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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 16:43

 

 

 

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Un train à grande vitesse (350 km/h) roulant entièrement à l’énergie solaire devrait relier les villes de Phoenix et Tucson dans l’Arizona en 2018. Les panneaux photovoltaïques seront placés au-dessus des voies tout le long du parcours.

 

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Voir l’article en anglais (inhabitat) et en français (blogphotovoltaique).

Le train à énergie solaire (1)

 

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 19:48

 

 

 

« Le premier train solaire circule en Belgique »

Par Chloé Woitier, Le Figaro du 6 juin 2011

 

Pour la première fois, un train a pu rouler grâce à l’énergie produite par des panneaux solaires installés sur un tunnel ferroviaire à proximité d’Anvers.

Après l’avion solaire, voici le tour du train. Lundi matin, un train a roulé sur 25 kilomètres en Belgique en étant alimenté grâce à l’énergie des rayons du Soleil. Cette innovation a pu voir le jour grâce à l’installation de panneaux photovoltaïques sur un tunnel ferroviaire près d’Anvers.

La société nationale des chemins de fer belges (SNCB) a fait installer pour 15 millions d’euros plus de 16 000 panneaux solaires sur les 3,4 kilomètres du toit de ce tunnel, qui emprunte la ligne à haute vitesse Paris-Amsterdam. Ce tunnel avait été originellement construit le long d’une forêt protégée dans un but écologique : éviter l’abattage des arbres dont la chute aurait pu interrompre le trafic.

L’énergie collectée par ces panneaux permet l’alimentation des infrastructures, comme l’éclairage de la gare d’Anvers ou le fonctionnement des panneaux de signalisation, et de faire circuler les Thalys et les trains conventionnels sur la ligne.

 

Plus de 2000 tonnes de rejet de CO2 évités par an

Selon la SNCB, les 50 000 m² de panneaux peuvent produire 3,5 mégawatts d’énergie chaque année. Une énergie capable de faire circuler pendant 500 heures un TGV lancé à 300 km/h, soit 150 000 km, d’après les calculs de la RTBF.

« Pour les entreprises ferroviaires, les panneaux solaires sont une excellente solution pour améliorer leur bilan carbone. De plus, les projets peuvent être menés à bien en moins d’un an car ils sont moins controversés que les éoliennes », accusées de pollution visuelle, explique un responsable de Enfinity, une entreprise belge spécialisée dans la production d’énergie verte, et à l’origine de l’installation des panneaux solaires sur le tunnel d’Anvers. Ces derniers devraient éviter le rejet de 47,3 millions de kilos de CO2 dans l’atmosphère sur une période de 20 ans, soit 2 400 tonnes par an.

En France, la SNCF expérimente depuis l’an passé un train express régional (TER) équipé de panneaux solaires en Poitou-Charentes. Mais l’énergie collectée sert à alimenter l’éclairage des rames ainsi que la climatisation, et non à tracter le train.

 

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Notez le changement de ton : on passe du sarcasme au pragmatisme.

Il y a quelques mois encore devant une telle proposition, le journaliste pouffait de rire. Ce n’était pas demain la veille qu’on allait rouler (ou voler) à l’énergie solaire. Aujourd’hui, on nous dit que ça marche. Pour un peu, le journaliste ajouterait qu’il n’en a jamais douté…

 

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 23:17

 

 

 

« Berlin adopte le projet de loi d’abandon du nucléaire »

Le Monde du 6 juin 2011

 

Le gouvernement allemand a adopté, lundi 6 juin, le projet de loi qui fera de l’Allemagne la première grande puissance économique du monde à tourner le dos au nucléaire, a annoncé le ministre de l’économie, Philipp Rösler. Toutes les centrales nucléaires allemandes s’éteindront « d’ici à 2022 », a-t-il dit lors d’une conférence de presse.

L’équipe d’Angela Merkel a défini, lors d’un conseil des ministres extraordinaire, la stratégie qui doit permettre au pays de relever ce défi sans précédent, et dont le principe avait déjà été validé il y a une semaine par les partis composant la coalition au pouvoir.

Tandis que huit des dix-sept réacteurs du pays sont mis à l’arrêt immédiatement, les neuf autres vont s’éteindre progressivement entre 2015 et 2022, privant l’Allemagne d’une énergie qui pèse 22 % de sa production d’électricité brute.

 

Construction d’éoliennes

Pour compenser, le gouvernement allemand veut miser en particulier sur la construction d’éoliennes en mer, accélérer les chantiers de centrales au gaz ou au charbon et promouvoir les économies d’énergie.

Berlin se garde jusqu’ici de chiffrer le coût de cet abandon de l’énergie nucléaire, qui, selon les experts, pourrait se situer entre 90 et 200 milliards d’euros, à répartir entre le contribuable, les consommateurs d’électricité et les producteurs d’énergie.

En abandonnant l’énergie nucléaire, quitte à prendre à court terme des risques pour la compétitivité de ses industriels, l’Allemagne espère faire école et trouver à moyen terme des débouchés pour ses technologies vertes. Mais, paradoxalement, cette décision pourrait mettre en danger les objectifs de réduction de gaz à effet de serre du pays en l’obligeant à recourir à des centrales électriques plus polluantes.

 

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La photo vient d’ici.

 

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 18:34

 

 

 

Le-nucleaire-sur.jpg

 

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 20:30

 

 

 

« Aucune anormalité n’a été détectée quant
aux niveaux de radioactivité en Chine »

Par Li Xiang © Chine Nouvelle (Xinhua) le 27 avril 2011

 

Les niveaux des particules radioactives dans l’environnement et les échantillons alimentaires dans la partie continentale de Chine restent normaux, a annoncé mercredi le Comité national de la coordination d’urgence nucléaire de Chine dans un communiqué quotidien.

Une analyse d’échantillons n’a indiqué aucune anormalité dans l’eau potable, et les résultats de la surveillance ont révélé que les niveaux de radiation dans la mer et l’air demeurent également normaux, selon le communiqué.

En outre, aucun changement évident de la situation n’a été observé et les relevés des postes de surveillance de la radiation à la centrale nucléaire Fukushima Daiichi au Japon restent stables, selon le communiqué, citant un rapport publié mercredi par l’Agence internationale de l’Énergie atomique.

 

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 01:56

 

 

 

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Rien n’est plus vrai ! J’en veux pour preuve ce rapport hallucinant donné il y a 5 ans par l’OMS qui minimise de la manière la plus délirante les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl. Je le donne in extenso.

 

 

Communiqué conjoint OMS/AIEA/UNDP

« Tchernobyl : l’ampleur réelle de l’accident »

 

20 ans après, un rapport d’institutions des Nations Unies donne des réponses définitives et propose de moyens de recontruire des vies.

 

5 SEPTEMBRE 2005 | GENÈVE -- Jusqu’à 4 000 personnes au total pourraient à terme décéder des suites d’une radio-exposition consécutive à l’accident survenu il y a une vingtaine d’années dans la centrale nucléaire de Tchernobyl : telles sont les conclusions d’une équipe internationale de plus d’une centaine de scientifiques.

Toutefois, à la fin du premier semestre de 2005, moins d’une cinquantaine de décès avait été attribuée directement à cette catastrophe. Pratiquement tous étaient des membres des équipes de sauvetage qui avaient été exposés à des doses très élevées : un grand nombre sont morts dans les mois qui ont suivi l’accident, mais d’autres ont survécu jusqu’en 2004.

Les nouveaux chiffres sont présentés dans un rapport abrégé qui fait date intitulé “Chernobyl’s Legacy: Health, Environmental and Socio-Economic Impacts” (L’héritage de Tchernobyl : impacts sanitaires, environnementaux et socio-économiques) que vient de publier le Forum Tchernobyl. Basé sur un rapport de 600 pages en trois volumes, qui regroupe les travaux de centaines de scientifiques, d’économistes et de spécialistes de la santé, ce rapport abrégé évalue les conséquences sur 20 ans du plus grave accident nucléaire de l’histoire. Le Forum est composé de huit institutions spécialisées du système des Nations Unies, à savoir l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) de l’ONU, le Comité scientifique des Nations Unies pour l’étude des effets des rayonnements ionisants (UNSCEAR) et la Banque mondiale, ainsi que des gouvernements du Bélarus, de la Russie et de l’Ukraine.

« Cette compilation des recherches les plus récentes peut contribuer à résoudre les questions que l’on continuait de se poser sur le nombre de décès et de maladies réellement imputables à l’accident de Tchernobyl et sur ses répercussions économiques » déclare le président du Forum Tchernobyl, Burton Bennett, éminent spécialiste des effets radiologiques. « Les gouvernements des trois pays les plus touchés se sont rendus compte qu’ils devaient définir clairement la voie à suivre et qu’ils ne pourraient aller de l’avant qu’en se basant sur un consensus solide quant aux conséquences environnementales, sanitaires et économiques et en bénéficiant des conseils judicieux et de l’appui de la communauté internationale. »

« Il s’agit d’un accident très grave ayant des répercussions sanitaires majeures, notamment pour les milliers de travailleurs exposés durant les premiers jours qui ont reçu des doses de rayonnements très élevées et pour les milliers d’autres atteints d’un cancer de la thyroïde » poursuit M. Bennett. « Toutefois, d’une manière générale, nous n’avons constaté aucune incidence négative grave sur la santé du reste de la population des zones avoisinantes, ni de contamination de grande ampleur qui constituerait toujours une menace sérieuse pour la santé humaine, à l’exception de quelques rares zones d’accès restreint ».

Le rapport du Forum est destiné à aider les pays touchés à comprendre l’ampleur véritable des conséquences de l’accident et à suggérer aux gouvernements du Bélarus, de la Russie et de l’Ukraine des moyens de résoudre les grands problèmes socio-économiques qui en découlent. Les membres du Forum, parmi lesquels figurent des représentants des trois gouvernements en question, se réuniront les 6 et 7 septembre, à Vienne, à l’occasion d’un rassemblement sans précédent de spécialistes mondiaux de Tchernobyl, des effets radiologiques et de la radioprotection qui viendront examiner ces conclusions et recommandations.

Principales conclusions du rapport

Ce rapport volumineux contient des douzaines de conclusions majeures :

  • Environ un millier de membres du personnel du réacteur qui travaillaient sur le site et de membres des équipes d’intervention ont été fortement exposés à des doses de rayonnements très élevées le premier jour de l’accident ; sur les plus de 200 000 de travailleurs affectés à ces équipes ou chargés d’assurer le retour à la normale en 1986 et 1987, 2 200, selon les estimations, pourraient décéder des suites d’une radio-exposition.
  • On estime à 5 millions le nombre de personnes résidant actuellement dans des zones du Bélarus, de la Russie et de l’Ukraine contaminées par des radionucléides à la suite de l’accident ; environ 100 000 d’entre elles vivent dans des zones classées précédemment par les autorités gouvernementales comme zones « strictement contrôlées ». La classification actuelle des zones doit être revue et assouplie à la lumière des nouvelles conclusions.
  • Quelque 4 000 cas de cancer de la thyroïde, essentiellement chez des enfants et des adolescents au moment de l’accident, sont imputables à la contamination résultant de l’accident, et au moins neuf enfants en sont morts ; toutefois, à en juger par l’expérience du Bélarus, le taux de survie parmi les patients atteints de ce type de cancer atteint presque 99 %.
  • La plupart des membres des équipes d’intervention et des habitants des zones contaminées ont reçu des doses à l’organisme entier relativement faibles, comparables aux niveaux du fond naturel de rayonnement. Aucune indication ni probabilité d’une diminution de la fertilité parmi les populations touchées, ni aucune indication d’une augmentation des malformations congénitales pouvant être attribuées à une radio-exposition n’a donc pu être établie.
  • La pauvreté, les maladies liées au « mode de vie » qui se généralisent dans l’ex-Union soviétique, et les troubles mentaux constituent, pour les populations locales, une menace beaucoup plus grave que l’exposition aux rayonnements.
  • L’évacuation de quelque 350 000 personnes hors des zones touchées et leur relogement se sont avérés être une « expérience extrêmement traumatisante ». Bien que 116 000 d’entre elles aient été évacuées de la zone la plus gravement touchée immédiatement après l’accident, les évacuations ultérieures ont joué un rôle négligeable dans la réduction des radio-expositions.
  • La persistance de mythes et d’idées fausses sur le risque d’irradiation ont provoqué chez les habitants des zones touchées un « fatalisme paralysant ».
  • Les programmes ambitieux de réhabilitation et d’avantages sociaux entrepris par l’ex-Union soviétique et poursuivis par le Bélarus, la Russie et l’Ukraine, doivent être redéfinis car, outre le fait que la situation radiologique a changé, ils sont mal ciblés et dotés de ressources insuffisantes.
  • Les éléments structurels du sarcophage construit pour recouvrir le réacteur endommagé se dégradent et risquent de s’effondrer en provoquant un rejet de poussière radioactive ;
  • Il reste encore à établir un plan global pour le stockage définitif des tonnes de déchets hautement radioactifs sur le site et aux alentours de la centrale de Tchernobyl, qui soit conforme aux normes de sûreté en vigueur.

Hormis les maladies et les décès radio-induits, le rapport déclare que l’impact de Tchernobyl sur la santé mentale est « le plus grand problème de santé publique que l’accident ait provoqué » et attribue en partie cet impact psychologique négatif à l’absence d’informations précises. Les personnes concernées ont une perception négative de leur état de santé, sont convaincues que leur espérance de vie a été abrégée, manquent d’initiative et sont dépendantes de l’assistance fournie par l’État.

« Vingt ans après l’accident de Tchernobyl, les habitants des zones touchées n’ont toujours pas les informations dont ils ont besoin pour mener une vie saine et productive qui est tout à fait possible » explique Louisa Vinton, coordonnatrice pour Tchernobyl au PNUD. « Nous conseillons aux gouvernements concernés de leur communiquer des informations précises, non seulement sur les moyens de vivre sans risque dans des régions faiblement contaminées, mais aussi sur l’adoption de modes de vie sains et la création de nouveaux moyens de subsistance ». Toutefois, comme le déclare Michael Repacholi, responsable du programme Rayonnements de l’OMS « au final, le message du Forum Tchernobyl est rassurant ».

Il explique que sur les 4 000 patients atteints d’un cancer de la thyroïde, essentiellement des enfants, tous ont guéri, à l’exception de neuf qui sont décédés. « Ceci mis à part, l’équipe d’experts internationaux n’a trouvé aucune indication d’une quelconque augmentation de l’incidence de la leucémie et du cancer chez les habitants affectés par Tchernobyl ».

Les experts internationaux ont estimé que les rayonnements pourraient provoquer à terme jusqu’à 4 000 décès chez les populations les plus exposées après l’accident de Tchernobyl, à savoir les membres des équipes d’intervention en 1986 et 1987, les personnes évacuées et les résidants de la plupart des zones contaminées. Ce nombre inclut les décès avérés consécutifs à des cancers et des leucémies radio-induits ainsi que des statistiques prévisionnelles basées sur les estimations des doses de rayonnements reçues par ces populations. Comme un quart des personnes environ mourront des suites d’un cancer spontané ne résultant pas de Tchernobyl, il sera difficile d’observer l’augmentation d’environ 3 % seulement induite par les rayonnements. Toutefois, dans les cohortes les plus exposées des membres des équipes d’intervention et des travailleurs chargés d’assurer le retour à la normale, on a déjà constaté une augmentation de certains types de cancer (la leucémie par exemple) à certaines périodes. M. Repacholi a expliqué que les prévisions reposaient sur une soixantaine d’années d’expérience scientifique des effets de telles doses.

« Les effets sanitaires de l’accident étaient potentiellement catastrophiques, mais une fois que vous les additionnez en vous basant sur des conclusions scientifiques dûment validées, en ce qui concerne le public, ils n’ont pas été aussi forts que ce que l’on pouvait craindre initialement » conclut M. Repacholi.

L’estimation relative au nombre de décès à terme qui figure dans le rapport est très inférieure aux hypothèses antérieures largement reprises par les médias, selon lesquelles les radio-expositions allaient entraîner la perte de dizaines de milliers de vies humaines. Cependant, le chiffre de 4 000 n’est pas très éloigné des estimations faites en 1986 par des scientifiques soviétiques, selon Mikhail Balonov, spécialiste des rayonnements à l’Agence internationale de l’énergie atomique, à Vienne, qui travaillait dans l’ex-Union soviétique au moment de l’accident.

En ce qui concerne les incidences sur l’environnement, les rapports des scientifiques sont également rassurants, car leurs évaluations révèlent qu’à l’exception de la zone fortement contaminée de 30 km de rayon autour du réacteur, toujours interdite d’accès, de certains lacs fermés et de forêts d’accès limité, les niveaux de rayonnements sont, pour la plupart, redevenus acceptables. « Dans la plupart des zones, les problèmes sont économiques et psychologiques, pas sanitaires ni environnementaux » déclare M. Balonov, secrétaire scientifique du Forum Tchernobyl qui participe aux initiatives visant à un retour à la normale depuis la catastrophe.

Recommendations

Le rapport recommande de concentrer les efforts d’assistance sur les zones fortement contaminées et de redéfinir les programmes gouvernementaux pour aider ceux qui sont vraiment dans le besoin. Il est suggéré de substituer aux programmes qui encouragent une « dépendance » et une mentalité de « victime » des initiatives qui ouvrent des perspectives, soutiennent le développement local et redonnent aux gens confiance en l’avenir.

Sur le plan de la santé, le rapport du Forum préconise de continuer à suivre de près les travailleurs ayant souffert d’un syndrome d’irradiation aiguë et les autres membres des équipes d’intervention fortement exposés. Il recommande aussi un contrôle ciblé des enfants traités au radio-iode pour un cancer de la thyroïde et des travailleurs ayant reçu des doses élevées pendant les opérations d’assainissement qui sont atteints de cancers non thyroïdiens. Toutefois, l’efficacité des programmes de contrôle en cours devrait être évaluée par rapport à leurs coûts, car l’incidence des cancers de la thyroïde spontanés augmente fortement à mesure que la population cible vieillit. En outre, l’établissement de registres du cancer très fiables doit bénéficier d’un appui continu des gouvernements.

En ce qui concerne l’environnement, le rapport préconise un suivi à long terme des radionucléides du césium et du strontium pour évaluer l’exposition des êtres humains et la contamination des aliments et pour analyser l’impact des mesures correctives et des mesures prises pour réduire la radioactivité. Il faut donner des informations plus complètes au public sur la présence de substances toujours radioactives dans certains produits alimentaires et sur les méthodes de préparation des aliments qui réduisent l’incorporation de radionucléides. Dans certaines régions, des restrictions à la cueillette de certains produits sauvages sont toujours nécessaires.

Toujours en ce qui concerne la protection de l’environnement, le rapport du Forum préconise de mettre en œuvre un programme de gestion intégrée des déchets provenant du sarcophage, du site de la centrale de Tchernobyl et de la zone d’exclusion pour que des mesures de gestion cohérentes puissent être appliquées et que des capacités d’accueil pour tous les types de déchets radioactifs puissent être créées. Il faut traiter les problèmes d’entreposage et de stockage définitif des déchets dans toute la zone d’exclusion de manière globale.

M. Balonov souligne que dans les zones où l’exposition des êtres humains est faible, aucune mesure corrective n’est nécessaire. « Si nous ne prévoyons pas d’incidences sur la santé et l’environnement, nous ne devrions pas gaspiller nos ressources et nos efforts sur des zones faiblement contaminées qui ne sont pas prioritaires, mais les concentrer sur les vrais problèmes » ajoute-t-il.

Notant que de larges segments de la population, particulièrement dans les zones rurales, ne disposent toujours pas d’informations précises, le rapport insiste en particulier sur la nécessité de trouver de meilleurs moyens d’informer le public et de surmonter le problème du manque de crédibilité qui a entravé les initiatives antérieures. Des informations précises sont disponibles depuis des années, mais soit elles ne sont pas parvenues aux personnes qui en ont besoin, soit les gens ne les ont pas crues et acceptées et donc n’en ont pas tenu compte.

Le rapport recommande de cibler les informations sur des publics précis, notamment les responsables locaux et le personnel de santé, de définir une stratégie plus large qui encourage des modes de vie sains et de diffuser des informations sur les moyens de réduire les expositions internes et externes aux rayonnements et de s’attaquer aux principales causes de maladie et de mortalité.

Sur le plan socio-économique, il recommande une nouvelle approche en matière de développement qui aide les personnes à « prendre en main leur vie et leur environnement pour maîtriser leur avenir ». Il affirme que les gouvernements doivent rationaliser et recentrer les programmes relatifs à Tchernobyl en définissant des indemnisations mieux ciblées, en supprimant celles inutilement accordées aux habitants des zones les moins contaminées, en améliorant les soins de santé primaires, en favorisant des techniques sûres de production alimentaire et en encourageant les investissements et le développement du secteur privé, notamment de petites et moyennes entreprises.

M. Vinton note que « le plus important est la nécessité de diffuser des informations précises sur des modes de vie sains et d’établir des règles plus élaborées pour promouvoir de petites entreprises en milieu rural. Le vrai danger, c’est la pauvreté. Nous devons prendre des mesures pour aider les gens à se prendre en charge ».

Petro Sahajdchni

 

 

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 21:10

 

 

 

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En juin dernier, j’avais proposé de mesurer « l’ampleur de la catastrophe » de BP via un site aussi original que bien informé ; j’y reviens avec le même choix de capitales.

 

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 22:35

 

 

 

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Anne Lauvergeon, sa directrice

 

« Manifestation contre un projet Areva en Inde :
les tirs de la police font un mort »

NouvelObs.com du 19 avril 2011

 

 

Six réacteurs doivent être construits sur le site de Jaïtapur, sur une zone sismique. La population est sceptique après la catastrophe nucléaire japonaise.

La police a tiré sur des opposants à un projet nucléaire du géant français Areva à Jaïtapur, dans l’ouest de l’Inde, faisant un mort, ont annoncé lundi 18 avril la police et les autorités locales.

Des centaines de manifestants s’étaient rassemblés près du site choisi pour un projet de construction de six réacteurs EPR, dans l’État du Maharashtra, dans un contexte où la crise nucléaire au Japon a ravivé les inquiétudes sur les ambitions nucléaires de l’Inde.

L’inspecteur général de la police de cet État, Gulabrao Pol, a déclaré que les policiers n’avaient eu d’autre choix que de tirer sur la foule.

« Nous avions tout fait pour contrôler la situation mais la foule composée de centaines de personnes a pris la loi et l’ordre entre ses mains », a-t-il déclaré, cité par l’agence Press Trust of India (PTI).

« Nos hommes ont lancé des grenades lacrymogènes, ont chargé (avec des bâtons) et tiré des balles en caoutchouc. Ensuite, nous n’avions d’autre option que de tirer (à balles réelles) et une personne a été tuée », a-t-il ajouté.

 

Pour reprendre le contrôle

Le ministre de l’Intérieur du Maharashtra, R. R. Patil, a déclaré devant le parlement local que cette personne avait été tuée pendant qu’environ 600 à 700 manifestants attaquaient le poste de police local.

Selon le ministre, cité par PTI, les manifestants ont mis à sac le bâtiment, blessant plusieurs personnes dans l’incident.

Alors que les manifestants mettaient le feu à des véhicules de police, la police a tiré en l’air pour disperser la foule, mais échouant à reprendre le contrôle de la situation, elle a tiré sur la foule, a expliqué le ministre.

Selon la police, plus de 20 personnes ont été arrêtées et huit policiers ont été blessés.

 

Six réacteurs doivent être construits

Areva et la société publique NPCIL (Nuclear Power Corporation of India Limited) ont signé deux accords-cadre pour la construction de deux réacteurs EPR, pendant la visite en Inde du président français Nicolas Sarkozy en décembre.

Au total, six réacteurs doivent être construits sur le site pour une production d'énergie de 9 900 mégawatts (MW).

Ce projet avait déjà provoqué des manifestations au sein de la population locale, dont de nombreux pêcheurs et paysans qui devront déménager pour laisser la place à la centrale et qui ont rejeté des offres d’indemnisation.

Ces habitants craignent de voir leur pêche contaminée et de perdre leurs terres agricoles.

L’assurance des autorités, selon lesquelles le projet devrait transformer l’économie locale et créer de nouveaux emplois, a été accueillie avec beaucoup de scepticisme parmi les habitants.

 

Situé sur une zone sismique

La crise nucléaire au Japon, provoquée par un séisme suivi d’un tsunami, a ravivé les inquiétudes sur les ambitions nucléaires de l’Inde qui cherche à se doter de 60 000 mégawatts (MW) supplémentaires d’ici vingt ans pour alimenter sa solide croissance.

La troisième puissance économique d’Asie a aujourd’hui en activité 20 réacteurs nucléaires générant 4 780 MW.

Le projet de Jaïtapur a en particulier cristalisé les craintes, car il est situé sur une zone sismique et proche du littoral.

Alors que plusieurs scientifiques avaient demandé un moratoire sur le nucléaire en Inde, le ministre de l’Environnement Jairam Ramesh a affirmé vendredi qu’il n’y aurait pas de nouvelle réflexion sur le projet de Jaïtapur, tout en admettant que de plus grandes mesures de sécurité pourraient être requises pour faire face à toute éventualité.

Dans un communiqué, Karuna Raina, responsable du nucléaire chez Greenpeace Inde, a jugé « honteuse » l’action de la police, estimant que la population locale ne faisait qu’exercer son droit à manifester.

 

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 17:50

 

 

 

Ces tableaux sont extraits d’un document intitulé “Nuclear Power in China” mis à jour le 13 avril dernier qui est disponible sur le site World Nuclear. Je tiens cette source de l’article sur Wikipédia déjà cité.

Comme on peut le voir, les chantiers sont fort nombreux, ce qui dément une propagande qui se veut rassurante – j’ai ouï-dire qu’elle avait annoncé un gel des opérations en cours sans trouver la moindre trace d’un communiqué allant dans ce sens.

 

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Nuclear_Power_in_China2.jpgNuclear_Power_in_China3.jpgNuclear_Power_in_China4.jpg

 

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 12:44

 

 

 

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« La Chine construit des centrales nucléaires
en zone sismique »

Par Jordan Pouille
La Vie
du 25 mars 2011

 

(…) Inquiets des éventuelles retombées de particules en provenance du Japon, les Chinois ignorent que leur pays compte mettre en service 40 nouveaux réacteurs nucléaires, ces cinq prochaines années, conformément au dernier plan quinquennal du gouvernement, qui fait du nucléaire une priorité dans la poursuite de son développement. Aujourd’hui, 75 % de l’électricité chinoise provient encore du charbon.

Mercredi 16 mars, le premier ministre, Wen Jiabao, a toutefois annoncé le gel de 26 chantiers dans l’attente de nouvelles inspections. « Mais celui de la centrale Areva de Taishan, déjà bien avancé, n’est pas concerné par cette décision », a déclaré, à La Vie, Antoine Zhang, le vice-président d’Areva Chine. L’empire du Milieu dispose actuellement de 13 centrales nucléaires en activité. La plupart sont construites le long des côtes, dont certaines soumises à des risques sismiques ; c’est le cas de celle de Taishan, actuellement en construction, où nous sommes allés à la rencontre de la population locale, déplacée…

 

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« Réacteurs contre pêcheurs : les déplacés de la centrale »

Par Jordan Pouille
La vie
du 24 mars 2011

 

Le français Areva construit sa 11e centrale à Taishan. Avec des conséquences humaines et écologiques désastreuses, et dans une zone sismique ! Un reportage exclusif.

(…) Achetée 8 milliards d’euros par la Chine à Areva, fin 2007, la centrale de Taishan constitue « le plus important contrat commercial signé dans le nucléaire civil ». EDF est même associée à la Chine pour exploiter la future centrale.

(…) Jiang Hai Sheng, professeur de biologie à l’université de Canton, se rendait deux semaines par mois sur Dajin, pour y étudier sa formidable biodiversité. Avec ses étudiants, il surveillait une quinzaine de dauphins blancs ou hoi tuen (cochons de mer). En 2007, Jiang Hai Sheng a demandé au gouvernement de transformer Dajin en sanctuaire pour cette espèce menacée. Il a essuyé un refus catégorique et l’accès à l’île lui est désormais interdit. À cause des travaux en cours, l’eau est devenue trouble et les dauphins ont disparu. Jiang Hai Sheng, lui, est contraint au silence. « Vous ne savez pas ce qui peut m’arriver si je parle », grogne-t-il au téléphone.

Seule fait foi l’étude d’impact environnemental d’Areva, que nous nous sommes procurée. Elle multiplie les euphémismes et emploie le conditionnel : « Les travaux touchant la mer pourraient affecter la réserve protégée de dauphins blancs, et des mesures de réduction sont en cours d’étude. » Ou encore : « Les effluents radioactifs n’auraient pas d’impact remarquable sur les organismes de l’océan dans la mer environnante. » Mais Taishan est-il à l’abri d’une catastrophe comme celle en cours à Fukushima, au Japon ? Le 7 juillet dernier, un séisme de magnitude 3,1 a fait légèrement trembler Taishan. Avant, le 3 décembre 1997, un séisme atteignait une magnitude de 4,3 au même endroit, contre une magnitude de 4, le 4 juillet 1970. Plus grave, le 25 juillet 1969, un séisme de magnitude 6,4 s’est produit 110 km plus loin, tuant 3 000 personnes. L’épicentre était à Yangjiang, où l’on achève là aussi la construction d’une centrale nucléaire : un modèle chinois – le CPR 1 000 – inspiré des centrales françaises de la fin des années 1970…

 

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Interrogé sur les risques sismiques à Taishan, Antoine Zhang, le vice-président d’Areva Chine, a finalement répondu au bout de quelques jours : « Pour l’instant, nous ne pouvons vous donner que la réponse suivante : la Chine est un pays expérimenté dans la construction et l’opération de centrales nucléaires. L’EPR a été développé pour respecter toutes les obligations réglementaires antisismiques. » Fait plutôt troublant : le site internet chinois d’Areva reste muet sur les événements de Fukushima et le dernier rapport sur l’état d’avancement du chantier des deux réacteurs EPR de Taishan n’est plus en ligne.

(…) À l’entrée du chantier, les tonnes d’immondices s’accumulent jusqu’à une rivière, où s’abreuvent les vaches des paysans, démentant là encore les promesses d’Areva : « Les déchets solides et les eaux usées seront collectés par l’agence locale. Ils n’auront pas d’effet néfaste sur l’environnement. »

 

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Un autre article de Jordan Pouille, sur Ai Weiwei cette fois, figure ici.

 

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