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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 15:01

 

 

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La photo a été prise en Suisse, à Genève (je vais y revenir très bientôt).

 

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 05:24

 

 

prospectus-mattick-le-jour-de-l-addition.jpg

 

Livre publié en 2009.

 

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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 02:05

 

 

La lecture de Libération et Le Monde du 20 septembre 2010 offre un bel éventail de la guerre sociale qui, sans qu’aucun média n’en révèle l’ampleur véritable (faut pas rêver !), nous agresse quotidiennement et sape le moral du plus grand nombre. Les coups portés, vous le noterez également, viennent tous du même camp.

Un tour d’horizon instructif et malheureusement banal ces temps-ci.

 

Plan_de_Paris_BNF-3.png

 

L’impossible logement

 

Celles et ceux qui vivent dans les grandes villes, et en particulier en région parisienne, connaissent les énormes et proprement délirantes difficultés que l’on rencontre dans la recherche d’un logement de petite surface (studette, studio), le parcours du combattant que l’on traverse. Tout le monde ? Non, un mec l’ignore absolument : le secrétaire d’État au logement lui-même !!!
C’est à lire ici.

J’ajoute que dans toute l’histoire de la capitale, ce doit être la première fois que les petits employés qui y travaillent ne peuvent plus s’y loger. Historiens, le cas échéant, corrigez-moi !

Au fait, je cherche toujours un logement d’une surface de 15 à 30 m2 dans Paris intra-muros. Si vous avez des plans, je suis preneur, même pour une courte période. J’accepte aussi la colocation, c’est dire.

 

 

Fiscalité des jeunes mariés et des jeunes pacsés

 

Je n’ai pas les chiffres en tête (analyse entendue ce soir sur Radio-Phrance), mais ce sont bien évidemment les plus petits salaires qui vont le plus souffrir de cette décision, si elle venait à être adoptée.
C’est à lire ici.

 

 

Les banques à l’amende

 

On ne va pas faire mine de découvrir que les banques sont tenus par des voleurs, ce serait insulter votre sens aigu de la radicalité et de l’observation sociale. En revanche, comme me le disait l’ami Civo, on peut légitimement s’interroger sur l’absence de solution de remboursement ; Le Monde ne semble pas s’en soucier. Civo, qui a le sens de la formule, citait l’exemple de l’amende infligée aux trois opérateurs mobiles français pour entente : « impossible de savoir où est passé le pognon. »
C’est à lire ici.

J’ajoute qu’une enquête est en cours relativement aux cartes bancaires.

 

 

La solution EdF

 

Dans la série des mesures iniques et profondément anti-égalitaires, cette petite perle.

C’est à lire ici.

 

 

Last but not least

 

Mais le plus triste vient évidemment de ce milliard de victimes de la faim.
C’est à lire ici.

Je rappelle ce que disait Jean Ziegler, avec la détermination qui le caractérise, de la faim dans le monde :

« Étant donné l’état actuel de l’agriculture dans le monde,
on sait qu’elle pourrait
nourrir 12 milliards d’individus sans difficulté.
Pour le dire autrement :
tout enfant qui meurt actuellement de faim
est, en réalité, assassiné. »

Jean Ziegler, extrait du film We Feed The World.

 

Jean Ziegler apparaît ici et .

Enfin, je termine avec cette petite réflexion du professeur Pierre Rosanvallon, extraite d’un entretien à Mediapart (du 17 septembre 2010) : « L’indignation est majoritaire dans le pays mais l’indignation ne fait pas une politique. »

Le plan de Paris vient de Wikimedia Commons.

 

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 01:47

 

 

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Parmi les illustrations de l’article sur le couple Pinçon sur Mediapart figure une image très présente lors de la manifestation sur les retraites du 7 septembre dernier que je reprends ci-dessus (je ne l’ai d’ailleurs pas récupérée sur leur page, mais ici).  

J’ajoute une photo, que j’aime beaucoup, de mon ami Jacques et moi prise, non à cette date (parce qu’en septembre, nous portions tous les deux un tee-shirt d’enfer tiré de l’affiche d’un film de Koji Wakamatsu à la gloire du Front de libération de la Palestine !), mais à celle organisée le 24 juin 2010, toujours sur la question des retraites.

 

Jacques-et-moi.JPG

 

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 23:30

 

 

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Le couple à Chantilly, en juillet 2010 (© JL). Source : Mediapart.

 

Comme l’indique Jade Lindgaard dans Mediapart, le titre de Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, Le Président des riches, évoqué ici, est disponible en ligne sur le site de l’éditeur Zones,  ; ce détail m’avait échappé. Éprouvant les plus grandes difficultés à prendre des notes manuscrites en marge du texte lorsqu’il défile sur mon écran d’ordinateur, je vais privilégier la version papier.

Pendant que j’y suis, permettez-moi de vous suggérer un documentaire consacré à ce couple qui est visible sur YouTube ; il est intéressant parce qu’il joue sur plusieurs niveaux. Le réalisateur les suit tout au long du travail sur Les Ghettos du Gotha (livre qui donne son titre au film), depuis les rencontres avec les protagonistes de cette enquête jusqu’à une séance de dédicace à la fête de L’Humanité. C’est donc un film qui traite de la grande bourgeoisie et l’aristocratie française (on y entend des perles qui ne s’inventent pas), c’est aussi un témoignage sur le quotidien de deux sociologues, sur leur travail en cours et les réflexions qu’il inspire ; on a le sentiment d’une mise en abyme. Seul Pierre Carles avait tenté de saisir quelque chose de cette activité dans son portrait de Bourdieu que je recommande. Il le montrait moins au « travail » que dans sa fonction de professeur au Collège de France et d’intellectuel engagé, jonglant avec un agenda des plus complexes.

 

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 04:09

 

 

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À l’occasion de la parution en librairie le 9 septembre de Le Président des riches, Enquête sur l’oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy, de Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, chez l’éditeur Zones, je reprends le début des bonnes feuilles que publie Eco89, section du site Rue89.

 

« Les impostures du bouclier fiscal
au crible des Pinçon-Charlot »

Par Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, sociologues
Eco89 du 4 septembre 2010

 

Dès l’été 2007, la loi dite improprement « sur le travail, l’emploi et le pouvoir d’achat » (Tepa) favorise les favorisés. D’abord par la fourniture d’un attirail défensif : il s’agit de protéger les patrimoines les plus importants, harcelés par les voltigeurs du ministère des Finances.

Nicolas Sarkozy a dû regretter de ne pas être l’inventeur du « bouclier fiscal ». Devenu président de la République, il n’a pas su attendre plus de deux mois : urgence des urgences, il fallait en baisser de 60 % à 50 % le plafond.

La guerre des classes se manifeste dans la symbolique d’un vocabulaire martial. Les riches sont présentés comme agressés et mis dans l’impérieuse nécessité de se défendre. Aussi leur fournit-on un bouclier pour se protéger, mais de quoi ? De la rapacité d’un peuple avide ? D’un État d’autant plus insatiable qu’il dépense sans compter ?

 

« Est-il possible de demander à un contribuable de donner à l’État plus de la moitié de ses revenus ? Travailler deux jours et en donner un à l’État, pensez-vous que cela n’est pas assez ? », demande avec une fausse naïveté le président de la République selon lequel personne ne doit payer plus de 50 % de ses revenus en impôts.

Trois remarques sont susceptibles de contredire le bon sens présidentiel, dont l’évidence n’a d’égale que la mauvaise foi :

    • Les revenus considérés ne sont que partiellement des revenus du travail. Pour l’essentiel, il s’agit des dividendes, plus-values et autres revenus du capital, qu’il soit mobilier (portefeuilles d’actions, parts de fonds communs de placement…) ou immobilier (terres et immeubles…). Il s’agit donc du produit du travail des autres.

    • Ce n’est pas la totalité des revenus qui est mise à l’abri derrière le bouclier fiscal. Les revenus menacés par l’impôt sont ceux qui n’ont pu être escamotés par le passage dans les niches fiscales ou par leur placement au soleil des paradis pour millionnaires.

Les vives protestations de contribuables que l’on pourrait croire étranglés par des fonctionnaires avides et implacables ne prennent pas en compte tout ce qui a déjà échappé aux rapaces. En recourant aux facilités des 486 niches fiscales où il fait bon mettre son blé au sec, le contribuable aura pu rogner la masse visible de sa fortune et de ses revenus.

La grande richesse est un immense iceberg. Plus on en voit, plus il y en a de dissimulé aux regards importuns. Car, à côté des niches où va se lover l’argent, abris connus et un rien bonasses, il est d’autres havres dont certains ont des allures de repaires de pirates en des îles lointaines.

Ces paradis fiscaux échappent à toute investigation. Dans ces niches et ces paradis, l'argent est comme le Saint-Esprit : invisible mais présent. Le fisc, qui aurait plutôt à voir avec le diable, y est interdit de séjour. Les grosses fortunes peuvent ainsi se présenter avec une taille de guêpe devant l’avide percepteur. Le seuil du bouclier en est d’autant plus vite atteint.

Le taux réel d’imposition n’est pas de 60 % ou 50 %. Les revenus réels étant beaucoup plus élevés que ceux déclarés au fisc, le niveau d’imposition n’est que de 40 %, 30 %, 20 %, voire moindre, ou même nul.

    • Impôts, taxes et contributions sociales entrent dans le calcul du bouclier. Celui-ci montre une fâcheuse tendance à prendre en compte tout ce qui passe par l’administration des impôts. Le calcul du bouclier fiscal à 60 % comprenait l’impôt sur le revenu des personnes physiques, l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), la taxe foncière et la taxe d’habitation.

Nicolas Sarkozy fait non seulement passer le seuil du bouclier de 60 % à 50 % à compter du 1er janvier 2008, mais, cerise sur le gâteau, il ajoute, au total des retenues à prendre en compte, la contribution sociale généralisée (CSG) et la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) qui sont des cotisations sociales et non des impôts.

Autrement dit, les 48 % de ménages non imposables sur le revenu se voient prélever à la source, sur leur fiche de salaire, ces deux contributions sociales qui, pour les revenus élevés, contribuent à l’activation du bouclier fiscal.

 

La suite de cet extrait où l’on évoque l’affaire Woerth et Bettencourt est à lire ici.

 

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 18:42

 

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FT2.jpgflora-tristan.jpg

 

Flora Tristan, Le Tour de France, Journal, 1843-1844, État actuel de la classe ouvrière sous l’aspect moral, intellectuel et matériel, Paris, Maspéro, coll. « FM/La découverte », 1980, 2 vol., 240 p. chacun, 11 x 18.

 

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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 16:09

 

 

 Pour Tristane

 

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Il y a des auteurs qui vous poursuivent toute une vie durant, Fernand Braudel est incontestablement de ceux-là. Parmi ses écrits, j’éprouve un attachement particulier pour un livre d’une taille modeste (à l’inverse de sa production, généralement massive), La Dynamique du capitalisme, qui reprend une série de conférences tenues en 1976 à l’Université John Hopkins aux États-Unis ; il s’agissait de présenter les grandes lignes des trois volumes de sa monumentale Civilisation matérielle, économie et capitalisme, ensemble que je me réserve pour des jours meilleurs, comme on dit. Ce qui impressionne, c’est qu’en seulement 120 pages, on puisse livrer les contours d’un phénomène aussi complexe que celui du capitalisme. J’aime plus encore le fait que Braudel juge le capitalisme et le condamne sans ambiguïté.

 

« J’ai choisi, pour ma part, les équilibres et les déséquilibres profonds du long terme. Ce qui me paraît primordial dans l’économie pré-industrielle, en effet, c’est la coexistence de rigidités, inerties et pesanteurs d’une économie encore élémentaire avec les mouvements limités et minoritaires, mais vifs, mais puissants, d’une croissance moderne. D’un côté des paysans dans leurs villages qui vivent de façon presque autonome, quasi en autarcie ; de l’autre, une économie de marché et un capitalisme en expansion, qui font tache d’huile, fabriquent peu à peu, préfigurent déjà le monde même où nous vivons. »

 

Fernand Braudel, La Dynamique du capitalisme, Paris, Flammarion, coll. « Champs-Flammarion », 1988, 126 p. (Première édition : Paris, Arthaud, 1985.)

 

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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 22:55

 

 

Pour Dominique Fury

 

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Tiqqun, Organe conscient du Parti Imaginaire n° 1, 1999, Paris, s.é., 20,5 x 30, 164 p.

 

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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 16:57

 

 

Ceux qui fréquentent Facebook apprécieront.

 

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La suite est à lire ici.

 

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