31

 

 

Papierpeint

 

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 14:15

 

 

Albert_Mathiez.jpg

 

Florence Gauthier et Yannick Bosc
invités de la Sorbonne

 

Présentation de La Réaction thermidorienne d’Albert Mathiez par Yannick Bosc et Florence Gauthier le 12 novembre 2010 en salle 303 (3e étage) de l’Institut d’art et archéologie, de 18 h 30 à 20 h 30, au 3 rue Michelet, 75006 Paris.

Présentation de l’éditeur :

La Réaction thermidorienne, d’Albert Mathiez : un classique, et un ouvrage d’actualité. Un livre sur une période dont on ne parle jamais, mais qui a imprimé si durablement sa marque sur notre histoire que l’on peut dire que nous sommes, depuis plus de deux siècles, gouvernés par des Thermidoriens.

L’incandescence révolutionnaire s’éteint, la réaction triomphe partout. La grande trajectoire de l’insurrection parisienne se termine par les tragiques émeutes de la faim de prairial et de germinal. La lutte est féroce entre les Thermidoriens « de gauche » – les anciens terroristes –, les Girondins de retour et les royalistes qui relèvent la tête. De cette période violente et sombre, Mathiez dresse un tableau qui, souvent, résonne avec notre actualité, tant il est vrai que les gouvernements de fripons se ressemblent, ou plutôt se répètent.

La présentation de Florence Gauthier et Yannick Bosc replace Mathiez dans l’historiographie révolutionnaire : critiqué à la fois par les communistes encasernés et par les « révisionnistes », il nous apparaît aujourd’hui comme le plus grand historien moderne de la Révolution.

Yannick Bosc est maître de conférences en histoire moderne à l’Université de Rouen.

Florence Gauthier est maître de conférences hdr en histoire moderne à l’Université Paris Diderot-Paris 7.

Albert Mathiez. Historien, professeur à l’Université de Dijon puis à la Sorbonne et à l’École des Hautes Études, il est le fondateur de la Société des Études Robespierristes et des Annales Historiques de la Révolution française.

La présentation de ce livre est ici. La fiche de l’éditeur est . La photographie de Mathiez vient d’ici.

 

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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 14:32

 

 

Vogue Dunst

 

XIe festival international du film d’Arras
Du 5 au 14 novembre 2010

 

La ville natale de Robespierre propose une sélection de films consacrés à la Révolution française.

 

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Œuvres projetées : Danton (Wajda), La Marseillaise (Renoir, version restaurée), La Révolution française, Les année lumières & les années terribles (Enrico, Heffron), Les Deux orphelines (Griffith), L’Anglaise et le duc (Rohmer), La Nuit de Varennes (Scola, version restaurée numérique), Les Mariés de l’an II (Rappeneau), Robespierre (Pernot), Marie-Antoinette (Sofia Coppola).

 

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Présentation du festival :

La Révolution française est un des événements les plus fascinants de l'histoire du monde. Honnie par les uns, exaltée par les autres, elle a inspiré de nombreux artistes. Ainsi, depuis la naissance du cinéma, plus de 200 films ont évoqué avec plus ou moins de bonheur cette période. Chaque œuvre apporte son éclairage sur les grands événements et les personnages significatifs (Marie-Antoinette, Danton, Robespierre…). Reflets des idées de leur époque et des choix de leurs auteurs, ces films ont contribué à forger un puissant imaginaire. Regarder la Révolution Française par le prisme du cinéma c’est donc s’interroger sur la représentation de l’Histoire au cinéma.

 

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 01:09

 

 

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L’image du haut date de 1792, les deux cartes de 1793-94.
Source : Gallica/BNF.

 

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 16:04

 

 

Mathiez.jpg

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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 18:51


J’évoquais hier le livre collectif La Révolution française, Une histoire toujours vivante, dirigé par Michel Biard et paru chez Tallandier ce mois-ci. Quant à faire, autant livrer les références de son précédent titre chez le même éditeur, d’autant que le sujet est passionnant.

 

sans-culotte.jpg

Présentation de l’éditeur :

 

« C’est mon petit doigt qui me l’a dit », « manger la laine sur le dos », « tirer les vers du nez », « prendre la balle au bond », « il n’y a plus à tortiller », « s’en foutre comme de l’an quarante », « être au bout du rouleau », « manger de la vache enragée »… Qui d’entre nous n’a manié ou entendu, ne serait-ce qu’une fois, l’une ou l’autre de ces expressions ? Ces tournures, reflets de la langue populaire du XVIIIe siècle, émaillent les pages du Père Duchesne, le célèbre journal de Jacques René Hébert, paru de 1790 à 1794. Journaliste de génie, à l’avant-garde du combat révolutionnaire, Hébert se fit, à l’apogée de son influence politique, l’écho et le porte-parole des sans-culottes parisiens. À coups de métaphores familières, de jurons désopilants, de situations improbables, il savait faire mouche et mettre les rieurs de son côté, qu’il s’agisse de railler le « daron » (Louis XVI), l’« architigresse » (Marie-Antoinette) ou le « général Blondinet » (La Fayette). Son héros, le Père Duchesne, toujours heureux de « s’en foutre une pile » en « étouffant des enfants de choeur » à la santé de la Nation, voulait « dépapiser Rome », « foutre à la lanterne » les aristocrates et faire monter dans la « voiture à trente-six portières » (la charrette des condamnés) les adversaires de la Révolution. Hébert lui-même allait périr en mars 1794, victime de la « cravate du docteur Guillotin ». Les mots du Père Duchesne traduisent, parfois avec outrance, souvent avec justesse, la culture de la rue, le climat politique d’une époque, et sa radicalisation entre 1790 et l’an II. Plus encore, ils témoignent de la richesse d’une langue, de ses évolutions et de ses survivances dans le parler quotidien et l’« argot » de notre siècle.

 

Agrégé d’histoire et docteur de l’université Paris I, Michel Biard est professeur d’histoire du monde moderne et de la Révolution française à l’université de Rouen. Il dirige en outre les Annales historiques de la Révolution française. On lui doit notamment Collot d’Herbois. Légendes noires et Révolution (1995), Missionnaires de la République. Les représentants du peuple en mission, 1793-1795 (2002), La Révolution française. Dynamiques, influences, débats, 1787-1804 (avec Pascal Dupuy, 2004) et Les Lilliputiens de la centralisation. Des intendants aux préfets : les hésitations d’un « modèle français » (2007).

 

Michel Biard, Parlez-vous sans-culotte ? Dictionnaire du Père Duchesne, 1790-1794, Paris, Tallandier, 2009, 576 p.


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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 17:19

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Présentation de l’éditeur :

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La Révolution française, Une histoire toujours vivante, sous la direction de Michel Biard, Paris, Tallandier, 2010, 448 p. Préface de Michel Vovelle. 27 euros.



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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 20:15



Cette exposition est aussi réjouissante qu’émouvante ! Je l’ai visitée avec un ami, Jean-Luc, qui partage entièrement ce point de vue.

Deux heures sont nécessaires pour tout voir et tout lire, musarder et revenir en arrière. N’ayez pas peur du ridicule et munissez-vous d’une loupe, son usage s’impose pour décrypter certains documents – fort peu nombreux, rassurez-vous.

La présentation relative à la Terreur est un modèle d’honnêteté intellectuelle et de précision historique. Elle vient faire oublier, le temps de la visite, les errances idéologiques du maire de Paris à qui l’évocation de Robespierre donne des boutons (voir plus bas). C’est, je le rappelle, le triste nom de Delanoë qui figure en en-tête du carton d’invitation de l’inauguration de cette exposition.

En règle général, c’est l’ensemble des présentations qui frappent par leur justesse. La beauté et la rareté des documents imprimés, des œuvres d’art (David, Hubert Robert) et des objets manufacturés (toile de Jouy, faïence de Nevers, porcelaine de Sèvres ; c’est toute l’industrie d’Ancien Régime qui est mise à contribution), leur charge émotionnelle intacte : tout doit vous entraîner vers cette visite qu’il faut qualifier d’incontournable.
Hommage aux organisateurs !

Une petite remarque pour finir. Nous avons été très frappés par le nombre de visiteurs étrangers ; nous étions quasiment les seuls Français. La Révolution n’intéresserait-elle plus les Français, nos concitoyens sont-ils encore conscients de l’importance et du poids de cet héritage ?




La présentation de l’exposition est à lire ici.
La polémique avec M. le maire de Paris est exposée .


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